Pour mettre en place son plan d’action biodiversité, récompensé pour la huitième année consécutive par le prix de la Wildlife Trusts Biodiversity Benchmark, l’aéroport Londres Gatwick a noué un partenariat avec le Gatwick Greenspace Partnership pour permettre à des volontaires de participer à la conservation des habitats sur les 75 ha de surface non opérationnelle de la concession. À l’été 2022, le Gatwick Greenspace Partnership a également proposé une formation sur les terrains de l’aéroport, le Wild Wanderers Bushcamp. D’autres partenaires, comme le Surrey Butterfly Conservation ou le British Trust for Ornithology, aident l’aéroport Londres Gatwick à mettre en place de nouvelles méthodes de bilan écologique et à former ses employés. En 2022, 20 bilans écologiques ont ainsi été réalisés pour répertorier les 2 383 espèces présentes sur le site.
77 %
de réduction de la consommation de produits phytosanitaires entre 2018 et 2022 dans les activités de concessions
RAPPORT DE GESTION
L’objectif « zéro produit phytosanitaire » est partagé par les entités de VINCI (hors mesures contractuelles ou réglementaires). Au sein de VINCI Autoroutes, la consommation a baissé de plus de 98 % depuis 2008, et celle-ci est réservée aux zones les moins accessibles ou pour traiter certaines espèces végétales invasives. En 2022, 41 aéroports sur 48 ont déjà atteint l’objectif « zéro produit phytosanitaire », soit quatre de plus qu’en 2021. Au total, une réduction des consommations en litres de produits phytosanitaires d’un peu plus de 77 % a été observée entre 2018 et 2022 pour l’ensemble des activités de concessions.
Préservation de la biodiversité dans les carrières
La division Route France de VINCI Construction prévoit que 100 % de ses sites de carrières devront avoir mis en place des actions volontaires en faveur de la protection de la biodiversité ou de l’eau à l’horizon 2030. La mise en œuvre de mesures avancées en matière de préservation de la biodiversité est très fortement établie au sein des sites de carrières. Tenue réglementairement de remettre les sites en état après l’exploitation, la profession a acquis de réelles compétences écologiques, notamment sur les dynamiques de milieux. Des actions volontaires ont commencé à être mises en œuvre au cours de l’exploitation afin de permettre une cohabitation réussie des espèces et des activités de carrières. Ainsi, les exploitants, en partenariat avec des associations locales de protection de la nature, peuvent établir des zones où les interventions sont proscrites pendant les périodes de nidification, ou aménager l’espace pour empêcher la faune de se déplacer dans les zones d’activité (clôtures, etc.). Des mesures de gestion écologique des espaces prairiaux, visant à éviter de faucher ou à mettre en place de l’écopâturage, permettent de limiter l’incidence de la fauche sur les espèces. Certains sites ont mis en œuvre des actions de génie écologique pour recréer des mares ou des pierriers, qui sont des habitats très favorables à la faune. Enfin, il est important de noter que ces initiatives sont mises en place à long terme sur la durée de l’exploitation de ces sites, ce qui permet un suivi des actions et de leur efficacité, souvent mené volontairement avec des associations de protection de la nature.
Le partenariat avec l’unité Patrimoine naturel (voir paragraphe 3.1.5 : Dialogue avec les parties prenantes, page 228) s’illustre par l’élaboration d’une méthodologie d’analyse des zonages naturels et l’étude des enjeux faune-flore de chaque site. Cette démarche volontaire consiste à cartographier les sites de carrières de VINCI Construction en fonction de leur contexte environnemental et des espèces qu’ils accueillent, et à déterminer les mesures nécessaires pour préserver et favoriser l’accueil de nouvelles espèces faunistiques et floristiques. Reposant sur le calcul d’un indicateur de qualité écologique (IQE) conçu par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), cette méthode a été testée sur une trentaine de carrières depuis le début du partenariat (sur 160 sites en France). En complément, un travail de centralisation et d’analyse des données faune et flore existantes de VINCI Construction est venu enrichir les bases de données nationales.
| 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|
| Carrières ayant créé une CLCS (*) | Carrières ayant créé une CLCS (*)2022 55 % |
Carrières ayant créé une CLCS (*)2021 45 % |
Carrières ayant créé une CLCS (*)2020 45 % |
| Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux | Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux 2022 20 % |
Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux 2021 19 % |
Carrières ayant engagé des partenariats avec des naturalistes locaux 2020 19 % |
| Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**) | Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**)2022 17 701 |
Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**)2021 17 083 |
Nombre de données faune-flore transmises par les carrières de VINCI Construction au sein de l’INPN (**)2020 14 695 |
(*) Commission locale de concertation et de suivi.
(**) Inventaire national du patrimoine naturel.
Préservation de la biodiversité sur les chantiers
Les entreprises de construction appliquent, dès l’appel d’offres, une identification des enjeux prioritaires et respectent la séquence « éviter, réduire, compenser ». Des mesures adaptées au contexte écologique des chantiers sont ainsi définies, et, lorsque cela est possible, des variantes plus performantes peuvent être soumises aux clients.
VINCI Construction a mis à jour les mémoires techniques environnement, notamment pour inclure de nouvelles bonnes pratiques en termes de préservation de la biodiversité. Les mesures d’évitement et de réduction peuvent prendre les formes suivantes : lutte contre les espèces exotiques envahissantes, changement des chemins d’accès au chantier s’ils traversent des zones à enjeux, adaptation des plannings en fonction des espèces, pêches de sauvegarde, déplacement d’espèces, dérivation de cours d’eau, balisage adapté en fonction des espèces, plantation et revégétalisation de talus, etc. La délégation Terrassement, Travaux maritimes et fluviaux de la division Réseaux France de VINCI Construction prévoit la prise en compte de la biodiversité sur ses chantiers via la démarche « Actons la bionécessité » (https://www.actons-la-bionecessite.com/), en allant au-delà des exigences réglementaires. Cette démarche vise à éveiller les consciences des collaborateurs et collaboratrices et des parties prenantes, et à leur fournir les outils pour agir en faveur de la biodiversité. Les équipes performance durable des divisions Bâtiment France et Génie civil France de VINCI Construction ont renforcé en 2022 le déploiement de leur stratégie biodiversité pour les projets. La végétalisation du bâti est un axe primordial pour renforcer la continuité écologique dans les villes et pour permettre la diversification génétique des espèces ainsi que l’accomplissement de leur cycle biologique, notamment leur déplacement.