DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2023

Informations générales et éléments financiers

Qualité de l’eau

Sur les sites (autoroutes, aéroports, carrières, etc.), des bassins d’assainissement peuvent être mis en place afin de permettre la décantation des matières en suspension des eaux de ruissellement et d’exhaure, mais aussi pour contenir d’éventuelles pollutions accidentelles. Sur les autoroutes de VINCI en France, 100 % des tas de sel sont couverts et 90 % du linéaire en service est équipé de systèmes de protection naturelle ou d’ouvrages adaptés à la vulnérabilité afin d’éviter les pollutions accidentelles dans les milieux naturels alentour. Des séparateurs à hydrocarbures sont installés dans tous les aéroports gérés par VINCI Airports (24 supplémentaires ont été mis en place dans l’aéroport de Belgrade (Serbie) en 2023, et 8 piézomètres ont été installés en complément dans les zones à risques de pollution aux hydrocarbures pour s’assurer de l’efficacité des séparateurs et suivre la qualité de l’eau).

Sur les chantiers, et en fonction du contexte, différents dispositifs peuvent être déployés (aires étanches lors des ravitaillements des engins, kit antipollution dans les engins, tapis antipollution, bassins d’assainissement provisoires, etc.). Les grands chantiers de terrassement appliquent de nouvelles techniques pour limiter le départ de matière en suspension dans le milieu naturel. Ainsi, sur le projet Coastal Gas Link de VINCI Construction et en lien avec les exigences du ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, des zones tampons le long des cours d’eau sensibles ont été créées, et les eaux chargées en sédiments ont été captées et traitées. Plus de 700 collaborateurs sont dédiés à la surveillance des conditions et de la mise en œuvre des mesures de contrôle de l’érosion et des sédiments (ESC) requises dans le cadre du projet.

Qualité de l’air

Pour les sociétés de construction, cet enjeu revêt plusieurs aspects et nécessite différentes mesures appropriées.

Pour limiter les émissions de poussières sur les chantiers de terrassement ou les exploitations de carrières, des arrosages des zones de roulement sont effectués dès que cela est nécessaire. En complément, lors des opérations de traitement des sols en phase de terrassement, les opérateurs s’assurent au préalable que les conditions météorologiques sont favorables. En fonction des contextes, des mesures de poussières via des systèmes spécifiques (plaquettes, etc.) peuvent être mises en place. Pour les chantiers urbains, des bâches entourent parfois la zone d’émission afin d’éviter l’envol de poussières. Par ailleurs, le suivi via des outils connectés de la consommation des engins de chantier permet de limiter leurs émissions polluantes (voir paragraphe 3.2.1 : Réduction des émissions du périmètre direct (scopes 1 et 2), page 233).

Dans le bâtiment, VINCI Construction continue d’enrichir la démarche QAI Ready, un plan de gestion du niveau de la qualité de l’air intérieur pour tout bâti, à chaque phase du projet. Cette démarche permet de contrôler les impacts durant l’acte de construire et propose une approche globale en phase travaux pour sensibiliser aux bonnes pratiques, instrumenter le chantier, contrôler les systèmes et les matériaux, et effectuer le suivi de la qualité de l’air afin d’anticiper les exigences des clients.

Dans les activités de concessions aéroportuaires ou autoroutières, la majorité des émissions atmosphériques provient de l’utilisation de moteurs thermiques par les clients (avions, véhicules automobiles, camions, etc.). Les entités concernées déploient plusieurs mesures de réduction de ces émissions (voir paragraphe 3.2.1.2 : Suivi de la performance, page 235). VINCI Airports réalise des mesures de la qualité de l’air sur les aéroports Londres Gatwick, Nantes Atlantique, Lyon-Saint Exupéry, de Lisbonne, de Porto et de Funchal.

Nuisances sonores et vibrations

Les activités du Groupe peuvent être responsables de nuisances sonores et de vibrations principalement liées au trafic des infrastructures exploitées, aux travaux exécutés par les entités ainsi qu’aux exploitations de carrières. Afin de limiter le plus possible les nuisances sonores, des études de bruit sont réalisées dès la phase de conception des projets (chantiers urbains, circulation sur les autoroutes, etc.) où des solutions techniques peuvent être proposées pour les phases de construction ou d’exploitation (adaptation d’un tracé autoroutier, aménagement de merlons, etc.).

Pour les activités de construction, différentes actions sont diligentées par les entités, afin de limiter le bruit des chantiers. Des mesures destinées à établir les incidences en matière de vibrations et de bruit des installations de VINCI Construction (sites fixes et chantiers) sont menées de manière régulière et contrôlée. Ainsi, les sites installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et les chantiers majeurs mesurent leurs niveaux sonores et les communiquent à leurs parties prenantes. Des chantiers 100 % électriques peuvent également être mis en œuvre, comme les chantiers de travaux publics de VINCI Construction à Chevilly-Larue et à Blagnac.

Pour les activités de concession, les autoroutes en exploitation font l’objet de suivis réguliers de leurs empreintes sonores visant à identifier et à résorber les « points noirs bruit ». Les logements, ainsi que les autres bâtiments éligibles, sont traités par des protections individuelles au moyen de l’isolation des façades ou bénéficient de protections à la source grâce à l’installation d’écrans acoustiques et de merlons végétalisés. Dans le cadre de l’aménagement à 2 x 3 voies de l’autoroute A10 entre Veigné et Sainte-Maure-de-Touraine (Indre-et-Loire), VINCI Autoroutes a mis en place de nouveaux enrobés sur les 24 km du chantier. Dotés de propriétés phoniques, ils permettent de réduire le bruit de roulement. Ils font partie des trois mesures acoustiques avec 3 595 m d’écrans et des isolations de façades déployées pour préserver le cadre de vie des riverains. De son côté, VINCI Airports s’efforce de réduire le plus possible les nuisances sonores pour les riverains sur l’ensemble des aéroports en exploitation. Cela passe, par exemple, par un système de monitoring en continu du bruit (Londres Gatwick, Nantes Atlantique, Lyon-Saint Exupéry, Lisbonne, Porto, Belgrade) et de suivi des trajectoires, dont les résultats sont disponibles en ligne, par l’insonorisation de logements de riverains, ou par la réalisation d’études et de plans d’action de réduction du bruit. Un système de modulation de la redevance d’atterrissage en fonction du volume sonore de l’avion a été mis en place dans les aéroports d’ANA (Portugal).

Pollution lumineuse

L’apport de lumière requis pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité de certaines activités du Groupe peut être source de pollution lumineuse. Dans le but de limiter celle-ci, des écrans opaques peuvent être installés le long des autoroutes, et des réseaux d’éclairage adaptés mis en place (faisceaux orientés uniquement vers les zones nécessitant d’être éclairées pour la sécurité des usagers et des collaborateurs) sur les chantiers ou les concessions exploitées lorsque le contexte le permet.