Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

2.5.1 Risques physiques liés au changement climatique

Dans le contexte du changement climatique, l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des phénomènes climatiques extrêmes rend les risques environnementaux de plus en plus significatifs pour les activités du Groupe. Ils comprennent :

  • les « tempêtes », terme général qui recouvre les phénomènes climatiques provoquant rafales de vents et précipitations (pluie, neige ou grêle) ;
  • les fortes variations de température (canicules, sécheresses, périodes de froid) ;
  • les inondations, par crue, par ruissellement à la suite de précipitations trop importantes ou par submersion marine, pouvant provoquer des glissements de terrain et renforcer les phénomènes d’érosion ;
  • les éboulements ou d’autres mouvements des sols comme le risque de retrait-gonflement des argiles, pouvant affecter les bâtiments et les infrastructures.

L’évaluation de ce risque a été réalisée dans le contexte du scénario RCP 4.5 (scénario dit « pessimiste » présentant une forte probabilité de réchauffement allant jusque +3,3 °C à la fin du siècle).

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque
  • Phénomènes climatiques extrêmes.
Conséquences possibles :
  • Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
  • Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses nécessaires à l’entretien ou à la remise en état des infrastructures et matériels, pertes liées à l’exploitation et à l’allongement des délais de réalisation des projets.
  • Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).

Procédures de gestion du risque

  • Identification préalable des risques encourus sur le territoire concerné et mise en place de moyens techniques d’atténuation des phénomènes climatiques –Dommages aux installations et aux matériels. extrêmes (batardeaux, pompes, bassins, éléments de refroidissement, etc.).
  • Mise en place d’un business continuity plan (BCP) pour certains actifs concédés (aéroports par exemple).
  • Mise en œuvre de procédures d’urgence, en coopération avec les acteurs locaux, pour répondre aux évènements climatiques extrêmes (journées « intempéries » pour les salariés, évacuation du matériel, etc.) ainsi que pour la reprise d’activité après les évènements.
  • Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.

2.5.2 Raréfaction des ressources

Les modifications de l’équilibre climatique naturel s’accompagnent d’une raréfaction de certaines matières premières (minéraux, métaux rares, énergies fossiles) et de l’extension des zones de stress hydrique. Certaines activités du Groupe dépendant de la disponibilité de ces ressources, leur diminution a une influence directe sur les capacités d’approvisionnement nécessaires à l’exécution des projets et des concessions.

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque
  • Raréfaction des ressources.
  • Extension des zones de stress hydrique.
Conséquences possibles :
  • Impacts financiers du fait de l’augmentation possible du coût de certains matériaux.
  • Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).

Procédures de gestion du risque

  • Mise en œuvre de solutions d’écoconception visant à réduire l’usage de certaines matières premières et à réemployer, réutiliser ou recycler les matériaux de déconstruction dans une démarche d’économie circulaire.
  • Identification des zones de stress hydrique sur les sites des projets afin d’adapter les méthodes de construction et d’exploitation.
  • Réduction des consommations d’eau et développement de solutions de réutilisation de l’eau sur certains sites.
  • Adaptation des procédés.

2.5.3 Qualité des milieux et présence de contaminants

Le risque d’intervenir sur une parcelle de terrain dégradée ou polluée est substantiel, notamment en milieu urbanisé où, par le passé, l’activité industrielle est susceptible d’avoir eu des incidences négatives sur les sols et les milieux naturels. En l’absence de connaissance du responsable de la dégradation observée, il est souvent du ressort de l’aménageur de procéder à la restauration du site pour assurer la pérennité des nouveaux bâtiments et infrastructures. Les travaux de comblement de carrières, de dépollution de sols, de traitement des déchets ont des impacts importants sur les coûts et délais de certains chantiers et projets d’aménagement. Par ailleurs, la valorisation ou le traitement de matériaux nécessite également de s’assurer de l’absence de contaminants, y compris d’espèces végétales considérées comme envahissantes.

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque
  • Risque d’intervention sur une parcelle de terrain dégradée ou polluée.
Conséquences possibles :
  • Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses pour la remise en état des sites concernés et à l’allongement des délais.
  • Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
  • Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).

Procédures de gestion du risque

  • Identification des terrains pollués et dégradés, estimation des coûts associés à un traitement.
  • Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.
  • Protection des salariés travaillant sur des terrains présentant des risques.
  • Mise en œuvre de techniques et filières de dépollution et de retraitement des éléments pollués ou dégradés.

2.6 Risques éthique des affaires

Les entreprises du Groupe opèrent de manière autonome dans un environnement international avec une multitude de parties prenantes participant aux opérations ou étant impactées par celles-ci : maîtres d’ouvrage et assistants, concédants, autorités de régulation, maîtres d’œuvre, architectes, bureaux d’études, cotraitants, sous-traitants, fournisseurs (dont certains sont locaux : fournisseurs de matériaux, de béton, de granulats, d’eau, etc.), prestataires de services (contrôleurs, transporteurs, transitaires, affréteurs, assureurs, banquiers, etc.), riverains, communautés, usagers, etc.

Par ailleurs, le développement du Groupe à l’international, notamment par des opérations de croissance externe, accentue le risque d’être exposé à des fraudes internes ou externes, à des violations de ses principes éthiques ou des réglementations, en particulier en matière de corruption. Si de telles violations étaient commises, VINCI serait passible d’amendes, de mesures d’exclusion des marchés publics, de redressement ou de résiliation de contrats. De plus, ces violations risqueraient de porter atteinte à son image, à la confiance de ses investisseurs, clients et partenaires, de ternir sa réputation et d’affecter sa capacité à soumissionner à des appels d’offres.