DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2023

Informations générales et éléments financiers

3.1.1.3 Le pilotage de la performance
  • Périmètre et couverture du reporting environnemental 

Pour piloter la performance environnementale de VINCI, le reporting environnemental utilise un logiciel commun au reporting financier et au reporting social, et s’inspire des standards de la Global Reporting Initiative (GRI) appliqués aux activités de VINCI (voir le tableau de correspondance, pages 409-410), ainsi que des recommandations de la TaskForce on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) (voir le tableau de correspondance, page 411) et du Sustainability Accounting Standards Board (SASB) (voir le tableau de correspondance, page 412). En 2023, les premières recommandations de la TaskForce on Nature-Related Financial Disclosures (TNFD) ont aussi été considérées (voir le tableau de correspondance, page 411). Couvrant la quasi-totalité des sociétés du Groupe, il comprend une soixantaine d’indicateurs quantitatifs portant sur les aspects environnementaux majeurs pour VINCI : les émissions de gaz à effet de serre, la consommation des ressources (matières, énergies, eau…), l’économie circulaire, la certification environnementale et les incidents environnementaux. Il est établi à partir des guides méthodologiques actualisés et des procédures accessibles sur l’intranet du Groupe. En complément de ce reporting réalisé en central, chaque pôle utilise ses propres indicateurs de pilotage. La Note méthodologique, pages 291 à 295, en précise les éléments clés.

VINCI fait vérifier ses informations environnementales par ses commissaires aux comptes depuis 2002. La présentation des données environnementales se fonde sur l’article 225 de la loi dite Grenelle II et sur les évolutions issues, notamment, de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (article 173) et de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle prend également en compte l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017, ainsi que le décret n° 2017-1265 du 9 août 2017, transpositions de la directive européenne relative à la publication d’informations extra-financières par certaines grandes entreprises.

Le périmètre du reporting environnemental est le même que celui du reporting financier, sauf exceptions (voir la Note méthodologique, page 291). La société Cobra IS, qui a rejoint VINCI le 31 décembre 2021, a intégré le reporting environnemental en 2023. À fin 2023, le reporting environnemental couvrait 99 % du chiffre d’affaires.

Taux de couverture du reporting environnement (*) – hors acquisitions au cours de l’exercice
(en pourcentage du chiffre d’affaires) 2023 2022 2021
Concessions Concessions2023100 % Concessions2022100 % Concessions2021100 %
VINCI Autoroutes

VINCI Autoroutes

2023100 %

VINCI Autoroutes

2022100 %

VINCI Autoroutes

2021100 %
VINCI Airports

VINCI Airports

2023100 %

VINCI Airports

2022100 %

VINCI Airports

2021100 %
Autres concessions

Autres concessions

2023100 %

Autres concessions

2022100 %

Autres concessions

2021100 %
VINCI Energies VINCI Energies2023100 % VINCI Energies2022100 % VINCI Energies2021100 %
Cobra IS Cobra IS202397 % Cobra IS2022- Cobra IS2021-
VINCI Construction VINCI Construction202399 % VINCI Construction202298 % VINCI Construction202197 %
VINCI Immobilier VINCI Immobilier2023100 % VINCI Immobilier2022100 % VINCI Immobilier2021100 %
Total Total202399 % Total202299 % Total202199 %

(*) La couverture indiquée pour le reporting environnement concerne uniquement les indicateurs énergie. La couverture des indicateurs « eau » et « déchets » est présentée dans la Note méthodologique, page 291.

  • Analyse d’impact environnemental

VINCI a développé une méthodologie d’analyse d’impact multicritère dans le cadre du Prix de l’Environnement en 2021, pour quantifier les émissions réduites ou évitées de chacune des initiatives et leur potentiel d’impact projeté à trois ans (jusqu’en 2023), dans le but de déployer celles qui contribuent le plus à l’ambition environnementale du Groupe (voir paragraphe 3.1.4.1 : Mobilisation des collaborateurs autour des solutions et actions environnementales, page 230). L’enjeu est d’accélérer le changement d’échelle des solutions environnementales et d’éclairer certaines des prises de décision au sein du Groupe, en évaluant les résultats d’impact à court terme en fonction des hypothèses de déploiement économique. Cette méthodologie est fondée sur une « analyse du cycle de vie » (ACV) simplifiée et consiste à mesurer l’impact d’une solution en s’appuyant sur des indicateurs quantitatifs spécifiques, et à évaluer son apport à l’ambition environnementale de VINCI en prenant en compte son déploiement à l’échelle du Groupe et auprès des clients. Le développement de cette méthode a été accompagné par un comité scientifique composé d’environnementalistes, d’experts financiers et de scientifiques. Les données obtenues peuvent porter sur les émissions de CO2 réduites ou évitées, les tonnes de matériaux valorisés ou les mètres cubes d’eau économisés par rapport à un scénario de référence. Parmi les solutions analysées, cinq ont fait l’objet d’une revue critique au cours de l’année 2023.

3.1.2 La taxonomie verte européenne

Issu du plan d’action pour la finance durable lancé en 2018 par la Commission européenne, le règlement européen 2020/852 du 18 juin 2020 établit un cadre visant à favoriser les investissements « durables » dans l’Union européenne, appelé « taxonomie verte européenne ». Conformément à ce règlement, le Groupe est soumis au titre de l’exercice 2023 à l’obligation de publier la part de son activité éligible et alignée à la taxonomie  chiffre d’affaires, dépenses d’investissement (Capex) et d’exploitation (Opex) au regard des deux premiers objectifs environnementaux liés au changement climatique et la part de son activité éligible au regard des quatre autres objectifs (« utilisation durable de l’eau et des ressources marines », « économie circulaire », « prévention de la pollution » et « protection et restauration des écosystèmes »).

Pour être considérée comme durable, une activité doit contribuer de façon substantielle à l’un des six objectifs environnementaux listés ci-dessous, ne pas entraver les cinq autres selon le principe dit« Do No Significant Harm » (DNSH) et respecter des standards sociaux minimums sur les thèmes des droits humains et sociaux, de la lutte contre la corruption, de la fiscalité, de la concurrence déloyale et de la défense du consommateur. Le règlement taxonomie est complété par quatre actes délégués parus entre 2021 et 2023 et précisant les critères techniques environnementaux pour les six objectifs, ainsi que les modalités du reporting attendu.