Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

Accords de compensation au titre des instruments financiers dérivés

Au 31 décembre 2022 et conformément aux dispositions d’IAS 32, les actifs et les passifs financiers du Groupe (y compris les instruments financiers dérivés) ne sont pas compensés au bilan, sauf dans les cas où le Groupe bénéficie d’accords de compensation. Ces accords prévoient, en cas de défaillance du Groupe ou des établissements financiers avec lesquels il contracte, une compensation entre les justes valeurs actives et passives des instruments financiers dérivés présentées dans le bilan consolidé

.Le tableau ci-après présente l’exposition nette du Groupe résultant de ces accords de compensation :

  31/12/2022 31/12/2021
(en millions d’euros) Juste valeur des dérivés reconnus au bilan (*) Impact des accords de compensation Total Juste valeur des dérivés reconnus au bilan (*) Impact des accords de compensation Total
Instruments dérivés actifs 498 (185) 313 894 (323) 571
Instruments dérivés passifs (2 393) 185 (2 208) (944) 323 (621)
Instruments dérivés nets (1 896)   (1 896) (50)   (50)

(*) Montants bruts tels que présentés au bilan consolidé du Groupe.

27.4 Gestion des autres risques

Risques actions

Au 31 décembre 2022, le Groupe détient 25 790 809 actions VINCI (soit 4,38 % du capital) acquises au prix moyen de 80,95 euros. S’agissant d’actions autodétenues, les variations à la baisse ou à la hausse du cours de Bourse n’ont pas d’impact sur le résultat ni sur les capitaux propres consolidés du Groupe.

Par ailleurs, VINCI détient 8 % du capital du Groupe ADP. À chaque clôture, cette participation est évaluée à sa juste valeur sur la base du cours de Bourse. Une variation de +/– 1 % de ce dernier conduirait à comptabiliser un produit ou une charge de 10 millions d’euros en compte de résultat.

S’agissant des actifs de couverture des engagements de retraite, un détail par type d’actif est fourni en note K.29.1 : Provisions pour engagements de retraite.

Risque inflation

Certaines entités du Groupe sont exposées à un risque inflation, notamment l’aéroport Londres Gatwick, dont une partie des revenus sont indexés à l’inflation locale. Afin de se prémunir contre une baisse de l’inflation, des swaps permettant de recevoir un taux fixe ou un taux variable et de payer l’inflation ont été mis en place.

Risque sur matières premières

Le Groupe réalise la plus grande part de son chiffre d’affaires soit dans le cadre de contrats intégrant des formules de révision de prix, soit dans le cadre de contrats de courte durée. Le risque lié à l’augmentation du coût des matières premières est donc généralement limité. Pour les grands contrats à prix non révisables, les risques de fluctuation des prix des matières premières sont analysés au cas par cas et font l’objet, selon les cas, de négociation d’accords de prix fermes avec les fournisseurs ou d’instruments dérivés de couverture sur indices matières premières. VINCI Construction a mis en place une politique de gestion du risque bitume, sur une partie de son exposition, au moyen d’instruments dérivés de couverture sur des maturités courtes (swaps inférieurs à trois mois en moyenne). Cette politique s’applique aux petits contrats en France d’une durée moyenne inférieure à trois mois et sans clause de révision de prix. Dans le cadre de son activité, Cobra IS peut être amené à mettre en place des couvertures indexées sur l’énergie afin de se prémunir contre une évolution défavorable des prix de l’électricité et du gaz.

Le Groupe utilise peu de matières premières brutes produites en propre en dehors des granulats produits et utilisés par VINCI Construction.