Le degré d’artificialisation d’une parcelle est établi en la découpant en sous-ensemble de surface homogène dont on estime l’artificialisation par un coefficient. Les coefficients d’artificialisation ont été construits en s’inspirant des travaux menés sur les coefficients de biotope d’une parcelle. Ils prennent en compte l’impact de chaque type de surface : toiture végétalisée, espaces verts sur dalle, revêtements perméables, surface de pleine terre… Toutes ces surfaces sont caractérisées en fonction de leur impact sur la biodiversité, la gestion de l’eau, la régulation du climat, etc. Un coefficient a été défini par type de surface par VINCI Immobilier suite à une analyse technique nourrie par l’expertise environnementale de l’équipe développement durable, la littérature sur le sujet et le retour d’expérience terrain.Degré d’artificialisation = ∑ (coefficients d’artificialisation) x surfaces associées / Surface de la parcelle
Cet indicateur mesure l’impact de VINCI Immobilier sur l’artificialisation d’un terrain et permet de savoir si l’opération a amélioré ou dégradé les fonctions naturelles du sol de la parcelle en comparant son niveau avant et après l’opération immobilière. ΔDA = DA après – DA avant
Cet indicateur complète le degré d’artificialisation en prenant en compte la surface de plancher (SDP) construite lors de l’opération. Il représente l’efficacité des opérations de VINCI Immobilier au regard de l’artificialisation et correspond donc au nombre de m² artificialisés par m² de surface de plancher construit. Un besoin bas caractérise une opération sobre en consommation de foncier ; un besoin négatif caractérise une opération qui restaure des sols. Cet indicateur sert principalement d’outil de pilotage de l’objectif ZAN. Besoin d’artificialisation = ΔDA x surface de la parcelle / SDP construite
Les consommations d’eau reportées couvrent à ce jour l’ensemble des consommations achetées. Le volume d’eau prélevée directement dans les milieux naturels, suivi pour les activités de concession, fait désormais l’objet d’un reporting consolidé. VINCI poursuit ses efforts pour élargir ce reporting à un périmètre plus large et le fiabiliser. L’usage de produits phytosanitaires concerne le périmètre de VINCI Autoroutes et VINCI Concessions.
Le nombre de projets labellisés est limité au périmètre de VINCI Construction, VINCI Energies et VINCI Immobilier. Le chiffre d’affaires labellisé correspond au nombre de projets auxquels l’entité a participé pendant la période du reporting, et qui ont reçu ou qui sont en cours d’obtention d’un label (HQE, BREEAM, LEED, E+C-,etc.) ainsi que le chiffre d’affaires de l’année associé (sur la période du 1er janvier au 31 décembre de l’année en cours). Un projet ayant plusieurs certifications peut être compté plusieurs fois, mais son chiffre d’affaires est divisé par le nombre de labels obtenus pour éviter le double comptage.
Les maladies professionnelles sont définies comme les maladies contractées suite à une exposition prolongée à un risque professionnel (bruit, produit toxique, posture, etc.) et reconnues comme telles par la réglementation en vigueur, lorsqu’une telle réglementation existe. La comptabilisation des jours d’absence pour maladie professionnelle prend en compte les jours perdus pour les maladies déclarées comme professionnelles et reconnues comme telles, lorsqu’une telle réglementation existe. Le Groupe maintient ses efforts de sensibilisation des filiales pour harmoniser les pratiques.
Les données sociales sont collectées auprès de chaque entité opérationnelle grâce à une liasse spécifique du système de remontée des données Vision III, incluant des contrôles automatiques. Les données sont contrôlées et validées par les entités du Groupe elles-mêmes. Ensuite, la consolidation de ces données est réalisée en deux phases :
Les données environnementales sont collectées, contrôlées, consolidées et validées au niveau de chaque pôle ou sous-pôle du Groupe par les responsables environnement, qui disposent de leurs propres outils informatiques de collecte. Elles sont ensuite consolidées en central via le système de consolidation Vision III. Lors des consolidations, des contrôles de cohérence sur les données sont effectués au niveau du Groupe par la direction de l’Environnement. Des comparaisons avec les résultats des années précédentes sont effectuées. Les variations jugées significatives font l’objet d’une analyse et d’un traitement approfondi.
Soucieux de fournir une information fiable, VINCI a demandé entre 2002 et 2013 un avis à ses commissaires aux comptes sur la remontée des informations sociales et environnementales. Depuis l’exercice 2014, un commissaire aux comptes a été nommé organisme tiers indépendant chargé de vérifier l’exhaustivité et la sincérité des informations sociales, sociétales et environnementales publiées dans la section Informations sociales, sociétales et environnementales, et, depuis l’exercice 2018, de vérifier la déclaration de performance extra-financière (DPEF). En 2022, Cobra IS était exclu de tous travaux de la part de l’organisme tiers indépendant. La nature des travaux réalisés et les conclusions afférentes sont présentées pages 292-294.