Le Groupe couvre l’actif net de ses principales filiales en devise étrangère, notamment ses filiales ayant pour monnaie fonctionnelle le dollar américain (USD), la livre sterling (GBP), le peso mexicain (MXN), le dollar singapourien (SGD), le yen (JPY), le dollar canadien (CAD) et les devises scandinaves.
Au 31 décembre 2022, les principales couvertures d’investissement net concernent la couverture des acquisitions suivantes :
Le tableau suivant présente les principales expositions au risque de change au 31 décembre 2022 :
| (en millions d’euros) | 31/12/2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Devises | CAD (dollar canadien) | USD (dollar américain) | GBP (livre sterling) | NZD (dollar néo-zélandais) | AED (dirham des Émirats arabes unis) |
| Cours de clôture | 1,444 | 1,0666 | 0,88693 | 1,6798 | 3,9196 |
| Exposition | 240 | 210 | 117 | 22 | 21 |
| Couverture | (1) | (64) | (72) | - | (9) |
| Position nette | 239 | 146 | 45 | 22 | 12 |
Compte tenu d’une exposition résiduelle sur certains actifs non couverts, une appréciation des devises ci-dessus par rapport à l’euro de 10 % aurait un impact positif de 52 millions d’euros sur le résultat avant impôt.
Les opérations de dérivés de change réalisées par le Groupe notamment pour la couverture de ses flux opérationnels s’analysent comme suit au 31 décembre 2022 :
| (en millions d’euros) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Devises | USD/EUR | USD/BRL (*) | GBP/EUR | PLN (**)/EUR | AED (***)/EUR |
| Juste valeur | (5) | (3) | (1) | 1 | 1 |
| Notionnel | 221 | 102 | 47 | 28 | 15 |
| Maturité moyenne (en mois) | 6 | 8 | 16 | 3 | 5 |
| Achat/Vente | Achat/Vente | Achat/Vente | Achat/Vente | Achat/Vente | Vente |
(*) Real brésilien.
(**) Zloty polonais.
(***) Dirham des Émirats arabes unis.
VINCI est exposé à des risques de crédit en cas de défaillance de ses clients, ainsi qu’au risque de contrepartie dans le cadre du placement de ses disponibilités (soldes créditeurs de banque, titres de créances négociables, dépôts à terme et valeurs mobilières de placement essentiellement), de la souscription de produits dérivés, des engagements reçus (cautions et garanties reçues), des autorisations de crédit non utilisées et de créances financières. Le Groupe a mis en place des procédures pour encadrer et limiter le risque de crédit et le risque de contrepartie.
Environ un tiers du chiffre d’affaires consolidé est réalisé auprès de clients publics ou parapublics. Par ailleurs, VINCI considère que la concentration du risque de crédit lié aux comptes clients est limitée du fait du grand nombre de clients et de leur dispersion géographique. Aucun client ne représente plus de 10 % du chiffre d’affaires de VINCI. À l’export, le risque de non-paiement est couvert, dans la mesure du possible, par des assurances appropriées (Coface, crédits documentaires, autres assurances). Les informations sont présentées dans la note H.19.2 : Analyse des créances clients.
Les instruments financiers de placement des disponibilités et de produits dérivés sont mis en place avec des établissements financiers répondant aux critères de notation de crédit définis par VINCI. Par ailleurs, un système de limites par établissement a été établi pour gérer le risque de contrepartie, ainsi que des ratios d’emprise maximale pour un placement donné. Des lignes de risque maximal par contrepartie sont ainsi définies en fonction de leurs notations de crédit. Les limites sont régulièrement suivies et mises à jour sur la base d’un reporting trimestriel au niveau consolidé. En complément, la direction Financière du Groupe diffuse aux filiales des instructions fixant des limites par contrepartie autorisée, la liste des OPCVM autorisés (filiales françaises) et les critères de sélection des fonds monétaires (filiales étrangères).
L’évaluation de la juste valeur des instruments financiers dérivés portés par le Groupe intègre une composante « risque de contrepartie » pour les instruments dérivés actifs et une composante « risque de crédit propre » pour les instruments dérivés passifs. L’évaluation du risque de crédit est déterminée à partir de modèles mathématiques utilisés par les intervenants de marché. Au 31 décembre 2022, les ajustements comptabilisés au titre du risque de contrepartie et du risque de crédit propre ne sont pas significatifs.