Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

Évaluation des engagements de retraite

Le Groupe participe à des régimes de retraite à cotisations et à prestations définies. Pour les régimes à prestations définies, les engagements sont calculés selon la méthode actuarielle des unités de crédit projetées reposant sur des hypothèses telles que le taux d’actualisation, les augmentations futures de salaires, le taux de rotation du personnel, les tables de mortalité et le taux de croissance des dépenses de santé. Ces engagements sont susceptibles d’évoluer en cas de changement d’hypothèses, la plupart étant mises à jour annuellement. Les hypothèses retenues et leurs modalités de détermination sont détaillées en note K.29 : Provisions pour avantages du personnel. Le Groupe estime que les hypothèses actuarielles retenues sont appropriées et justifiées dans les conditions actuelles.

Valorisation des paiements en actions

Le Groupe comptabilise une charge de paiements en actions relative à l’attribution à ses salariés ou certains de ses salariés, de plans d’attribution d’actions de performance et de plans d’épargne Groupe. Cette charge est évaluée sur le fondement de calculs actuariels reposant sur des hypothèses comportementales basées sur les observations passées.

Les principales hypothèses actuarielles (volatilité, rendement de l’action) retenues par le Groupe sont décrites par plan en note K.30 : Paiements en actions.

Risques climatiques

Le Groupe prend en compte, au mieux de sa connaissance, les risques climatiques dans ses hypothèses de clôture et intègre leur impact potentiel dans les états financiers. Le processus mis en place est décrit dans la note A.3 : Dispositions spécifiques.

3. Dispositions spécifiques

3.1 Risques climatiques

Le Groupe est engagé sur une stratégie environnementale avec des objectifs à l’horizon 2030 :

  • réduire les émissions directes (scopes 1 et 2) de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2018 ;
  • réduire les émissions indirectes (scope 3) de 20 % d’ici 2030 par rapport à 2019, en agissant sur la chaîne de valeur de ses métiers ;
  • adapter les ouvrages et les activités pour en améliorer la résilience face au changement climatique.

Les principaux risques identifiés portent, d’une part, sur les risques physiques tels qu’inondations, typhons, etc. et d’autre part, sur les risques de transition tels que les incertitudes de marché liées aux projections d’éventuelles taxes carbones sur les énergies fossiles ou aux conséquences de la taxonomie européenne sur les secteurs qui en sont exclus (voir la partie du Rapport de gestion relative à la cartographie des risques environnementaux majeurs du Groupe).

Les risques physiques sont la plupart du temps couverts par des polices d’assurance de type « Dommages » ou appréhendés dans les estimations de marges à fin d’affaire. De façon générale, lors de la survenance de sinistres, les impacts négatifs (partie non couverte du risque) sont pris en compte dans la marge à terminaison des contrats de construction ou comptabilisés en charges de la période considérée. Certains risques physiques peuvent également se traduire par des opportunités ou un accroissement de l’activité, certaines filiales étant spécialisées dans la remise en état de sites et/ou d’infrastructures endommagés à l’occasion d’évènements climatiques majeurs, tels que les ouragans, tempêtes, inondations, etc.

Les principaux risques de transition liés à l’évolution des marchés sur lesquels VINCI est positionné ont également été revus au mieux de notre connaissance. La capacité du Groupe à s’y adapter suffisamment rapidement pourrait conditionner l’obtention de nouveaux contrats.

  • Les évolutions de marché et de réglementation à court terme sont intégrées dans les flux, celles à moyen et long terme sont gérées au travers des tests de sensibilité.

À titre d’exemple, la transition vers de nouveaux matériaux de construction tels que le béton bas carbone n’entraînerait pas de surcoûts majeurs dans la mesure où le constructeur pourrait les répercuter dans ses prix de vente.

  • Les évolutions de marché à plus long terme liées à la transition environnementale sont difficiles à anticiper et à quantifier, mais ne devraient pas avoir d’impact significatif sur la durée de vie des actifs du Groupe. À ce stade, VINCI a identifié très peu d’actifs polluants : seules quelques usines d’enrobés fonctionnant au charbon en Pologne et aux États-Unis, qui représentent moins de 2 % des consommations énergétiques du Groupe.

D’autre part, certaines évolutions de marché attendues comme l’accélération de la rénovation énergétique ou le développement des mobilités bas carbone sont également des opportunités pour le Groupe. Celles-ci sont présentées dans la partie du Rapport de gestion relative aux opportunités de marchés en lien avec la transition environnementale.

VINCI incorpore, dans son processus de croissance externe, une revue des risques environnementaux qui est présentée lors des comités des risques statuant sur les projets d’acquisition.

Par ailleurs, le Groupe a intégré dans son processus de clôture des comptes l’identification des principaux risques climatiques, afin d’évaluer leurs impacts potentiels sur ses états financiers. Des demandes d’informations spécifiques et des points de vigilance ont été communiqués dans les instructions de clôture et diffusées à l’ensemble des filiales du Groupe ; ces instructions ont notamment porté sur :

  • la revue de la durée d’utilité de certains actifs ;
  • la revue des marges à terminaison de certains contrats de construction ;
  • l’intégration dans les tests de dépréciation des actifs non courants des impacts attendus sur les flux futurs ;
  • l’évaluation des risques pour déterminer le montant des provisions pour risques (dont les PGR dans certaines concessions).