Les méthodologies utilisées pour certains indicateurs sociaux et environnementaux peuvent présenter des limites, du fait :
Les données des sous-traitants sont incluses dans le reporting environnemental lorsqu’elles relèvent de la responsabilité directe de VINCI (services ou ressources fournis par VINCI). Dans le cas où les entreprises de VINCI agissent en tant que sous-traitantes, comme cela peut être le cas pour VINCI Energies, les consommations d’eau et d’électricité ne sont pas comptabilisées lorsqu’elles n’ont pas accès aux données, ou que celles-ci ne sont pas significatives.
Le guide méthodologique de reporting environnemental laisse la possibilité de calculer les données environnementales sur la base des dépenses et de prix unitaires moyens sur la période de référence en cas d’absence de données sources. Cette démarche a notamment été mise en œuvre concernant les chantiers de VINCI Construction France, de VINCI Construction Terrassement, de Soletanche Freyssinet en France et au sein d’Eurovia. En France, les prix unitaires moyens sont issus des sources suivantes : contrats-cadres nationaux, portail Internet d’Eaufrance – service public d’information sur l’eau et les milieux aquatiques (consommation d’eau). Chez VINCI Immobilier, près de 98 % du volume des déchets est estimé. Dans les bureaux et agences, l’estimation se fait à partir des données réelles existantes et concerne environ 75 % des bâtiments. Dans le cas des résidences gérées, où l’on utilise un ratio de déchets générés par habitant, la part d’estimation est de 100 %.
Le document d’enregistrement universel fait état des données connues par le Groupe à la date de fin d’exercice. Ces données pourraient toutefois faire l’objet de corrections au cours de l’année suivante si une anomalie significative était avérée et sous réserve d’une justification détaillée. Il est à noter que les données publiées dans le document d’enregistrement universel 2020 n’ont fait l’objet d’aucune correction au cours de l’exercice 2021.
Les consommations totales d’énergie sont exprimées en mégawattheures PCS (MWh PCS). Les facteurs de conversion retenus sont 10,66 kWh/l pour le diesel, 9,82 kWh/litre pour l’essence, 11,15 kWh/l pour les huiles usagées, 11 833 kWh/t pour le fioul lourd et 3 069 kWh/t pour le charbon (lignite). Source : Association technique énergie environnement ( https://atee.fr/document calculette-de- conversion-des-unites-energetiques).
Pour les émissions de gaz à effet de serre, les facteurs d’émissions utilisés sont issus de la Base Carbone® de l’ADEME de 2016 pour le calcul des émissions scope 1, et de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) de 2018 pour le calcul des émissions scope 2.
En 2021, les méthodes location-based et market-based ont été utilisées afin de calculer les émissions générées par les consommations d’électricité des entités du Groupe (scope 2). La première méthode appelée location-based prend en compte le mix électrique moyen du réseau pour chaque pays où a lieu la consommation d’électricité, en appliquant un facteur d’émission nul aux consommations d’électricité renouvelable issues d’autoconsommation et de contrats directs (Power Purchase Agreement). La seconde méthode, market-based, s’appuie sur les émissions dites de marché, en prenant en compte les émissions de l’électricité effectivement achetée, appliquant un facteur d’émission nul pour toutes les consommations d’électricité issue de sources renouvelables (y compris les garanties d’origine).
Concernant l’engagement de réduction des émissions directes de gaz à effet de serre, une « trajectoire initiale » sert de référence pour mesurer la performance du Groupe entre 2018 et 2030. Chaque pôle dispose de sa propre trajectoire initiale de réduction des émissions à horizon 2030, qui dépend de ses engagements et du rythme de décarbonation des actions planifiées. Chaque année, la « trajectoire réalisée » est calculée, ce qui signifie que le pourcentage des émissions actuelles restant à réduire d’ici à 2030 est recalculé sur la base de deux données (obtenues à partir des données de consommations d’énergie du reporting environnemental) : les émissions directes de gaz à effet de serre réelles de l’année écoulée, et les émissions réelles des variations de périmètre (acquisitions et cessions intégrées au périmètre) de l’année écoulée.
Cette « trajectoire réalisée » est calculée au niveau de chaque pôle, en appliquant le pourcentage d’émissions restant à réduire du pôle aux émissions cumulées des variations de périmètre de l’année écoulée (somme des émissions des acquisitions, soustraite de la somme des émissions des cessions du pôle). Par exemple, une acquisition de l’année N est intégrée au reporting environnemental lors de l’année N+1. La trajectoire d’émissions de cette acquisition à horizon 2030 est calculée en appliquant le pourcentage d’émissions restant à réduire du pôle acquéreur aux émissions de cette acquisition en année N+1. L’acquisition est ainsi embarquée sur la même trajectoire que le pôle acquéreur.
Les trajectoires réelles de chaque pôle sont ensuite consolidées pour définir la trajectoire réalisée par le Groupe. Le niveau d’avancement par rapport à l’objectif du Groupe est établi chaque année par comparaison entre la trajectoire initiale et la trajectoire réalisée.