Au-delà des partenariats institutionnels, les entreprises de VINCI entretiennent un dialogue constant avec les parties prenantes (voir paragraphe 2.1.4 : Relations avec les parties prenantes externes et modalités de dialogue avec celles-ci, page 195). Elles renforcent la communication avec les riverains au niveau des chantiers, à la fois par des réunions d’information, l’amélioration de l’affichage, des visites de chantier, mais aussi au moyen de nouveaux canaux de communication :
D’autres partenariats sont mentionnés dans les paragraphes 3.2 : Agir pour le climat, 3.3 : Optimiser les ressources grâce à l’économie circulaire (page 221) et 3.4 : Préserver les milieux naturels (page 226).
Enfin, et en complément des partenariats, des actions de mécénat sont initiées par les entités en fonction des enjeux locaux. Eurovia est ainsi mécène du tour de France de la biodiversité depuis 2014. En 2021, il s’est arrêté sur la carrière de Quillan (Aude), un site en activité depuis la fin des années 1970, où de nouvelles espèces de faune et de flore se sont développées, grâce à la présence d’habitats très variés.
Le changement climatique est une réalité : l’élévation observée de la température de plus de 1 °C par rapport à l’ère préindustrielle engendre des évènements climatiques extrêmes, plus fréquents et plus intenses chaque année. Selon les modélisations climatiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – scénarios RCP 6.0 et 8.5 –, les modes de production et de consommation actuels pourraient entraîner une hausse des températures de l’ordre de 3,5 à 5 °C d’ici la fin du siècle, source de bouleversements majeurs et irréversibles, affectant l’ensemble des pans de notre société. Le rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 ºC en précise les impacts – à prévoir même en limitant fortement les émissions –, tandis que la première partie de son sixième rapport démontre de façon toujours plus documentée l’origine humaine du changement climatique.
Les secteurs des transports et du bâtiment, dans lesquels VINCI opère, sont responsables de plus de 50 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre, et sont également fortement exposés aux risques induits par le changement climatique. Le Groupe intègre donc déjà, depuis plusieurs années, le risque climat dans son analyse des risques (voir section D : Facteurs de risques, page 158). VINCI a également mené des analyses poussées pour mieux qualifier et maîtriser les risques associés au climat encourus par ses activités (voir paragraphe 4.4.1 : La cartographie des risques majeurs du Groupe, page 250).
Agir pour le climat nécessite de transformer la conduite des activités du Groupe en optimisant ses consommations d’énergie et en recourant massivement aux énergies renouvelables pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Cela implique également de repenser la conception de ses projets afin de réaliser des infrastructures et bâtiments plus résilients, sobres en matière d’émissions carbone et plus efficaces énergétiquement ; mais aussi d’imaginer de nouvelles offres permettant de transformer la mobilité, l’habitat et les modes de vie, afin de réduire l’empreinte carbone de ses clients. Dans cet objectif, VINCI a pris trois engagements structurants :
Dès 2007, VINCI a entrepris une démarche proactive de réduction et de maîtrise de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), dans le cadre de l’engagement « Ensemble pour la croissance verte » de son Manifeste. L’adoption en 2020 de la nouvelle ambition environnementale de VINCI a été l’occasion de renforcer les objectifs du Groupe, avec pour volonté de s’aligner avec l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat. Dans une optique d’exemplarité, le Groupe s’engage ainsi à réduire de 40 % ses émissions de GES d’ici 2030 par rapport à 2018 sur son périmètre direct d’activité (scopes 1 et 2). Selon le référentiel de la Science Based Targets initiative (SBTi), cet engagement place le Groupe sur une trajectoire « bien en dessous de 2 ºC » (well below 2 °C). Au-delà de cet objectif de réduction en valeur absolue, VINCI vise la neutralité carbone (dans une optique de « zéro émission nette ») en 2050 sur son périmètre direct d’activité.
Cet objectif a été décliné et adapté dans les politiques environnementales de chaque pôle de VINCI, selon leurs enjeux propres. Les pôles se sont au minimum alignés sur l’objectif du Groupe de – 40 % (voir engagements déclinés par pôle page 204).