Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

Données scope 3 suivies en 2022

En 2022, le périmètre du reporting des émissions indirectes a été élargi et couvre les achats de béton, de ciment, d’acier et de bitume pour VINCI Construction ; les bâtiments livrés par VINCI Immobilier ; les achats (y compris de sous-traitance) et l’utilisation des biens et services vendus par VINCI Energies ; ainsi que les émissions des activités autoroutières et aéroportuaires qui font l’objet d’un suivi depuis plusieurs années. Elles sont présentées ci-dessous et mises en regard des émissions directes (scopes 1 et 2).

Émissions de CO2e (scopes 1, 2 et 3 aval) des sociétés de la branche concessions de VINCI et de leurs usagers et clients
  VINCI Autoroutes VINCI Autoroutes VINCI Airports VINCI Airports

 

(en tonnes CO2e)
VINCI Autoroutes2022 (*) VINCI Autoroutes2021 (*) VINCI Airports2022

VINCI Airports

2021

 

Émissions scopes 1 + 2

VINCI Autoroutes

18 301 ☑

VINCI Autoroutes

20 951 ☑

VINCI Airports

71 149 ☑

VINCI Airports

91 911

 

Émissions des usagers/tiers (scope 3)

VINCI Autoroutes

15 859 378 ☑

VINCI Autoroutes

15 575 711 ☑

VINCI Airports1 089 787 (**)

VINCI Airports

948 771 (**)

(*)Émissions de la période du reporting environnement, soit du 1/01 au 31/12 de l’année N. Émissions des usagers couvrant la combustion de carburant des véhicules circulant sur les autoroutes (dont amont carburant). Les données 2021 ont été mises à jour pour intégrer l’amont carburant.

(**)Émissions de l’année N–1 prises en compte dans l’Airport Carbon Accreditation de l’année N. Émissions couvrant l’ensemble des émissions scope 3 aval du périmètre ACA requisespar le GHG Protocol, sur tout le périmètre consolidé.

☑ Donnée ayant fait l’objet d'une vérification avec un niveau d’assurance raisonnable.

3.2.3 Résilience des projets et ouvrages

Les conséquences du changement climatique affectent à la fois les activités du Groupe – tant en construction qu’en concessions –, ses contrats (tels que les contrats de maintenance) et ses collaborateurs (les ouvriers qui travaillent sur les chantiers, par exemple). Renforcer la résilience de ses activités constitue ainsi une priorité pour VINCI, qui lui a permis de constituer une expertise reconnue en la matière. La résilience fait déjà partie intégrante du processus d’évaluation des risques des projets portés par le Groupe et constitue un axe majeur d’innovation pour assurer la préservation des ouvrages et des solutions mises en œuvre pour les clients.

  Actions mises en œuvre Indicateurs de suivi
Sites fixes

Sites fixes

Actions mises en œuvre

–Réaliser une autoévaluation des risques climatiques sur les sites existants et faire une analyse préalable des risques climatiques pour les sites en construction.

Sites fixes

Indicateurs de suivi

–Part de sites fixes ayant fait l’objet d’une évaluation de risques climatiques

Prise d’affaire

Prise d’affaire

Actions mises en œuvre

–Utiliser des outils décisionnels (grilles d’analyse, logigrammes) pour identifier et anticiper les enjeux des projets dans la phase de réponse commerciale.

Prise d’affaire

Indicateurs de suivi

–Intégration des risques environnementaux dans les grilles de risques et procédures de prise d’affaires

3.2.3.1 Évaluation des risques climatiques physiques

Expertises et outils développés en interne

Un groupe de travail prospectif de Leonard dédié à la résilience climatique est actif depuis 2018. Il est constitué d’un panel représentatif des activités de VINCI et accompagné par Resallience, le bureau d’études du Groupe dédié à l’adaptation des projets, des villes, des territoires, des infrastructures et de leurs usages au changement climatique.

En 2022, Resallience a constitué une offre de diagnostic de performance résilience climatique (DPR). Il s’agit d’un outil d’aide à la décision alimenté par un système d’information géographique (SIG) qui fait partie des projets Race to Zero et Race to Resilience soutenus par l’ONU. Il permet à ses utilisateurs (collectivités, industriels, gestionnaires d’actifs immobiliers et d’infrastructures, fonds d’investissement, etc.) de visualiser l’exposition à des aléas (selon différents scénarios du Giec) et leur impact sur les bâtiments et infrastructures : dommages, coûts, scénarios d’adaptation, etc.

Resallience et Sixense (VINCI Construction) opèrent de nombreux logiciels utiles pour connaître le potentiel de corrosion des ouvrages en béton armé, pour mesurer l’effet des îlots de chaleur urbain, pour prédire et visualiser les crues et les zones urbaines inondables, et pour évaluer les coûts du changement climatique sur les infrastructures.

Le lab recherche environnement VINCI-ParisTech a soutenu depuis 2008 environ 70 projets de doctorat et postdoctorat qui ont permis d’apporter une connaissance scientifique sur l’adaptation des bâtiments. Parmi ces travaux : la modélisation du microclimat urbain sur les surfaces et dans l’air, en intégrant ou non la végétalisation ; ainsi que la projection des températures des bâtiments à l’horizon 2050 et 2100, en fonction du type de bâtiment (haussmannien, HLM 1960, résidence récente basse consommation, immeuble à énergie positive).

Sensibilisation

Un e-learning a été publié permettant aux collaborateurs du Groupe de se familiariser avec le concept de résilience et de comprendre ses enjeux pour les activités du Groupe et celles de ses clients. D’importants travaux de recherche sont également menés en interne et avec les partenaires scientifiques du Groupe. Ces travaux portent sur l’adaptation des quartiers aux périodes de canicule, la gestion des îlots de chaleur urbains, la prévention des inondations, etc.

Autodiagnostic

Les pôles mènent également des travaux pour renforcer la résilience de leurs activités. En 2022, VINCI Concessions a lancé une analyse de vulnérabilité au changement climatique pour plusieurs entités de son réseau (35 entités, dont 27 aéroports). La première étape de cette analyse a permis de développer une méthodologie d’étude de vulnérabilité, afin de réaliser une première évaluation au niveau macro des principaux risques auxquels font face les concessions étudiées. Dans un second temps, pour les entités identifiées comme étant les plus exposées, une analyse plus poussée de l’impact de ces risques sur les infrastructures sera réalisée, afin d’identifier, avec les équipes techniques des infrastructures concernées, des mesures d’atténuation pertinentes (ainsi que les Capex nécessaires).

Toutes les projections climatiques seront prises en compte pour calculer le référentiel historique. Pour les référentiels 2030 et 2050, les deux scénarios de réchauffement climatique utilisés sont les SSP2-4.5 (réchauffement estimé de 2,7 °C d’ici la fin du siècle) et SSP5-8.5 (émissions élevées, sans politique climatique additionnelle).