VINCI Concessions a lancé les cinq piliers de la culture sécurité, véritable vade-mecum de la sécurité. Ils portent notamment sur : les exigences du Groupe et leur appropriation ; la formation, l’implication et l’évaluation des managers ; l’analyse en profondeur des risques et des accidents, leur partage et leur communication, ainsi que la diffusion, dans chaque pays, de la culture sécurité en associant les collaborateurs, leurs représentants et les entreprises extérieures. Chaque entreprise du pôle doit s’assurer du respect de ce cadre et mettre en place un plan d’action qui lui est propre. Les sous-traitants, intervenant pendant les phases de construction comme d’exploitation, sont intégrés au système de management de la santé-sécurité.
De même, convaincu que la santé et la sécurité passent par les actions quotidiennes de chacun et par la construction de communautés de travail adaptées à ces enjeux, VINCI Energies a défini six piliers qui sont développés notamment lors de sa Semaine de la sécurité. Ces piliers constituent les axes d’un travail commun et fédérateur pour faire progresser la culture de chaque entreprise : leadership exemplaire, transparence, partage des enseignements, engagement, perception du risque, compréhension des procédures. VINCI Energies intègre aussi dans sa démarche les facteurs organisationnels et humains, qui influencent ces six piliers. L’intégration de la sécurité dans la culture managériale de VINCI Energies se traduit en particulier par le pouvoir donné à l’encadrement de mettre en œuvre des initiatives locales en matière de prévention.
Chez VINCI Construction, la culture sécurité repose sur trois piliers : transparence, exemplarité et dialogue. Intégré dans le corpus de règles, d’indicateurs et d’outils communs à l’ensemble des business units du pôle (« The Way We Work »), le domaine santé-sécurité englobe dix règles pour assurer l’application de cette culture de sécurité. L’une d’elles décrit notamment l’approche méthodologique structurante visant à maîtriser les risques à toutes les étapes clés d’un projet, qui démarre dès la phase de conception de l’ouvrage pour intégrer en amont les contraintes de sécurité dans les procédures d’exécution. Pendant les travaux, à la prise de poste, chaque chef d’équipe organise une réunion pre-start avec les compagnons pour s’assurer de la bonne compréhension des opérations à réaliser et des mesures de prévention à appliquer. Le référentiel incite également chacun à s’arrêter en cas d’incompréhension ou de changement susceptible de constituer une situation jugée dangereuse, afin d’en alerter sa hiérarchie. Dans la plupart des entités, des règles d’or à respecter par l’ensemble du personnel et des référentiels métiers ont été établis pour prévenir les risques majeurs. Une démarche d’analyse approfondie des causes racines est systématiquement demandée suite à tous les accidents graves et presque-accidents à haut potentiel de risque. Enfin, point d’orgue de la culture sécurité de VINCI Construction, chaque année, les Safety Day(s) permettent aux plus de 119 000 collaborateurs de partager leurs expériences et de travailler sur un thème de progrès de la politique santé-sécurité.
Face au constat d’une recrudescence des heurts de véhicules en intervention, VINCI Autoroutes a renforcé son plan d’action pour prévenir la survenue de ces accidents. D’abord avec la refonte des processus de formation des agents d’intervention ; ensuite, par l’évolution des procédures d’intervention en lien avec les services de l’État et par le déploiement de solutions technologiques telles que des dispositifs vidéo ou des systèmes de prévention des collisions reposant sur l’intelligence artificielle ; enfin, avec des actions de communication fortes pour sensibiliser le grand public (expositions itinérantes, clips de sensibilisation).
Enfin, le principe des stop cards est généralisé dans toutes les activités des branches énergie et construction. Toute personne a la possibilité de stopper un processus si elle perçoit un risque possible dans son exécution ou, plus simplement, au constat d’une absence de réflexion avant un passage à l’action. Cobra IS applique ce principe non pas comme une possibilité, mais comme un devoir d’intervention de chacun.
Favoriser le dialogue avec les collaborateurs et leurs représentants
Dans le prolongement de la déclaration commune du Groupe, les politiques de prévention des pôles et divisions réaffirment l’importance de la participation des collaborateurs et de leurs représentants pour bâtir une culture de la sécurité. La consultation et la communication sont déterminantes pour permettre l’appropriation et l’adhésion à tous les niveaux. Les pôles et divisions présentent régulièrement les actions en cours et leur bilan auprès de leurs instances représentatives respectives. Ce dialogue social se concrétise également par la négociation et la conclusion d’accords spécifiques avec les partenaires sociaux.
En 2023, 12 accords en matière de santé-sécurité ou de prévention ont été signés au sein des entreprises du Groupe. De même, en France, à la suite des recommandations du comité de groupe, les entreprises de VINCI sont encouragées à mettre en place une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) dès lors qu’elles comptent plus de 50 salariés, bien en dessous du seuil d’obligation légale. Par ailleurs, en France, il est recommandé aux entreprises, quelle que soit leur taille, de tenir une réunion régulière du comité social et économique (CSE) tous les mois, et de vérifier à chaque réunion les progrès de l’organisation à travers le suivi des indicateurs. De même, hors de France, certaines divisions ou entreprises ont mis en place des comités santé-sécurité associant des représentants des travailleurs, y compris lorsque la loi ne le prévoit pas. Au plus près du terrain, ces comités sont appelés à contribuer à la réflexion sur les axes de progrès et à suivre et évaluer les mesures en place sur les sites et les besoins d’ajustement, en vue de renforcer la prévention sur les sites et chantiers.
1 863 comités santé-sécurité et conditions de travail au sein du Groupe en 2023
Par ailleurs, afin de renforcer l’implication des représentants du personnel et leur permettre d’exercer efficacement leurs missions en matière de santé-sécurité et de conditions de travail, des formations spécifiques sont mises en place dans différentes entités du Groupe. Ces formations peuvent se dérouler en mobilisant le réseau interne des responsables santé-sécurité, ou via les syndicats ou des organismes tels que l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) en France.
Au niveau du Groupe, la santé et la sécurité sont des sujets majeurs et incontournables du dialogue entretenu tant avec le comité de groupe qu’avec le comité d’entreprise européen. Dans le cadre de son dialogue continu avec l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), VINCI avait rejoint sa campagne en faveur de la reconnaissance de la santé et de la sécurité au travail comme un droit fondamental par l’Organisation internationale du travail (OIT) en signant la déclaration « pour des lieux de travail sûrs et sains ».