Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

La répartition par pôle de métier des immobilisations corporelles au 31 décembre 2022 s’établit comme suit :

  Concessions Énergie Construction    
(en millions d’euros) VINCI Autoroutes VINCI Airports Autres concessions VINCI Energies Cobra IS VINCI Construction VINCI Immobilier et holdings Total
Immobilisations d’exploitation du domaine concédé 1 073 - - - - 1 073
Terrains 221 57 11 755 115 1 159
Constructions et immeubles de placement 1 448 193 458 618 412 3 129
Matériels, installations techniques et agencements 916 375 60 1 891 138 3 380
Droits d’usage liés aux actifs loués 297 853 70 601 243 2 064
Total au 31 décembre 2022 3 954 1 477 600 3 866 908 10 805
Total au 31 décembre 2021 4 067 1 392 264 3 724 856 10 303
17.3 Tests de perte de valeur des immobilisations corporelles et incorporelles
Principes comptables

Les immobilisations corporelles et incorporelles font l’objet de tests de perte de valeur lorsque des indices de dépréciation surviennent. Pour les immobilisations incorporelles à durée de vie indéfinie et les immobilisations en cours, un test est réalisé au minimum une fois par an ou dès lors qu’un indice de perte de valeur apparaît.

Les actifs soumis aux tests de perte de valeur sont regroupés au sein d’unités génératrices de trésorerie (UGT) correspondant à des ensembles homogènes d’actifs dont l’utilisation génère des flux d’entrée de trésorerie identifiables. Conformément à la norme IAS 36, les critères retenus pour apprécier les indices de perte de valeur sont indifféremment des critères externes (ex : évolution significative des données de marché…) ou internes (ex. : diminution significative du chiffre d’affaires…).

Les autres immobilisations incorporelles comprennent le droit d’opérer de l’aéroport Londres Gatwick pour 6,2 milliards d’euros au 31 décembre 2022. Ce droit d’exploitation étant assimilé à une licence perpétuelle, il n’est pas amorti et fait l’objet d’un test de perte de valeur au moins une fois par an. Ce test a été effectué au 31 décembre 2022 sur la base des hypothèses suivantes :

  • les projections de flux de trésorerie sont établies sur une durée de trente années, en retenant un retour en 2025 au niveau de trafic de 2019 et un retour à horizon 2030 aux projections de trafic pré-crise. À l’issue des trente ans, il est déterminé une valeur terminale sur la base de la capitalisation à l’infini du flux de trésorerie projeté de la dernière année, ramenée ensuite en valeur actuelle ;
  • le taux d’actualisation avant impôt retenu est de 7 %.

Au 31 décembre 2022, la valeur recouvrable de ce droit d’opérer, déterminée selon les hypothèses ci-dessus, est supérieure à sa valeur nette comptable. Il ressort des calculs de sensibilité qu’une hausse de 50 points de base du taux d’actualisation ou une baisse des cash-flows d’exploitation prévisionnels de 5 % se traduiraient par une baisse de la valeur d’utilité de respectivement 1,4 milliard d’euros et 0,6 milliard d’euros. Dans ces scénarios, la valeur d’utilité resterait supérieure à la valeur nette comptable du droit d’exploitation.

Un test de sensibilité complémentaire a été réalisé au 31 décembre 2022 : une hausse de 100 points de base du taux d’actualisation conduirait à une variation de la valeur d’utilité de 2,5 milliards d’euros. Dans ce scénario, la valeur d’utilité resterait néanmoins supé-rieure à la valeur nette comptable de l’actif au 31 décembre 2022.

18. Actifs financiers évalués au coût amorti

Principes comptables

Les actifs financiers évalués au coût amorti sont principalement constitués des prêts et créances.Lors de leur comptabilisation initiale, les prêts et créances sont comptabilisés à leur juste valeur diminuée des coûts de transaction directement attribuables. Dès l’origine, le Groupe enregistre une dépréciation de ses prêts et créances liée au risque de non-recouvrement de ces derniers, conformément à IFRS 9 « Instruments financiers ». 

À chaque date de clôture, ces actifs sont évalués au coût amorti en appliquant la méthode dite du taux d’intérêt effectif et le Groupe procède à une analyse de l’évolution du risque de crédit afin de déterminer si de nouvelles dépréciations doivent être reconnues.

Si une augmentation du risque de crédit est constatée, une dépréciation supplémentaire prenant en compte ce risque sur la durée de vie de l’actif est comptabilisée en résultat.

Les prêts et créances évalués au coût amorti comprennent principalement des créances rattachées à des participations dont des avances d’actionnaires aux filiales gérant des projets en concession ou partenariat public-privé pour 735 millions d’euros (730 millions d’euros au 31 décembre 2021). Ils sont présentés à l’actif du bilan consolidé, dans le poste « Autres actifs financiers non courants » (pour la part à plus d’un an). La part à moins d’un an des prêts et créances est classée en « Autres actifs financiers courants » pour un montant de 29 millions d’euros au 31 décembre 2022 (78 millions d’euros au 31 décembre 2021).