Document d’enregistrement universel 2021

Informations générales et éléments financiers

Des évènements sont prévus en 2022 pour marquer les 10 ans de la démarche et esquisser son évolution pour la décennie à venir.

Concernant les entreprises de travail temporaire, VINCI a mis en place un contrat-cadre, servant à leur référencement, notamment avec des critères liés à la santé-sécurité. L’entreprise doit, par exemple, partager ses résultats en matière de santé-sécurité et démontrer l’existence d’une culture sécurité, notamment à travers la formation des personnels. Le recours à ces entreprises référencées est obligatoire pour les entreprises du Groupe. Au cas par cas, des plans de progrès par entreprise ont été établis et contiennent des mesures visant à améliorer la sécurité des travailleurs temporaires. Ces mesures peuvent par exemple comprendre la conduite d’enquêtes auprès de ces derniers, la restitution des actions de prévention, sensibilisation et formation menées par l’entreprise, ou encore l’amélioration de l’enregistrement des documents sécurité des personnels (carte BTP, etc.). Par ailleurs, en France, une formation sécurité de deux jours, assortie d’une évaluation, est proposée aux travailleurs temporaires afin de leur délivrer le Passeport sécurité intérim (Pasi). Ce dernier repose sur un cahier des charges référençant les fondamentaux de la sécurité devant être acquis avant de commencer une mission sur un chantier. Le Pasi a été créé initialement par VINCI Construction France à la suite du constat d’une sinistralité accrue chez les travailleurs temporaires par rapport au personnel permanent. Il a depuis été étendu à l’ensemble de la profession.

23 %  

des entreprises de travail temporaire consultées dans le cadre de référencement en vigueur ont été exclues sur la base d’exigences RSE

4.2.5 L’évaluation de la situation des filiales, des sous-traitants et des fournisseurs

La réalisation d’audits sécurité par le réseau des préventeurs constitue un pilier de la politique santé-sécurité. Le réseau des préventeurs et les départements dédiés des pôles et divisions sont impliqués dans la planification et la conduite d’audits sécurité sur les sites et chantiers, contrôlés par les entreprises du Groupe, ainsi que dans la remontée et l’analyse des résultats pour suivre les tendances et adapter les actions à conduire sur leur périmètre. Des outils communs sont déployés par les pôles et divisions pour faciliter la remontée, la consolidation et le partage d’information, notamment concernant les résultats des audits. Le Groupe développe également la pratique d’audits croisés entre ses différentes entreprises. Les procédures établies sur un site ou un chantier ne marquant pas de différences entre les collaborateurs des entreprises du Groupe, ceux des sous-traitants et les travailleurs temporaires, les audits concernent l’ensemble d’un site et tous ses acteurs. Enfin, au-delà des dispositifs en place au niveau des pôles et divisions, les projets, sites et chantiers disposent également, à leur niveau, d’un système de management, et donc d’un mécanisme de contrôle de son application pour les aspects santé-sécurité. Toute non-conformité fait l’objet d’un suivi jusqu’à sa clôture.

À titre d’illustration de ces dispositifs d’audits au niveau des pôles et des divisions, VINCI Construction Grands Projets dispose d’un pôle d’audits dédié au sein de la direction qualité, sécurité, environnement et système d’information (DQSE-I). Le programme d’audit est défini annuellement par le comité de direction en fonction des priorités et des risques opérationnels. Chaque projet est audité par le siège tous les deux ans, pour garantir la conformité du système de management appliqué aux exigences fixées en matière de sécurité. Ces exigences s’appuient en particulier sur les normes en vigueur (ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001, etc.), les référentiels VINCI, VINCI Construction et VINCI Construction Grands Projets, ainsi que sur les exigences contractuelles propres aux projets (plan de sécurité, plan environnement, plan qualité, cartographie des processus, contrat, exigences des partenaires et autres parties intéressées, exigences légales et réglementaires, normes locales, etc.). La norme ISO 9001, qui est au cœur du référentiel d’audit, couvre également tous les aspects liés à la gestion, à la sélection, au suivi et à l’évaluation des sous-traitants. À l’issue d’un audit, les constats sont partagés avec les responsables du projet concerné, et le rapport est diffusé à tous les niveaux hiérarchiques jusqu’à la direction Générale de VINCI Construction Grands Projets. À la réception du rapport d’audit, l’entité propose les actions à mettre en place pour répondre aux constats. Le suivi du plan d’action est réalisé conjointement par les responsables du projet et le pôle d’audits : c’est généralement le responsable QSE du projet qui informe l’auditeur de la mise en œuvre d’une mesure et qui apporte la preuve de sa réalisation. Un état des lieux périodique des réalisations et justificatifs et des tendances est également dressé. En 2021, 22 audits ont été réalisés, contre 16 l’année précédente.

Les dispositifs d’audit en matière de santé-sécurité des entités du Groupe peuvent également reposer sur des certifications ajoutant, aux dispositifs existants, la conduite d’audits externes. Ainsi, chaque direction déléguée de VINCI Construction France tout comme son siège sont certifiés ISO 45001 « Santé et sécurité au travail ». De même, les trois sociétés concessionnaires de VINCI Autoroutes faisant de l’exploitation sont certifiées ISO 45001. Après Cofiroute, certifié depuis avril 2019, ASF et Escota ont, à leur tour, achevé leur processus de certification en 2021. Les audits conduits dans le cadre de cette certification permettent, à échéance régulière, d’analyser une série de thèmes au regard de leur niveau de maîtrise et de maturité, et d’identifier les points forts, les axes de progrès ou les éventuelles non-conformités. Les thèmes couverts comprennent notamment : la politique de l’entreprise ; l’engagement de la direction et de toute la chaîne managériale ; la participation des salariés ; les actions de formation et de sensibilisation ; la préparation et l’organisation du travail ; la gestion des matériels, équipements et produits ; la prévention des risques pour les entreprises extérieures ; la conformité réglementaire ; ou encore la gestion des évènements accidentels. En interne, les audits sont suivis de revues opérationnelles en régions et d’une revue de direction en central, lors desquelles sont fixés les éventuelles actions correctives et les objectifs à venir.