Afin de promouvoir un dialogue connecté avec les réalités de l’activité économique et sociale spécifique à chaque pôle, les partenaires sociaux et le Groupe, dans l’accord en faveur du dialogue social au sein du groupe VINCI, ont conçu un mode de représentation du personnel adapté à la structure décentralisée de l’entreprise en incitant la mise en place d’instances de dialogue au sein des pôles. C’est pourquoi ont été mises en place, chez VINCI Construction et VINCI Energies, des instances de dialogue social supralégales. Courant 2023, ces instances ont été renouvelées chez VINCI Energies en France (trois instances) ainsi qu’au sein des divisions Bâtiment France, Génie civil France et Route France de VINCI Construction.
En 2023, sur les 67 millions de jours travaillés, les absences pour grève ont représenté 22 608 journées dans le monde, dont 17 304 journées en France (contre respectivement 7 046 journées et 4 883 journées, sur 52 millions de jours travaillés, en 2022, hors Cobra IS). En France, les revendications ont concerné essentiellement la réforme nationale des retraites.
La santé-sécurité est au cœur des préoccupations du Groupe et tient, à l’occasion de chaque réunion des instances de représentation du personnel, une place clé. En effet, sont systématiquement présentés à chaque bureau du comité de groupe et du CEE les résultats concernant les taux de fréquence, de gravité et d’accidents mortels, et la direction s’attache à répondre à l’ensemble des questions posées en la matière avec la plus grande transparence. Dans ce cadre, la commission RSE a reçu un représentant de la coordination Santé-sécurité de VINCI, qui lui a présenté les plans d’action mis en œuvre au niveau du Groupe afin d’améliorer les résultats (notamment concernant les risques liés à la manutention, au levage, aux interventions sur voie en cours de circulation, les risques cardiaques, d’électrocution, de même que les plans concernant les sous-traitants et intérimaires), ainsi que la direction de la Responsabilité sociétale du Groupe, qui lui a fait part d’un point d’étape sur la démarche de sous-traitance responsable, initiative française dont la vocation est de s’exporter dans les entités européennes. Comme chaque année, le CEE a été associé, dans son intégralité, à la définition des risques et des actions à mener au regard du plan de vigilance du Groupe, lors de la réunion hybride tenue en octobre 2023. Cette réunion a été aussi l’occasion d’exposer aux représentants du personnel les avancées du Groupe en matière d’environnement ainsi que le socle universel de protection sociale VINCI, en cours de déploiement dans l’ensemble des pays où le Groupe est présent et où les membres du CEE seront les nécessaires relais.
Véritable levier de croissance et de progrès, l’innovation sociale permet la mise en place de nouvelles formes de dialogue favorisant les échanges et la transparence. En 2023, le Groupe et le CEE ont travaillé en concertation à la mise en place d’une plateforme publique destinée à tous les salariés du Groupe, qui vient compléter la plateforme réservée aux membres du CEE déployée en 2021. L’objectif est double :
Ce dispositif, accessible à tous les salariés du Groupe via l’intranet, permet de faciliter la communication entre les membres du comité et l’information des collaborateurs des filiales européennes de VINCI quant à leurs travaux.
Des sessions annuelles de formation d’une durée de trois jours sont par ailleurs proposées aux membres du CEE. En 2023, les sujets de formation ont notamment porté sur le rôle, les missions et le fonctionnement du CEE, le droit syndical tchèque et la sous-traitance en Europe. Comme chaque année, le Groupe a également organisé durant cette formation une réunion dite « hybride », c’est-à-dire une réunion d’échanges portant sur plusieurs thèmes du Manifeste VINCI. En 2023, cette réunion a porté sur les réalisations et ambitions du Groupe en matière d’environnement, ainsi que sur la sous-traitance responsable, le plan de vigilance et les droits humains. Les membres du comité de groupe bénéficient également d’une formation annuelle, réalisée cette année à Toulouse.
Le dialogue social étant un élément clé du Manifeste VINCI, plusieurs entreprises du Groupe ont décidé de sensibiliser leurs collaborateurs à son mode de fonctionnement. À titre d’illustration, VINCI Energies organise en France des actions de formation de ses managers chargés de présider des comités sociaux et économiques. Par ailleurs, la direction des Affaires sociales de VINCI réunit annuellement l’ensemble du réseau ressources humaines (RH) français afin de le sensibiliser à ces pratiques, à travers l’évènement « Préparer sa rentrée sociale », auquel sont conviés plus de 300 professionnels de la fonction RH en France.
Les accords collectifs négociés et signés au sein des sociétés qui composent le Groupe sont la traduction concrète d’une politique de ressources humaines décentralisée, prenant en compte les réalités locales et visant notamment à améliorer les conditions de travail, d’hygiène, de santé et de sécurité, ainsi que l’organisation du temps de travail. En 2023, les négociations collectives ont permis de concrétiser des actions concernant l’aménagement et l’organisation du temps de travail, et ont conduit à la signature de 224 accords. Parmi les autres thèmes, plus de 41 % des accords portent sur la rémunération.
Dans les pays où les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les libertés syndicales n’ont pas été ratifiées, les sociétés de VINCI s’efforcent de construire des dispositifs permettant aux salariés de s’exprimer et d’être associés, comme c’est notamment le cas au Qatar (voir paragraphe 4.3 du Plan de vigilance : La vigilance en matière de droits humains, pages 269-279).
En 2023, trois accords de groupe, applicables sur le périmètre France, ont été négociés et signés avec les organisations syndicales représentatives au niveau du Groupe. Le premier est un accord à durée indéterminée en faveur du dialogue social, qui acte notamment la répartition du budget annuel alloué aux organisations syndicales (240 000 euros au total). Le deuxième est l’accord sur le fonctionnement, le périmètre et les attributions du comité de groupe. Un troisième accord a été conclu pour redéfinir les fonds d’épargne ouverts pour le plan d’épargne retraite collectif du Groupe en France, notamment pour y intégrer des fonds dits « verts ».
2 194 accords collectifs signés en 2023