Document d'enregistrement universel 2022

Informations générales et éléments financiers

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque

Dans le domaine des concessions, outre les changements de dispositions législatives, réglementaires ou fiscales toujours possibles sur les durées longues de ces contrats, le Groupe se trouve dans une situation de dépendance à l’égard des autorités concédantes, qui peuvent disposer du pouvoir de modifier unilatéralement les termes et conditions des contrats en cours d’exécution (contrats de délégation de service public, de partenariat public-privé ou de concession), voire de résilier ces contrats moyennant une compensation.

Dans le cadre de leurs activités, les sociétés du Groupe sont susceptibles d’engager leur responsabilité civile contractuelle, délictuelle ou pénale, et ainsi de devoir en assumer les conséquences pécuniaires ou administratives. Par ailleurs, la responsabilité pénale des dirigeants ou des collaborateurs du Groupe peut être mise en cause. Une large part des risques de non-conformité est ainsi susceptible de peser sur les dirigeants mandataires sociaux et les collaborateurs détenant une délégation de responsabilité, mais également sur les personnes morales. Les conséquences peuvent être financières (amendes) ou pénales (condamnation et/ou interdiction d’exercer).

La transition environnementale engendre de nombreuses incertitudes dans l’interprétation des signaux du marché. L’émergence de nouveaux dispositifs de « cap-and-trade » (ou marchés de droits à polluer susceptibles d’affecter les activités émettrices de gaz à effet de serre), la possibilité d’une taxe carbone ou les conséquences de la taxonomie européenne sur les secteurs qui en sont exclus peuvent constituer des risques avec des conséquences financières (pertes de projets en appel d’offres, amendes, impacts sur la rentabilité des projets en cours), morales et d’atteinte à la réputation du Groupe (voir paragraphe 4.4.1 du Plan de vigilance : La cartographie des risques majeurs du Groupe, p. 273).

Procédures de gestion du risque

Les principales dispositions du contrôle légal et réglementaire sont décrites en section E : Informations sociales, sociétales et environnementales, paragraphes 2.3 Respect des droits humains, page 216, et 2.4 L’éthique des affaires, page 217.

Les risques financiers afférents à la mise en jeu éventuelle de la responsabilité civile des sociétés du Groupe sont couverts dans certaines limites par des polices d’assurance décrites au paragraphe 3.5 Couverture des risques par les assurances, pages 185-187.

La capacité du Groupe à s’adapter à l’évolution des marchés sur lesquels il opère et aux nouvelles réglementations, et la veille normative qu’il effectue lui permet un contrôle significatif des risques de conformité législative et réglementaire.

2.3 Cyberrisques

La protection du capital informationnel de VINCI constitue un enjeu stratégique pour le Groupe, particulièrement à l’heure où tous ses métiers se digitalisent. Les cyberrisques constituent donc une préoccupation permanente pour le Groupe, qui travaille en continu sur le renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information et la sensibilisation de l’ensemble de ses salariés.

2.3.1 Cyberattaques

Les nouvelles pratiques collaboratives permettent de travailler au bureau, sur site ou à distance de manière plus fluide et efficace. Dans un monde hyperconnecté, elles sont devenues une source de vulnérabilité. Les systèmes d’information, essentiels à l’efficacité opérationnelle du Groupe, sont en effet exposés aux cyberattaques, lesquelles peuvent revêtir des formes très diverses et de plus en plus sophistiquées.

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque
  • Cyberattaques : attaques des systèmes d’information (SI).
  • Fuite d’information : déperdition ou divulgation de données.
  • Cyberespionnage : écoute ou vol de données confidentielles.
Conséquences possibles :
  • Atteinte à la réputation du Groupe.
  • Perte financière.
  • Indisponibilité des systèmes d’information.
  • Non-conformité.

Procédures de gestion du risque

En 2022, VINCI a continué ses efforts de déploiement de sa politique générale de sécurité des systèmes d’information (SI), sous l’impulsion du référent cybersécurité au sein du comité Exécutif du Groupe.

Les principales actions suivantes ont été menées :

  • présentations régulières par la direction des Systèmes d’information devant le comité Exécutif de l’avancement des projets qui constituent le programme de cybersécurité du Groupe ;
  • actualisation, avec les représentants de chacun des pôles, du plan pluriannuel sur la cybersécurité ;
  • déploiement de nouveaux services de l’équipe VINCI-Cert (Computer Emergency Response Team) en central et dans les pôles, ayant pour objectif d’améliorer la supervision des actifs informatiques exposés sur Internet ;
  • contrôle de l’application des directives de sécurité des SI, qui précisent les règles de sécurité obligatoires pour chaque domaine du système d’information ;
  • actualisation du « cybersecurity radar » de VINCI qui mesure le niveau de maturité en cybersécurité de l’ensemble des entités du Groupe ;
  • uniformisation et déploiement des mécanismes de sécurisation des postes de travail et de la gestion des identités numériques ;
  • déploiement de nombreuses actions de sensibilisation à destination de l’ensemble des collaborateurs ;
  • multiplication des campagnes de « faux phishing » auprès des collaborateurs à des fins de sensibilisation ;
  • campagne de tests d’intrusion sur les infrastructures critiques du Groupe ;
  • renforcement des dispositifs de résilience des infrastructures informatiques essentielles aux métiers du Groupe (redondance, reprise après incident) ;
  • réalisation d’exercices de simulations de cybercrises Groupe et ciblées par métier ;
  • mise en place d’un SOC (Security Operation Center) ;
  • audits internes de cybersécurité réalisés conjointement par les directions de l’Audit et des Systèmes d’information du holding.