VINCI est constitué d’un réseau d’entreprises locales historiquement très ancrées dans leurs territoires d’activité. Grâce à cet ancrage territorial, à l’autonomie et à la capacité d’initiative que leur assure le modèle de management décentralisé du Groupe, les entreprises de VINCI participent activement aux dynamiques locales.
À la fois investisseur, constructeur et opérateur de bâtiments et d’infrastructures, VINCI est un acteur majeur de la transformation des villes et des territoires. Les entreprises du Groupe participent à la structuration et à la cohésion de ces derniers, favorisent leur développement et leur attractivité, et concourent au dynamisme du tissu économique et social local. Qu’elles développent des activités de construction ou de concession, les entreprises de VINCI créent de la valeur non délocalisable et produisent localement des richesses importantes sous forme de revenus, de sous-traitance, d’activités annexes, de fiscalité locale ou de soutien à des associations.
Depuis 2014, des études sont menées par un tiers pour mesurer les impacts et retombées socio-économiques de projets ou d’entre-prises par le biais de l’outil Local Footprint®, conçu par le cabinet Utopies©. Elles sont réalisées à l’échelle d’un territoire, comme pour les activités de VINCI en Loire-Atlantique, ou à l’échelle d’un site, d’un projet de construction ou d’exploitation d’une infrastructure, en France comme à l’international. Ces études ont concerné autant les activités de construction (carrière Eurovia à Solignac-sur-Loire et carrières gérées par Jalicot) que des activités de concession (aéroports de VINCI Airports en France, Lamsac au Pérou, extension de l’autoroute Bogotá-Girardot en Colombie, exploitation du Stade de France, etc.). De même, des études ont pu être menées dans le cadre d’offres (projet d’aménagement du carrefour de Bambeto à Conakry en Guinée, phases chantier et exploitation du grand contournement ouest de Strasbourg, lot T3C de la ligne 15 du métro parisien, etc.).
Dans le prolongement de cette approche, VINCI a réalisé, pour la deuxième fois, une étude d’empreinte socio-économique de toutes ses activités en France, fondée sur les données 2021, afin d’identifier les flux injectés par toutes ses entreprises dans l’économie française et de quantifier et valoriser l’ancrage territorial du Groupe dans les tissus économiques locaux et sa chaîne de fournisseurs. L’étude actuelle confirme le poids des activités du Groupe dans l’économie française. Elles permettent de soutenir 1,6 % des emplois nationaux, touchent environ 15 secteurs d’activité et contribuent à hauteur de 1,5 % au PIB national. 1 million d’euros dépensés par VINCI pour des achats, des salaires et des taxes soutiennent 22 emplois en France. Il ressort également de cette étude que VINCI est présent sur tout le territoire. Le Groupe participe au développement économique de l’ensemble des régions : dans chacune d’elles, il soutient entre 1 et 2,6 % des emplois et réalise entre 1 et 2 % du PIB. Par ailleurs, l’étude démontre que VINCI a une chaîne de fournisseurs concentrée au niveau du rang 1 et réalise près de la moitié de ses achats auprès de TPE ou PME. Enfin, VINCI soutient 10 % des emplois du secteur du bâtiment et des travaux publics en France, et une autre part de la valeur créée bénéficie au quotidien des Français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du commerce de proximité.
Une plateforme dédiée à l’empreinte socio-économique a été mise en place sur Internet et sur l’intranet, accessible à tous les collaborateurs du Groupe. Elle présente la démarche, la méthodologie, les résultats, les pistes d’exploitation possibles et permet de faire une demande pour une synthèse spécifique à un pôle ou à une division, ou encore à une région française. Depuis le lancement, une centaine de synthèses ont été réalisées pour tout le territoire métropolitain et d’outre-mer. Elles sont principalement utilisées dans le cadre d’appels d’offres et lors du dialogue avec des donneurs d’ordres ou des élus locaux. Une enquête interne auprès des demandeurs de synthèses socio-économiques démontre également que la mesure d’empreinte socio-économique contribue par ailleurs à la réflexion de certains pôles sur leur stratégie de responsabilité territoriale et sur les leviers possibles de maximisation de leur impact.
En France, les activités réalisées dans le cadre des marchés publics sont soumises à des clauses sociales prévoyant le recrutement de personnes éloignées de l’emploi. 70 % de ces clauses sont concentrées dans le BTP, représentant 2 millions d’heures de travail par an pour les entreprises de VINCI. Pour accompagner les entreprises du Groupe ainsi que leurs sous-traitants dans la mise en œuvre de politiques d’insertion efficaces, VINCI Insertion Emploi (ViE), une entreprise spécialisée dans le domaine de l’insertion, unique en France, a été créée en 2011. La structure décentralisée de ViE, ancrée dans les territoires, permet d’agir au plus près des besoins locaux en matière d’insertion, d’employabilité et d’ingénierie sociale en faveur du retour à l’emploi durable pour des personnes éloignées ou très éloignées de l’emploi (chômage longue durée, avec peu ou pas de qualifications, anciens détenus, réfugiés, etc.). D’une part, ViE accompagne les entreprises de VINCI et des entreprises externes dans la mise en œuvre de leurs clauses d’insertion et, d’autre part, les met en lien avec des acteurs locaux tels que des associations, des entreprises d’insertion, des structures de retour vers l’emploi, pour permettre à des personnes en insertion de trouver un travail pérenne et d’être accompagnées le long de leur parcours. Le réseau de ViE s’étend localement, collaborant avec 500 acteurs nationaux d’insertion (entreprises adaptées, intérim, etc.) et 250 organisations liées à des collectivités et territoires (Missions locales, Pôle emploi, etc.). En 2022, ce sont environ 860 entreprises qui ont bénéficié de ses conseils et de son expertise ; près de 41 008 heures de formation ont été réalisées. Afin de renforcer les compétences des publics en insertion, ViE s’attache à allonger la durée de leur parcours au sein des entreprises du Groupe. 27 % des personnes employées en insertion se sont vu proposer une mission complémentaire à l’issue de leur premier chantier (16 % en 2021, 17 % en 2020).
Au total, environ
2 millions
d’heures d’insertion réalisées en 2022