Passages à faune et sections clôturées sur les réseaux des sociétés de VINCI Autoroutes
| 2023 | 2022 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Passages petite et grande faune (en nombre) | Passages petite et grande faune (en nombre) 20231 118 |
Passages petite et grande faune (en nombre) 20221 102 |
Passages petite et grande faune (en nombre) 2021966 |
| Sections clôturées (en km) | Sections clôturées (en km) 20238 949 |
Sections clôturées (en km) 20228 949 |
Sections clôturées (en km) 20218 922 |
VINCI Autoroutes développe, avec l’aide du bureau d’études I Care Consult, un suivi de l’empreinte biodiversité permettant d’évaluer l’impact de la présence de l’infrastructure existante, de son utilisation, de son exploitation, de sa maintenance et de son développement. Ce suivi tient compte également de l’ensemble des services associés tels que la distribution et la restauration sur les aires de services. Les premiers résultats mettent en évidence le fait que la fragmentation des milieux par l’infrastructure, les impacts directs du trafic autoroutier (bruit, contribution au changement climatique et pollution) et le modèle agroalimentaire des aires exercent un impact de niveau équivalent sur la biodiversité. Ce calcul permet de donner du sens aux plans d’action et de proportionner les efforts aux différents impacts identifiés. Il permet également, dans une vision stratégique, de s’assurer que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour réduire les impacts sur la biodiversité et mettre en œuvre des solutions de renaturation.
En complément des actions relatives à la transparence écologique, les gestionnaires d’infrastructures œuvrent pour réduire l’impact de leurs exploitations sur les milieux naturels. Les exploitants ont modifié, ces dernières années, les modalités de gestion de leur foncier afin de favoriser la biodiversité. VINCI Autoroutes s’est fixé comme objectifs, pour 2030, que 100 % du linéaire bénéficie d’une gestion extensive et que 200 projets de renaturation soient menés (500 ha d’ici 2030), dans le cadre d’un partenariat avec l’Office national des forêts (ONF), dans les emprises du domaine autoroutier concédé. Lors du renouvellement contractuel des aires de services, VINCI Autoroutes utilise la méthodologie Biodi(V)strict® pour évaluer si le projet du candidat vient améliorer, maintenir ou dégrader les espaces naturels du site. Développé par VINCI et AgroParisTech et opéré par Urbalia, Biodi(V)strict® est le premier outil prédictif permettant de connaître le potentiel biodiversité de projets urbains de construction. Il évalue les services rendus par la nature (rétention naturelle des eaux, îlots de fraîcheur par exemple) et renseigne les projets d’urbanisme sur la préservation de la biodiversité. Il est imposé aux candidats l’amélioration ou la non-dégradation d’au moins trois fonctionnalités écologiques sur les cinq étudiées. Par ailleurs, pour lutter contre la déforestation, la Fondation VINCI Autoroutes a commencé une opération « Stop mégot » à l’été 2023. Des équipiers se sont engagés pour cette cause en arpentant les aires à la rencontre des usagers, dans le but d’informer et de sensibiliser.
73 % de réduction de la consommation de produits phytosanitaires entre 2018 et 2023 dans les activités de concession
L’objectif « zéro produit phytosanitaire » est partagé par les entités de VINCI (hors mesures contractuelles ou réglementaires). Au sein de VINCI Autoroutes, la consommation a baissé de plus de 99 % depuis 2008, et celle-ci est réservée aux zones les moins accessibles ou pour traiter certaines espèces végétales invasives. En 2023, 49 aéroports sur les 54 inclus dans le périmètre consolidé de VINCI Airports ont déjà atteint l’objectif « zéro produit phytosanitaire », soit huit de plus qu’en 2022. Au total, une réduction des consommations en litres de produits phytosanitaires d’un peu plus de 73 % a été observée entre 2018 et 2023 pour l’ensemble des activités de concession.
Préservation de la biodiversité dans les carrières
La division Route France de VINCI Construction prévoit que 100 % de ses sites de carrières devront avoir mis en place des actions volontaires en faveur de la protection de la biodiversité ou de l’eau à l’horizon 2030. La mise en œuvre de mesures avancées en matière de préservation de la biodiversité est très fortement établie au sein des sites de carrières. Tenue réglementairement de remettre les sites en état après l’ex-ploitation, la profession a acquis de réelles compétences écologiques, notamment sur les dynamiques de milieux. Des actions volontaires ont commencé à être mises en œuvre au cours de l’exploitation afin de permettre une cohabitation réussie des espèces et des activités de carrières. Ainsi, les exploitants, en partenariat avec des associations locales de protection de la nature, peuvent établir des zones où les interventions sont proscrites pendant les périodes de nidification, ou aménager l’espace pour empêcher la faune de se déplacer dans les zones d’activité (clôtures, etc.). Des mesures de gestion écologique des espaces prairiaux, visant à éviter de faucher ou à mettre en place de l’écopâturage, permettent de limiter l’incidence de la fauche sur les espèces. Certains sites ont mis en œuvre des actions de génie écologique pour recréer des mares ou des pierriers, qui sont des habitats très favorables à la faune. Enfin, il est important de noter que ces initiatives sont mises en place à long terme sur la durée de l’exploitation de ces sites, ce qui permet un suivi des actions et de leur efficacité, souvent mené volontairement avec des associations de protection de la nature.
Le partenariat avec l’unité Patrimoine naturel (voir paragraphe 3.1.5 : Dialogue avec les parties prenantes, page 232) s’illustre par l’élaboration d’une méthodologie d’analyse des zonages naturels et l’étude des enjeux faune-flore de chaque site. Cette démarche volontaire consiste à cartographier les sites de carrières de VINCI Construction en fonction de leur contexte environnemental et des espèces qu’ils accueillent, et à déterminer les mesures nécessaires pour préserver et favoriser l’accueil de nouvelles espèces faunistiques et floristiques. Reposant sur le calcul d’un indicateur de qualité écologique (IQE) conçu par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), cette méthode a été testée sur une trentaine de carrières depuis le début du partenariat (sur 160 sites en France). En complément, un travail de centralisation et d’analyse des données faune et flore existantes de VINCI Construction est venu enrichir les bases de données nationales.
Indicateurs biodiversité propres aux carrières de VINCI Construction
| 2023 | 2022 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Carrières ayant créé une CLCS (*) | Carrières ayant créé une CLCS (*) 202333 % |
Carrières ayant créé une CLCS (*) 202255 % |
Carrières ayant créé une CLCS (*) 202145 % |
| Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux | Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux 202320 % |
Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux 202220 % |
Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux 202119 % |
| Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**) | Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**)202320 045 |
Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**)202217 701 |
Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**)202117 083 |
(*) Commission locale de concertation et de suivi.
(**) Inventaire national du patrimoine naturel.