| 2022 (*) | 2021 | 2020 | 2022/2021 Évolution | |
|---|---|---|---|---|
| Nombre de personnes en insertion |
Nombre de personnes en inserti on2022 (*) 2 735 |
Nombre de personnes en inserti on2021 2 997 |
Nombre de personnes en inserti on2020 3 068 |
Nombre de personnes en inserti on2022/2021 Évolution (8,7 %) |
| Nombre d’heures travaillées | Nombre d’heures travaillées 2022 (*)1 217 200 |
Nombre d’heures travaillées 2021 1 099 000 |
Nombre d’heures travaillées 2020 1 005 000 |
Nombre d’heures travaillées 2022/2021 Évolution 10,8 % |
| Nombre d’heures de formation | Nombre d’heures de formation 2022 (*)41 008 |
Nombre d’heures de formation 2021 41 669 |
Nombre d’heures de formation 2020 13 000 |
Nombre d’heures de formation 2022/2021 Évolution (1,6 %) |
(*) Données fournies au 31 décembre 2022.
Les collaborateurs de ViE s’attachent à accompagner les personnes en insertion, à veiller à leur bonne intégration dans les équipes, à suivre leurs missions et à trouver, si nécessaire, des solutions aux problématiques sociales qu’elles pourraient rencontrer (logement, administration, santé, barrières linguistiques, etc.). ViE, dans le cadre de ses missions, expérimente et conduit des actions d’innovations sociales avec pour objectif d’améliorer ou initier de nouvelles formes d’accompagnement.
À titre d’exemple, en 2022, les trois actions suivantes ont été développées :
ViE travaille sur l’employabilité de publics très éloignés de l’emploi et élabore une approche innovante en matière de cartographie des capacités et des compétences transférables. Depuis quelques années, un dispositif de retour à l’emploi durable, appelé Stratégie territoriale pour l’emploi (Step), permet aux personnes en insertion de monter en capacité dans les grandes régions en France. L’approche pédagogique de Step est innovante car elle est orientée vers l’action et favorise l’autonomie des « steppers ». Selon le principe de la formation-action, ceux-ci devront gérer et organiser la réalisation d’un projet concret, ce qui leur permettra de développer leurs compétences techniques ainsi que leurs capacités relationnelles et organisationnelles. Le travail en groupe et l’expérience individuelle sont utilisés pour stimuler la réflexion et le développement des compétences individuelles et collectives dans une situation de travail spécifique. Cette approche permet d’établir un lien direct entre les métiers des différents secteurs d’activité en termes de capacités transversales (telles que les savoir-être, les savoir-faire). Cela peut aider une personne à se projeter dans une nouvelle activité qu’elle n’aurait pas forcément envisagée auparavant. ViE porte une attention particulière aux métiers en tension, avec pour objectif de recruter, suivre et accompagner ce public volontaire dans des secteurs où un réel besoin de main-d’œuvre existe.
Concernant l’ingénierie sociale, ViE travaille avec des entreprises sur leurs enjeux sociaux et sociétaux dans l’objectif de construire et développer leur stratégie de responsabilité sociétale, et propose notamment de les accompagner et les former en matière de mobilités et de transitions professionnelles (plans de départs volontaires, etc.). De plus, ViE les accompagne dans leur démarche d’achats pour développer leur recours aux achats inclusifs auprès de TPE et PME ou de structures de l’économie sociale et solidaire telles que les entreprises adaptées (EA) et/ou les établissements ou services d’aide par le travail (Esat). Plus de détails sur cette démarche avec les pôles et divisions se trouvent au paragraphe 2.2.2 : Des relations locales et durables avec les fournisseurs et sous-traitants, page 214. À ce jour, ViE ne dispose d’aucune subvention publique et mène ses expérimentations en matière d’employabilité et de développement en termes de conseil et d’ingénierie sociale dans une démarche d’amélioration continue.
Plusieurs entités du Groupe déploient également cette démarche volontariste pour favoriser l’emploi et l’insertion localement. À titre d’exemple :
VINCI Autoroutes confie certaines prestations à des structures de l’économie sociale et solidaire, et, à travers des clauses d’insertion sociale intégrées dans chaque prestation, plus de 600 chantiers menés sur le réseau l’ont été avec des personnes en insertion. 7 % des personnes employées sur ces chantiers étaient issues de l’insertion, ce qui affirme la réelle volonté du pôle de soutenir l’emploi local et l’insertion. Sur le chantier d’aménagement de l’A10, plus de 100 000 heures d’insertion ont été réalisées en recrutant 72 personnes avec l’aide de partenaires locaux (Geiq, Pôle emploi, Mission locale).