Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque

Santé-sécurité

Devant la complexité et les contraintes grandissantes sur les chantiers, les risques majeurs identifiés sont liés :

  • aux masses en mouvement (engins, véhicules, équipements) ;
  • aux chutes d’objets ou de charges ;
  • au travail en hauteur ;
  • aux appareils sous tension ;
  • aux outils mécaniques portatifs ;
  • à la circulation routière ;
  • aux crises sanitaires (épidémies ou pandémies) ;
  • à la consommation d’alcool et de substances illicites.
Conséquences possibles :
  • Conditions de santé et de sécurité dégradées pour les salariés et sous-traitants.
  • Allongement des délais de réalisation (interruptions de chantier) et pertes d’exploitation.
  • Atteinte à la réputation du Groupe.

Procédures de gestion du risque

  • Analyse préalable des risques encourus le plus en amont possible et lors du démarrage des opérations.
  • Fourniture d’équipements de protection individuelle adaptés.
  • Mise en place de procédures de prévention et de modes opératoires issus de l’évaluation des risques (balisages, garde-corps, escaliers, etc.).
  • Réalisation d’audits dédiés et de certifications (OHSAS, ISO 45001).
  • Organisation de formations et d’évènements de sensibilisation.
  • Utilisation d’outils de remontée d’informations, notamment numériques.
  • Mise en place de partenariats avec des organismes extérieurs tels que l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi).
  • Inscription de clauses dédiées dans les contrats avec les sous-traitants.
  • Mise en place de dispositifs de télétravail pour les collaborateurs dont la présence sur site n’est pas requise.
  • Respect des mesures sanitaires mises en place par les autorités locales (en France, le guide de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics notamment).
  • Sensibilisation continue des équipes sur les dangers associés à la consommation d’alcool et de substances illicites, et contrôles sur les chantiers.
Identification du risque

Sûreté

Le contexte géopolitique local est lié aux enjeux économiques, sociaux et politiques des territoires. Il influe sur les conditions de sûreté des salariés et sous-traitants.

Conséquences possibles :

  • Conditions de sûreté dégradées pour les salariés.
  • Atteinte à la continuité d’activité avec de potentielles conséquences contractuelles.

Procédures de gestion du risque

  • Veille géopolitique et sécuritaire permanente et diffusion d’informations sur l’évolution des risques aux directions des entreprises et des projets.
  • Analyse approfondie lors des réunions du comité des Risques VINCI pour la prise d’affaires dans les pays à risques.
  • Mise en place de dispositifs de protection des personnes et des biens adaptés à la situation dans les zones à risques (chauffeurs pour le personnel, protection physique des emprises, gardiennage, etc.).
  • Programmes de sensibilisation des collaborateurs voyageurs et expatriés, et suivi des déplacements professionnels à l’étranger via une plateforme dédiée.
  • Audits et plans particuliers de protection.
  • Échanges avec les clients sur les conditions d’arrêt partiel ou total d’activité en cas de dégradation du contexte sécuritaire.
  • Application des mesures de gestion de crise.

2.4.3 Attraction et rétention des talents

L’enjeu de l’attraction et de la rétention des talents est essentiel dans un groupe où l’activité des chantiers évolue très vite et où la spécialisation des métiers et des expertises donne un avantage concurrentiel dans les réponses aux appels d’offres.

Identification du risque Procédures de gestion du risque
  • Manque d’attractivité des métiers du Groupe, faible notoriété de la marque employeur des entreprises du Groupe.
  • Manque d’incitations et d’évolutions professionnelles.
Conséquences possibles :
  • Difficultés à conserver des salariés qualifiés et formés aux métiers spécifiques du Groupe.
  • Difficultés à répondre aux besoins des projets.
  • Délais ou annulation des projets.
  • Atteinte à la réputation en cas de défaut de la qualité des ouvrages en raison d’un manque de compétences.
  • Manque d’attractivité des métiers du Groupe, faible notoriété de la marque employeur des entreprises du Groupe.
  • Manque d’incitations et d’évolutions professionnelles.
Conséquences possibles :
  • Difficultés à conserver des salariés qualifiés et formés aux métiers spécifiques du Groupe.
  • Difficultés à répondre aux besoins des projets.
  • Délais ou annulation des projets.
  • Atteinte à la réputation en cas de défaut de la qualité des ouvrages en raison d’un manque de compétences.

Procédures de gestion du risque

  • Accroissement des compétences des salariés du Groupe selon un cycle de développement du capital humain (objectifs de formation et d’évolution dans l’entretien annuel).
  • Mise en place d’un programme de formation pour chaque collaborateur.
  • Développement de programmes favorisant les mobilités internes.
  • Mise en place de partenariats locaux avec des acteurs économiques, sociaux, institutionnels, académiques ou associatifs.
  • Mise en oeuvre de programmes de développement des compétences à destination de salariés recrutés localement, notamment dans le cadre de contrats d’insertion.
  • Développement des actions favorisant la diversité dans les équipes en luttant contre les discriminations au sein des entreprises du Groupe.
  • Association des salariés au partage des fruits de la performance du Groupe.
  • Développement d’actions favorisant l’engagement citoyen des salariés du Groupe.

2.5 Risques environnementaux

Les entreprises du Groupe peuvent être soumises à des risques liés aux conditions de l’environnement des projets et territoires dans lesquels elles interviennent, notamment aux risques liés au changement climatique et à la contamination potentielle des milieux naturels.

Ces risques environnementaux sont analysés dès la phase d’appels d’offres, au regard des enjeux humains, techniques, financiers et juridiques qu’ils génèrent. Les solutions élaborées et dimensionnées avec les équipes de développement prennent en compte le plus en amont possible ces enjeux. Une analyse est réalisée afin de définir les modalités de préservation de l’environnement sur les territoires. Elle est complétée, le cas échéant, d’une consultation auprès des parties prenantes locales et réévaluée régulièrement en fonction de l’évolution des activités. Des solutions techniques et organisationnelles appropriées sont mises en œuvre pour réduire les risques. Les compagnies d’assurances sont également impliquées dans l’analyse, afin d’adapter leurs contrats aux risques résiduels du projet. La prise en compte de ces risques évolue tout au long de la vie des projets, y compris lors de la phase d’exploitation des infrastructures. Les coûts de remise en état liés à des évènements climatiques majeurs peuvent être partiellement pris en charge par les compagnies d’assurances. Au-delà des aspects économiques, les risques environnementaux s’apprécient en termes d’image et de réputation, l’exploitation pouvant être durablement affectée par leurs conséquences. Dans une perspective de plus long terme, la transition environnementale et l’incertitude des signaux de marché qu’elle engendre peuvent aussi constituer un facteur de risques (voir paragraphe 2.2.2 : Conformité législative et réglementaire, page 176).

Au-delà des aspects financiers, les enjeux environnementaux relatifs aux activités du Groupe et leurs impacts sur l’environnement sont analysés selon les principes de la « double matérialité » et détaillés plus spécifiquement en fonction de leur horizon temporel (court, moyen ou long terme) dans le paragraphe 4.4 du Plan de vigilance : La vigilance en matière d’environnement, pages 272 à 281.