Le schéma de rémunération variable de long terme, dont bénéficient un nombre important de managers du Groupe, comporte aussi une part liée aux progrès réalisés en matière de sécurité au travail. La détermination de la part variable de court terme de nombreux managers, ainsi que, dans beaucoup d’environnements, les primes de performance gratifiant le personnel de production, jusqu’au niveau opérateur, intègrent des critères sécurité.
Enfin, la plupart des accords d’intéressement collectif conclus au sein du Groupe reposent sur la performance financière, mais aussi opérationnelle, et incluent des critères de progrès des indicateurs de sécurité au travail.
Mobiliser les équipes autour d’évènements dédiés à la santé-sécurité
L’organisation d’évènements dédiés par pôle et par division est un levier important pour mobiliser les collaborateurs et partenaires, rendre l’engagement du management sur la sécurité visible et connu de tous, et enraciner la culture sécurité dans toute l’organisation. Les travailleurs temporaires, les sous-traitants et les clients sont également associés à ces évènements durant lesquels diverses actions et initiatives sont déployées : conférences, ateliers, formations, mises en situation, etc.
Chaque année, l’ensemble des pôles d’activité du Groupe organise la Semaine de la sécurité. Ce rituel annuel est programmé dans toutes les entreprises, sur chacun des sites et des chantiers. En complément de bien d’autres actions locales de sensibilisation, de formation et de prévention, ce temps fort est l’occasion pour chaque équipe de s’interroger sur son engagement en matière de sécurité et de proposer des pistes d’amélioration.
Au-delà des actions organisées par les pôles, de nombreuses filiales de VINCI proposent également des évènements et challenges internes pour récompenser et accroître la visibilité des initiatives en matière de santé et de sécurité.
Gérer et prévenir les risques chez les sous-traitants et les agences de travail temporaire
La Charte relations sous-traitants de VINCI (www.vinci.com/publi/manifeste/cst-fr.pdf) rappelle l’importance que le Groupe accorde à la sécurité, que ce soit pour ses propres collaborateurs ou pour les employés des sous-traitants.
Les procédures établies sur un site ou un chantier ne marquent pas de distinction entre les collaborateurs des entreprises du Groupe, les travailleurs temporaires et les sous-traitants. Les exigences en matière de santé-sécurité sont exprimées en amont et via des clauses particulières dans les contrats, et contrôlées par les entreprises du Groupe, depuis le port d’équipements de protection individuelle adaptés à la déclaration des accidents ou de toute autre information permanente sur l’évolution des risques sur site. Des critères spécifiques peuvent figurer dès la phase de sélection, pouvant mener à une disqualification du sous-traitant. Les accidents font l’objet d’analyses par les équipes santé-sécurité, en particulier concernant les accidents graves ou à haut potentiel de gravité, alimentant ainsi des plans d’action destinés à la sécurisation des personnels extérieurs. Les audits sécurité conduits sur site couvrent l’ensemble des intervenants. Des réunions de coordination santé-sécurité peuvent également être organisées afin d’examiner la conformité des sous-traitants aux contrats de sous-traitance. Par ailleurs, les travailleurs des sous-traitants et des entreprises de travail temporaire sont généralement associés aux évènements mondiaux ou aux actions de formation sur site, mais aussi aux ateliers de partage et de réflexion collective pour améliorer les systèmes de prévention des sites et chantiers. Dans de nombreux cas, les indicateurs des divisions et entreprises ne font pas la distinction entre les collaborateurs et les travailleurs temporaires, et intègrent de plus en plus les sous-traitants. La politique de prévention vis-à-vis de ces deux catégories de travailleurs ne repose pas uniquement sur des moyens de contrôle, mais également sur des actions d’accompagnement pour les aider à se structurer et à hausser leurs standards, notamment dans certains pays dont la culture sécurité est moins ancrée, ou pour améliorer l’efficacité des actions.
2022 a marqué pour VINCI Autoroutes les dix ans de la démarche « Maîtrise d’ouvrage, zéro accident », qui vise à renforcer la sécurité de tous les intervenants sur les chantiers, de la phase de conception jusqu’à l’achèvement des travaux. À cette occasion, plusieurs évènements ont été organisés en présence des partenaires et entreprises intervenantes. Des rencontres qui ont permis de partager le bilan de cette démarche. Par ailleurs, chaque direction régionale a organisé, courant 2022, une journée réunissant les intervenants extérieurs autour d’ateliers de travail sur les situations dangereuses les plus fréquemment rencontrées et sur l’échange de pratiques vertueuses.
Concernant les entreprises de travail temporaire, VINCI a mis en place sur le périmètre France un contrat cadre, servant à leur référencement, notamment avec des critères liés à la santé-sécurité. L’entreprise doit, par exemple, partager ses résultats en matière de santé-sécurité et démontrer l’existence d’une culture sécurité, notamment à travers la formation des personnels. Le recours à ces entreprises référencées est obligatoire pour les entreprises du Groupe. Au cas par cas, des plans de progrès par entreprise ont été établis et contiennent des mesures visant à améliorer la sécurité des travailleurs temporaires. Ces mesures peuvent par exemple comprendre la conduite d’enquêtes auprès de ces derniers, la restitution des actions de prévention, de sensibilisation et de formation menées par l’entreprise, ou encore l’amélioration de l’enregistrement des documents sécurité des personnels (carte BTP, etc.).
23 % des entreprises de travail temporaire consultées dans le cadre de référencement en vigueur ont été exclues sur la base d’exigences RSE
La réalisation d’audits sécurité par le réseau des préventeurs constitue un pilier de la politique santé-sécurité. Le réseau des préventeurs et les départements dédiés des pôles et divisions sont impliqués dans la planification et la conduite d’audits sécurité sur les sites et chantiers, contrôlés par les entreprises du Groupe, ainsi que dans la remontée et l’analyse des résultats pour suivre les tendances et adapter les actions à conduire sur leur périmètre. Des outils communs sont déployés par les pôles et divisions pour faciliter la remontée, la consolidation et le partage d’information, notamment concernant les résultats des audits. Le Groupe développe également la pratique d’audits croisés entre ses différentes entreprises. Les procédures établies sur un site ou un chantier ne marquant pas de différences entre les collaborateurs des entreprises du Groupe, ceux des sous-traitants et les travailleurs temporaires, les audits concernent l’ensemble d’un site et tous ses acteurs. Enfin, au-delà des dispositifs en place au niveau des pôles et divisions, les projets, sites et chantiers disposent également, à leur niveau, d’un système de management, et donc d’un mécanisme de contrôle de son application pour les aspects santé-sécurité. Toute non-conformité fait l’objet d’un suivi jusqu’à sa clôture.