La démarche en matière de sous-traitance responsable
La priorité du Groupe est de conserver les compétences et les métiers techniques en interne. Néanmoins, de nombreux marchés, ainsi que le positionnement croissant de certaines entités comme entreprises générales pour des projets à forte dimension technique ou très spécialisés, peuvent amener à un certain pourcentage de sous-traitance. VINCI s’attache à ce que ses sous-traitants veillent au respect de la réglementation en vigueur dans les pays où ces sociétés interviennent.
Déployée en 2014, la Charte relations sous-traitants de VINCI détaille le contenu des engagements du Groupe en matière de sous-traitance : conditions de sécurité des sous-traitants comparables à celles des équipes du Groupe, relations commerciales durables, organisation d’appels d’offres loyaux, transparence dans les relations d’affaires, coopération avec les entreprises locales et respect des valeurs de VINCI. Les actions en matière de santé-sécurité sont plus précisément décrites dans le paragraphe 4.2. du Plan de vigilance : La vigilance en matière de santé et de sécurité des personnes (pages 261-269). De même, dès 2018, afin de renforcer sa vigilance et sa maîtrise du risque social dans la sous-traitance, VINCI a lancé des démarches d’évaluation des pratiques visant notamment à lutter contre le travail illégal et prévenir les risques sociaux. Ces démarches sont présentées dans le Plan de vigilance aux paragraphes 4.3.4 : L’évaluation de la situation des filiales, des sous-traitants ou des fournisseurs (pages 272-273) et 4.3.7. : Une vigilance renforcée en matière de lutte contre le travail forcé et le travail illégal (pages 276-279).
La démarche de VINCI en matière de droits humains et ses actions de mise en œuvre sont décrites de manière détaillée dans le chapitre consacré au plan de vigilance du Groupe (voir paragraphe 4.3 du Plan de vigilance : La vigilance en matière de droits humains, pages 269-279).
Signataire du Pacte mondial des Nations unies dès 2003, VINCI s’est engagé à soutenir et promouvoir le respect des droits humains dans sa sphère d’influence et à veiller à ce que les entreprises du Groupe ne se rendent pas complices de violations de ces droits. Pour définir sa stratégie, VINCI s’est adossé aux principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) , les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) et les Principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l’intention des entreprises multinationales.
VINCI a traduit ces principes au regard de ses activités et analysé les risques potentiels, issus de ses opérations, pour les tiers. Les enjeux saillants identifiés ont été regroupés autour de cinq domaines, eux-mêmes subdivisés en 17 thématiques, qui couvrent l’ensemble du cycle de vie des projets (de la réponse aux appels d’offres jusqu’à la mise en service et à l’exploitation). Ces domaines sont : les pratiques de recrutement et la migration de main d’œuvre ; les conditions de travail ; les conditions d’hébergement ; les pratiques relatives aux droits humains dans la chaîne de valeur ; et les communautés locales.
Réalisé en 2017, le document de référence applicable à l’ensemble du Groupe, le Guide VINCI des droits humains, rappelle les enjeux identifiés et présente un socle commun de lignes directrices qui précisent les démarches spécifiques à adopter pour prévenir les risques saillants pour les tiers, relatifs à chacune des 17 thématiques. Ce guide, qui s’adresse à tous les collaborateurs de VINCI, dans plus d’une vingtaine de langues, avait été présenté au comité d’entreprise européen et validé par le comité Exécutif de VINCI.
Recrutement et migration
Conditions de travail
Conditions d’hébergement
Chaîne de valeur
Communautés locales
La démarche et son déploiement sont pilotés par un comité spécifique, instauré en 2015, composé des directeurs des ressources humaines de pôles et de divisions de l’ensemble du Groupe. Chacun de ses membres est ensuite responsable de la mise en œuvre de la démarche pour son périmètre en tenant compte des spécificités de son activité et de ses implantations. Une équipe dédiée au sein de la direction des Ressources humaines du Groupe accompagne les pôles et divisions, élabore les outils de cartographie et d’évaluation, ou encore effectue une veille sur ces sujets.
Différents outils soutiennent la mise en œuvre opérationnelle de la démarche et accompagnent les équipes dans le déploiement de ces lignes directrices. Il s’agit entre autres de modules de formation, de cartographies de risques au niveau des pays ainsi que d’un outil d’évaluation de la performance. À ce jour, 29 cartographies pays ont été réalisées avec l’appui d’un tiers externe, et 98 filiales ont été évaluées dans 38 pays, couvrant un effectif total de près de 30 000 collaborateurs. En fonction des résultats de l’évaluation, des plans d’action sont définis et mis en place dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue.