| Enjeux majeurs | Description | Thématiques |
|---|---|---|
| 1. Pratiques de recrutement et migration de main-d’œuvre | 1. Pratiques de recrutement et migration de main-d’œuvreDescription Dans le cadre de leurs activités, que l’embauche soit réalisée directement par le Groupe ou par des agences d’intérim, les entités de VINCI peuvent être amenées à recruter des travailleurs migrants. L’emploi de ces travailleurs recoupe des réalités diverses selon les conditions dans lesquelles la migration s’est déroulée. Or, les pratiques de recrutement et certaines législations nationales en matière de migration peuvent générer des risques d’atteinte grave aux droits de ces travailleurs, notamment des risques de travail forcé. |
1. Pratiques de recrutement et migration de main-d’œuvreThématiques
|
| 2. Conditions de travail | 2. Conditions de travail Description Cet enjeu a trait aux risques potentiels d’atteinte aux droits sociaux fondamentaux qui peuvent résulter d’un manque de vigilance quant aux conditions de travail, qu’il s’agisse des rémunérations et de leur paiement, des volumes d’heures de travail, des congés et des prestations sociales, des restrictions à la liberté d’association, etc. Étant donné la nature des activités du Groupe, la santé-sécurité des collaborateurs est également une thématique centrale qui fait l’objet d’un traitement spécifique depuis de nombreuses années au sein du Groupe et de ses différentes entités. |
2. Conditions de travail Thématiques
|
| 3. Conditions d’hébergement | 3. Conditions d’hébergement Description Il peut arriver que les entreprises du Groupe aient à s’occuper de l’hébergement des collaborateurs, du fait de l’ampleur de certains projets ou chantiers, de leur localisation, ou encore de leur caractère itinérant. Dans ce cas, il s’agit de s’assurer que les logements mis à la disposition des employés garantissent leur sécurité physique et leur sûreté, et satisfont leurs besoins fondamentaux. |
3. Conditions d’hébergement Thématiques
|
| 4. Pratiques relatives aux droits humains dans la chaîne de valeur | 4. Pratiques relatives aux droits humains dans la chaîne de valeur Description Cet enjeu est relatif au contrôle des sous-traitants et des conditions de vie et de travail de leurs travailleurs et des travailleurs temporaires sur les sites. À cet égard, il est considéré que leurs enjeux sont identiques à ceux de VINCI. Une attention particulière est également portée à la santé et à la sécurité. |
4. Pratiques relatives aux droits humains dans la chaîne de valeur Thématiques 14. Pratiques de recrutement, conditions de travail et d’hébergement des travailleurs des sous-traitants et personnels temporaires, et management des risques sociaux dans la sous-traitance. |
| 5. Communautés locales | 5. Communautés locales Description Les projets de construction et d’exploitation d’infrastructures peuvent avoir des impacts potentiellement négatifs sur les communautés locales et les populations riveraines. Client, concessionnaire et constructeur ont des responsabilités partagées et se doivent de travailler en étroite collaboration pour les identifier, les éviter ou les atténuer (par exemple, impacts sur les moyens de subsistance et la vie quotidienne des communautés riveraines). |
5. Communautés locales Thématiques
|
Sur la base de cette cartographie, VINCI a élaboré le Guide VINCI des droits humains ( www.vinci.com/publi/manifeste/vinci-guide_on_human_rights-fr.pdf), socle de la démarche du Groupe. Pour chaque enjeu et thématique, il présente des lignes directrices à respecter par les entités du Groupe, quels que soient leur métier et leur pays d’opération. Ces lignes directrices couvrent l’ensemble du cycle de vie des projets, depuis la réponse aux appels d’offres, la préparation des chantiers et la construction, jusqu’aux phases de mise en service et d’exploitation. Elles ont été conçues pour être adaptées à la réalité opérationnelle des métiers et activités dans une volonté d’anticiper, le plus en amont possible, les facteurs de risques et de donner des réponses concrètes pour prévenir les risques en matière de droits humains. Le guide est accompagné d’une annexe détaillant les principaux enjeux, expliquant les problématiques et présentant des recommandations concrètes et de bonnes pratiques pour mieux accompagner les collaborateurs.
Ce document-cadre, disponible publiquement sur le site Internet de VINCI, a été validé par le comité Exécutif du Groupe en avril 2017, après consultation du comité d’entreprise européen qui a approuvé la démarche engagée. Le déploiement de la politique droits humains fait aussi l’objet d’une présentation annuelle au comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration et de discussions avec le comité d’entreprise européen.
Il a été largement diffusé auprès des collaborateurs et présenté à tous les comités de direction des pôles et divisions du Groupe. Ces actions de sensibilisation sont poursuivies en continu. D’après les résultats de l’enquête 2021 du contrôle interne de VINCI, à fin septembre 2021, tous pôles et divisions confondus, 95 % des entités interrogées avaient communiqué sur le guide auprès de leurs collaborateurs, soit 2 points de plus que l’année précédente. Pour les entités restantes, ce point fait l’objet d’un plan d’action. Afin de faciliter l’appropriation et la diffusion des lignes directrices, le guide a été traduit en 23 langues, couvrant ainsi plus de 98 % des collaborateurs du Groupe selon les langues officielles des pays d’implantation.
95 %
des entités interrogées dans le cadre de l’enquête du contrôle interne ont diffusé le Guide VINCI des droits humains.
Portée par les instances dirigeantes, la démarche droits humains est plus particulièrement pilotée par la directrice des ressources humaines du Groupe, membre du comité Exécutif de VINCI, et relayée par le comité de pilotage Droits humains, lequel a été maintenu à la suite de la réalisation du guide. En effet, dans un groupe au management fortement décentralisé, ce comité de pilotage constitue un lieu de décision, d’échanges et de partage privilégié entre les pôles et les divisions du Groupe. Chacun de ses membres est porteur de la démarche auprès de son comité de direction et chargé de la diffuser et de la déployer au sein de son périmètre. À chaque comité de pilotage, un point sur l’état d’avancement du volet droits humains du plan de vigilance est réalisé. Au niveau opérationnel, le dispositif repose ainsi en premier lieu sur la mobilisation de l’ensemble de la filière ressources humaines ainsi que sur celle des managers opérationnels, interlocuteurs clés dans l’organisation du Groupe, garants de ses engagements au niveau des entreprises et des projets.
Enfin, la démarche est animée par la direction de la Responsabilité sociétale du Groupe, rattachée à la direction des Ressources humaines. Cette direction met son expertise au service des pôles et des divisions dans l’intégration de la démarche et son déploiement, développe les outils de cartographie et d’évaluation, réalise des évaluations de filiales, mène des actions de sensibilisation et de formation auprès des comités de direction et des collaborateurs, et assure le lien avec les autres directions, qu’il s’agisse des Achats, du Contrôle interne, de l’Éthique et de la Vigilance, de la Sûreté, de la coordination Santé-sécurité, etc. L’équipe est en contact régulier avec les parties prenantes intéressées pour travailler sur les enjeux identifiés, répondre à leurs interrogations et apporter des précisions sur les actions déployées dans le Groupe.