Document d’enregistrement universel 2021

Informations générales et éléments financiers

Dans le cadre de Building Responsibly, dont les principes stipulent la lutte contre le travail forcé et la promotion de pratiques de recrutement responsables, VINCI a fortement contribué à la note d’orientation sur le recrutement. De plus, en 2020, VINCI a publié une première étude de cas sur ses pratiques de recrutement au Qatar (https://www.building-responsibly.org/s/Building-Responsibly-Case-on-Study-Principle-3-VINCI.pdf). L’objectif est de présenter des pratiques concrètes d’entreprises et de donner des clés pouvant être utiles à d’autres. C’est l’un des sujets incontournables de l’initiative, que ce soit au niveau du développement d’outils ou dans les échanges avec les parties prenantes.

Par ailleurs, conscient de l’importance de sensibiliser et de former sur ces sujets les ingénieurs de demain, VINCI a collaboré avec des experts indépendants spécialisés dans les entreprises et les droits de l’homme sur la construction d’un business case à destination des étudiants. Ce business case étudie en détail les risques de travail forcé au Qatar et les mesures prises par QDVC. Ce document a été mis à disposition de nombreuses universités dans plusieurs pays, de la conférence des grandes écoles et du Business and Human Rights Teaching Forum.

En tant que membre du Leadership Group for Responsible Recruitment, VINCI adhère au Employer pays principle et témoigne régulièrement lors de conférences, séminaires et dialogues organisés dans le cadre de cette                    initiative avec d’autres entreprises, des organisations internationales, des ONG, ou encore certaines autorités publiques, chambres de commerce ou fédérations professionnelles dans différentes régions du monde.

Enfin, VINCI est un membre actif du groupe de travail sur les droits humains et le travail forcé du Business for Inclusive Growth (B4IG). Un premier axe de travail est consacré au partage d’outils communs pour identifier et atténuer les risques liés aux travailleurs temporaires dans les chaînes d’approvisionnement des entreprises (mise à disposition de questionnaires de préqualification des agences de travail temporaire, outils d’évaluation en matière de droits de l’homme, etc.) Un second groupe de travail a été formé pour développer les mécanismes de diligence raisonnable des entreprises membres concernant le recrutement responsable des travailleurs migrants dans le Golfe, avec l’objectif de reproduire aux Émirats arabes unis le projet pilote ayant associé VINCI et le bureau de projet de l’OIT au Qatar.

4.4 La vigilance en matière d’environnement

La gestion des enjeux environnementaux de VINCI est portée au plus haut niveau de responsabilité par le comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration de VINCI, qui veille à leur intégration dans la stratégie du Groupe. En 2019, la prise de conscience de l’urgence climatique et environnementale s’est accélérée, se traduisant par la définition d’une nouvelle ambition environnementale, sur la période 2020-2030, associant l’ensemble des entités de VINCI. Cette ambition se décline selon trois axes, correspondant aux principaux enjeux des activités du Groupe : agir pour le climat, optimiser les ressources grâce à l’économie circulaire et préserver les milieux naturels. La direction de l’Environnement anime son déploiement au sein des différentes entités et rapporte deux fois par an au comité Exécutif et trois fois par an au comité européen d’entreprise. Elle anime mensuellement les comités environnement, composés des directeurs et responsables environnement des pôles, et le réseau environnement, qui comprend plus de 800 correspondants.

Le 6 novembre 2020, Xavier Huillard, président-directeur général de VINCI, et Roberto Migliardi, secrétaire du comité d’entreprise européen du Groupe, ont signé les lignes directrices environnementales de VINCI ( https://www.vinci.com/publi/manifeste/dir-env-2020-11-fr.pdf). Cette déclaration constitue un cadre de référence dont la vocation est de limiter les risques et l’impact des activités du Groupe sur l’environnement. Elle s’applique à toutes les entreprises du Groupe, et l’ensemble des filiales ont la responsabilité de garantir que des actions adaptées sont également mises en œuvre par les sous-traitants et cotraitants tout au long de la réalisation des projets.

La démarche de vigilance en matière environnementale est structurée par la direction de l’Environnement du Groupe qui s’appuie sur les ambitions environnementales communes aux pôles et aux entités de VINCI sur les trois axes prioritaires. L’ambition environnementale de VINCI étend les actions de maîtrise des risques menées par les entreprises du Groupe au-delà des obligations réglementaires des pays dans lesquels elles opèrent.

En matière d’environnement, les risques à identifier et à prévenir sont, par nature, très liés au contexte opérationnel des entreprises et de leurs activités, ainsi qu’à la sensibilité des milieux environnants. Ainsi, la démarche environnementale du Groupe fait l’objet de déclinaisons opérationnelles au sein des pôles. Chaque pôle a sa feuille de route tenant compte des spécificités de ses activités et de ses territoires, avec un objectif d’amélioration continue. Les chefs d’entreprise et dirigeants de filiales sont chargés d’assurer la conformité réglementaire et le déploiement des procédures de prévention des risques dans leur périmètre opérationnel en fonction de leurs activités et enjeux propres. Ils sont accompagnés par les correspondants du réseau environnement, qui agissent en qualité d’experts environnementaux.

4.4.1 La cartographie des risques majeurs du Groupe
a. Le processus d’identification des principaux enjeux

En 2017, une cartographie des risques a été réalisée, puis approfondie en 2019 en collaboration avec un acteur extérieur afin d’en garantir l’exhaustivité et la méthode. Cette cartographie repose sur une analyse de la vulnérabilité des activités du Groupe aux risques physiques associés aux évènements climatiques extrêmes à l’horizon 2050. Elle s’est appuyée sur les données du scénario RCP 4.5 issues du cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Évènement). La cartographie a été menée pour les principaux métiers opérationnels, de façon concertée avec les responsables environnement des entreprises de VINCI selon l’approche suivante :

  • – identification d’une quinzaine de risques environnementaux inhérents, sur la base d’une analyse de matérialité, de connaissances sectorielles et de recherches bibliographiques complémentaires;
  •  – réalisation d’une cotation par les responsables environnement des pôles pour appréhender les risques répertoriés au regard de trois critères : leur gravité, leur probabilité d’occurrence et leur niveau de contrôle (sur la base de la gouvernance, des processus et des outils existants pour maîtriser ces risques);
  •  – synthèse des risques environnementaux inhérents et résiduels au niveau du Groupe et des pôles.

Afin d’identifier les principaux enjeux environnementaux liés aux activités du Groupe, cette cartographie axée sur les risques physiques associés aux évènements climatiques extrêmes a été complétée par une analyse plus large des principaux risques environnementaux par métiers. Cette approche des risques déclinée sur 15 métiers différents a permis d’aboutir à des plans d’action spécifiques pour chaque risque identifié.

La dimension géographique a également été prise en compte avec un travail d’identification des principaux risques environnementaux par pays où le Groupe est implanté. L’indice observé correspond à la moyenne de neuf indicateurs environnementaux (biodiversité et protection des aires marines, biodiversité et protection des aires terrestres, exposition au changement climatique, vulnérabilité au changement climatique, déforestation, cadre réglementaire environnemental, gestion des déchets, pollution et épuisement de l’eau). Une cartographie des pays d’implantation de VINCI en fonction des risques associés aux cadres réglementaires environnementaux a également été produite.

Ces différents angles d’analyse ont permis d’identifier les principaux risques encourus par les activités du Groupe, mais également d’analyser les moyens de maîtrise disponibles et leur adéquation.