Document d’enregistrement universel 2021

Concessions

Affecté par la crise sanitaire, le trafic s’est redressé au second semestre, en particulier dans l’Union européenne et sur le continent américain. Tout en poursuivant l’optimisation de ses coûts, VINCI Airports a réalisé de nouveaux développements au Brésil et en France, et accéléré le déploiement de son ambition environnementale, en s’engageant notamment pour développer l’usage de l’hydrogène dans le secteur aérien.

Données économiques

À l’image de l’ensemble du secteur aérien mondial, l’activité de VINCI Airports en 2021 est restée fortement affectée par la crise du Covid-19 et les mesures de restriction des déplacements qui en ont découlé. Après un premier semestre très déprimé, le trafic passagers a affiché une inflexion positive à partir de l’été. Son redressement progressif s’est ensuite poursuivi jusqu’à fin 2021, grâce à une meilleure maîtrise de la situation sanitaire à travers le monde suite au déploiement massif des campagnes de vaccination.

 L’évolution a été contrastée selon les zones géographiques et les politiques sanitaires appliquées par les États. En Europe, VINCI Airports a enregistré, pendant la saison estivale, une forte reprise du trafic en France, au Portugal et en Serbie, favorisée par la mise en place du passe sanitaire et la réouverture des frontières au sein de l’Union européenne. Le redressement a été encore plus notable sur le continent américain, le trafic au second semestre se rapprochant voire dépassant ses niveaux d’avant-crise, en particulier en République dominicaine et au Costa Rica, ainsi qu’aux États-Unis et au Brésil. En revanche, le trafic est resté faible au Royaume-Uni et en Asie, où des règles très strictes ont limité les voyages internationaux.

VINCI Airports a toutefois tiré parti du « mix trafic » de son portefeuille : la part des vols domestiques et intracontinentaux, ainsi que des voyages affinitaires (VFR – visiting friends and relatives) et touristiques, dont la reprise est plus rapide, est en effet prépondérante par rapport au poids des vols intercontinentaux et d’affaires, dont le retour à la normale se révèle plus lent. Il faut souligner également que la plupart des plateformes du réseau VINCI Airports ont continué d’enregistrer un haut niveau d’activité de fret, porté notamment par la croissance de l’e-commerce.

Un système de modulation des redevances aéroportuaires a été mis en place en fonction de l’empreinte carbone des avions, comme ici à Lyon-Saint Exupéry.

Dans ce contexte et dans le respect de ses obligations contractuelles et réglementaires, VINCI Airports a poursuivi en 2021 ses efforts d’optimisation des coûts – engagés dès le début de la crise sanitaire en 2020 – en adoptant pour chaque plateforme, grâce à son modèle décentralisé, les solutions les plus adaptées au contexte local. VINCI Airports a ainsi réalisé sur les plateformes qu’il gère environ 2 milliards d’euros d’économies – par rapport aux budgets prépandémie – entre mars 2020 et décembre 2021, dont la moitié concerne la réduction des dépenses d’exploitation et l’autre moitié provient du report d’investissements hors ceux relatifs au développement durable.

En parallèle, VINCI Airports s’est employé à préserver la viabilité financière de ses actifs en engageant la renégociation de certains contrats et en levant des financements additionnels. Ainsi, l’aéroport de Londres Gatwick a placé avec succès deux émissions obligataires qui lui ont permis de renforcer sa liquidité, et obtenu l’approbation de ses prêteurs pour être délié temporairement du respect de ses covenants financiers, compte tenu de la situation exceptionnelle impactant le transport aérien au Royaume-Uni.