Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

3.2.1.1 Actions de réduction des émissions du périmètre direct
  Actions mises en œuvre Indicateurs de suivi
Activités industrielles

Activités industrielles

Actions mises en œuvre

  • Optimiser l’efficacité énergétique.
  • Substituer les énergies fossiles à fortes émissions par du gaz naturel et du gaz d’origine renouvelable.

Activités industrielles

Indicateurs de suivi

 

Engins de chantier et véhicules

Engins de chantier et véhicules

Actions mises en œuvre

  • Substituer une partie de la flotte d’engins de chantier par des engins moins émetteurs, promouvoir l’écoconduite et mettre en place des outils de suivi des consommations.
  • Collaborer avec les constructeurs et loueurs d’engins de chantier pour tester sur le terrain des innovations bas carbone.
  • Accélérer le renouvellement du parc de véhicules légers et utilitaires par des véhicules hybrides, électriques ou moins émetteurs de gaz à effet de serre.
  • Inciter les collaborateurs à réduire leurs consommations, grâce au développement de plateformes de covoiturage, à la formation à l’écoconduite et à l’usage des mobilités douces.
  • Expérimenter des carburants tels que l’hydrogène et le biogaz pour les véhicules utilitaires.

Engins de chantier et véhicules

Indicateurs de suivi

  • Émissions de gaz à effet de serre (scopes 1 et 2)
  • Consommation totale d’énergie et répartition par sources
Bâtiments et bases vie

Bâtiments et bases vie

Actions mises en œuvre

  • Réaliser des diagnostics d’efficacité énergétique sur le parc de bâtiments du Groupe et déployer des initiatives adaptées, telles que rénovation thermique, régulation de température ou écoconception.
  • Accroître l’utilisation de bases vie à haute performance énergétique.

Bâtiments et bases vie

Indicateurs de suivi

 

Énergies renouvelables

Énergies renouvelables

Actions mises en œuvre

  • Privilégier la consommation d’énergies renouvelables, notamment en installant des centrales photovoltaïques pour la production d’électricité en autoconsommation.

Énergies renouvelables

Indicateurs de suivi

  • Part d’énergie renouvelable consommée

Un travail approfondi sur les actions à entreprendre pour atteindre l’objectif de réduction des scopes 1 et 2 a été réalisé en 2019 pour les différentes activités du Groupe. Cette démarche a mobilisé l’ensemble des entités opérationnelles de VINCI et a permis de recenser les facteurs de progrès et les besoins d’investissements associés. Des plans d’action chiffrés, y compris sur le plan financier, ont été adoptés dans tous les pôles. L’atteinte de l’objectif de 40 % de réduction d’ici 2030 requiert en complément des évolutions technologiques supplémentaires, dont le rythme de développement opérationnel comporte encore une part d’incertitude. L’année 2022 a permis de poursuivre ces plans d’action, qui couvrent prioritairement quatre domaines : la performance environnementale des engins et poids lourds, la mobilité des collaborateurs de VINCI, l’optimisation énergétique des bâtiments et processus industriels, et la décarbonation de l’énergie consommée.

engins et camions: 35%  , Véhicules de fonction et utilitaires: 29% , Industries: 27% , Bâtiments: 9%
  • Performance environnementale des engins et poids lourds

La consommation d’énergie liée à l’utilisation des engins de chantier et poids lourds représente le premier poste d’émissions des scopes 1 et 2 de VINCI, avec 35 % des émissions. Pour réduire les émissions associées, les entités de VINCI agissent sur trois principaux leviers : le pilotage des consommations en temps réel, la formation des opérateurs et la modernisation du parc en lien avec les four-nisseurs. Concernant le suivi des consommations, VINCI Construction poursuit le déploiement de l’outil E-Track, captant les données des engins et camions équipés de télématique, afin d’optimiser leur utilisation et donc leur consommation d’énergie. En 2022, plusieurs milliers d’engins supplémentaires ont été connectés à E-Track. Au sein de Sogea-Satom (VINCI Construction), 30 % de la flotte poids lourds et engins est équipée en télématique et 750 collaborateurs sont formés à l’écoconduite.

VINCI investit dans la modernisation du parc d’engins et de camions : –VINCI Energies généralise l’usage des biocarburants pour sa flotte d’engins, en fonction des disponibilités locales et en s’appuyant sur un conseil extérieur pour évaluer les effets indirects de ces biocarburants, comme les changements d’affectation des sols. La consommation de biocarburants a triplé par rapport à 2021 pour atteindre 1,7 million de litres, ce qui permet d’éviter l’émission de 4 400 tonnes de CO2 d’origine fossile. La flotte de VINCI Energies compte actuellement 3 600 véhicules hybrides ou électriques (soit 8 % du parc) ; –VINCI Construction développe l’usage d’engins électriques et hybrides : Sogea Île-de-France (division Réseaux France) a réalisé plusieurs chantiers 100 % électriques comme ceux pour la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) dans le Xe arrondissement de Paris. Les divisions Génie civil France et Réseaux France utilisent des pelles et des camions-toupies hybrides sur les opérations du pôle d’échanges multimodal de La Part-Dieu à Lyon.

En parallèle, de nombreuses expérimentations ont été menées en 2022 pour tester les innovations des fabricants :

  • VINCI Autoroutes a testé le premier fourgon 100 % électrique de grande autonomie Fiat e-Ducato, dont le déploiement n‘est pas encore réalisable sur tout le réseau ;
  • VINCI Airports a accueilli la première dégivreuse électrique en France, à Clermont-Ferrand. Créée par la société Vestergaard, l’e-Mini MY Lite est équipée d’une batterie de 62 kWh et peut effectuer 8 à 12 dégivrages et parcourir jusqu’à 75 km en une seule charge ;
  • un des bateaux nettoyeurs de VINCI Construction Maritime et Fluvial (division Réseaux France) a été retenu, dans une démarche interne et de manière expérimentale, pour être remotorisé avec une propulsion électrique en vue d’une participation au « protocole de lance-ment des plateformes de financement de la transition écologique des flottes fluviales et la mobilisation des armateurs fluviaux » signé en mars 2022. À plus long terme, le programme ambitionne de modifier 40 navires sillonnant la Seine en Île-de-France.