La politique d’assurance du groupe VINCI s’inscrit dans une démarche forte de prévention et de protection des risques. Elle se définit, compte tenu de la structure décentralisée du Groupe, à plusieurs niveaux de responsabilité.
La direction Générale du Groupe, sur proposition de la direction des Assurances, fixe les orientations générales, et notamment les standards applicables à toutes les filiales.
Les responsables assurances (risk managers) de pôle ou de division définissent dans ce cadre, à partir d’une identification et d’une analyse des risques afférents à leurs activités, le meilleur équilibre entre, d’une part, le niveau et l’étendue des garanties disponibles sur le marché et, d’autre part, le niveau de coût (primes et charges de sinistres conservées) permettant aux entités opérationnelles de rester concurrentielles. Dans une optique de prévention et d’optimisation économique, des franchises sont définies filiale par filiale. Par ailleurs, des budgets d’autoassurance ont été mis en place dans certains pôles, en matière de responsabilité civile (RC), de risque automobile ou de dommages.
Aux garanties propres aux filiales et souscrites par elles s’ajoutent les garanties souscrites par VINCI pour l’ensemble du Groupe, notamment dans les domaines suivants :
En complément de ce qui précède, la direction des Assurances du Groupe souscrit des programmes transverses pour certaines garanties (transport, automobile, etc.) mises à la disposition des filiales qui n’auraient pas adopté de programme en propre et ont ainsi la possibilité de bénéficier de cet achat mutualisé.
VINCI dispose de sa propre société de courtage, VINCI Assurances, chargée de la consolidation des souscriptions et de l’harmonisation des garanties au sein du Groupe. VINCI Assurances, intervenant exclusivement comme courtier pour le compte de la plupart des filiales françaises, ne porte aucun risque financier d’assureur.
Le Groupe a également constitué une société captive de réassurance, VINCI Re, qui a démarré ses activités en 2022. Cette structure contribue à faciliter le placement auprès des assureurs de certains types de garanties ou programmes pour lesquels le marché de l’assurance est devenu trop étroit. Elle a aussi été déployée plus largement sur les programmes des filiales afin de bénéficier d’un effet de mutualisation financière qui contribuera à l’efficacité du dispositif. Cette captive, par la mutualisation interne des risques qu’elle implique, est un outil complémentaire de management des risques au sein du Groupe.
Des dispositions de prévention sont systématiquement adoptées, tant sur les sites d’exploitation que sur les chantiers. Cette politique, qui donne une place importante à la formation, participe aux efforts accomplis par les entreprises de VINCI en matière d’assurance qualité et de prévention des accidents du travail.
En responsabilité civile, la sinistralité dans le Groupe, sur la base des statistiques disponibles et sans préjuger de la responsabilité réellement encourue dans les affaires concernées, se caractérise par un petit nombre de sinistres d’une valeur unitaire supérieure à 1 million d’euros, quelques sinistres moyens compris entre 100 000 euros et 1 million d’euros, et enfin par un nombre important de l’ordre de plusieurs milliers de petits sinistres de valeur unitaire inférieure à 100 000 euros, en grande partie supportés par les filiales au travers des franchises d’assurance ou de budgets d’autoassurance.
En responsabilité civile professionnelle, la politique de prévention s’attache à la circonscription des engagements contractuels acceptés lors de la prise d’affaires, à s’assurer de l’adéquation entre les engagements pris et les ressources mises en œuvre pour y faire face, à l’identification précoce des difficultés éventuellement rencontrées lors de l’exécution du contrat, et à leur résolution rapide et effective au bénéfice de toutes les parties concernées.
Les garanties de dommages et de pertes d’exploitation
Le métier d’exploitant d’ouvrages en concession expose potentiellement le Groupe aux dommages, accidentels ou non, pouvant être causés aux biens dont il a la garde et susceptibles d’entraîner à la fois l’obligation de reconstruction, y compris les coûts attachés à celle-ci, et les conséquences financières de l’interruption d’exploitation, auxquelles s’ajoutent, le cas échéant, les contraintes du service de la dette à l’égard des organismes de financement. L’assurance des pertes d’exploitation est destinée à permettre au concessionnaire de restaurer les recettes interrompues ou réduites par un évènement accidentel atteignant l’ouvrage dans son fonctionnement normal, et ainsi de faire face aux engagements financiers, éventuellement pris à l’égard des bailleurs de fonds, et aux charges de fonctionnement courant pendant la période de reconstruction.
En règle générale, les ouvrages d’art (ponts et tunnels) sont garantis en cas de destruction accidentelle. Les pertes d’exploitation consécutives sont garanties moyennant des franchises variables en valeur absolue ou en nombre de jours d’interruption. Pour les infrastructures linéaires (autoroutes ou voies ferrées), dont la destruction complète n’est pas envisagée, les pertes d’exploitation ne sont pas systématiquement couvertes, l’arrêt prolongé et complet d’exploitation n’étant pas pris en considération. Les franchises précitées sont déterminées au cas par cas, de façon que les résultats de la concession considérée ne soient pas significativement affectés par l’interruption accidentelle de la fréquentation.
Les garanties de responsabilité civile (RC)
Les ouvrages concédés à des filiales de VINCI en France ou à l’étranger disposent de leur propre programme d’assurance RC, lequel est coordonné avec les lignes complémentaires souscrites au niveau du Groupe. Ces programmes sont conçus pour répondre spécifiquement aux exigences légales locales et à celles du cahier des charges de chaque opération. Les concessions dans lesquelles VINCI détient une participation minoritaire ne bénéficient pas, en règle générale, des protections complémentaires RC souscrites pour compte commun.