L’engagement du Groupe en faveur du dialogue social est inscrit et affirmé dans son Manifeste. La politique générale de VINCI repose ainsi sur plusieurs principes fondateurs :
Par ailleurs, le 7 février 2019, l’accord en faveur du dialogue social, renégocié par le comité de groupe, est venu appuyer cette dynamique, puisqu’il a pour objet d’établir un socle commun d’actions de nature à promouvoir et favoriser le dialogue social au sein du groupe VINCI en France. Les principales évolutions concernent les recommandations émises par les partenaires sociaux et par le Groupe suite à l’entrée en vigueur des ordonnances travail. C’est à ce titre qu’il a été recommandé de constituer des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) dans les entreprises ou établissements à partir de 50 salariés, alors que le seuil obligatoire légal de mise en place est de 300 salariés. De même, il a été recommandé de tenir une réunion ordinaire du comité social et économique (CSE) chaque mois, quels que soient les effectifs de l’entreprise, et de mettre à l’ordre du jour de chaque réunion un point sur les indicateurs en matière de prévention, de santé et de sécurité.
En 2021, sur les 51 millions de jours travaillés, les absences pour grève ont représenté 3 195 journées dans le monde, dont 2 850 journées en France (contre respectivement 2 964 journées et 2 396 journées, sur 49 millions de jours travaillés en 2020). Les revendications concernent essentiellement la réforme nationale des retraites en France.
Pendant la crise sanitaire du coronavirus, le dialogue social a joué un rôle primordial et a été renforcé. Au plus fort de la crise, le comité de groupe s’est réuni de manière plus fréquente pour favoriser les dispositifs d’échange et d’alerte, remonter les mesures mises en œuvre par les différents pôles et échanger sur les dispositifs de prévention et de chômage partiel adaptés. La reprise puis la poursuite de l’activité sur l’ensemble des sites du Groupe, dans des conditions propres à assurer la santé et la sécurité des salariés, ont été permises par un dialogue social de proximité et particulièrement transparent sur les impacts de la crise sanitaire et ses évolutions au fil des différentes vagues.
Véritable levier de croissance et de progrès, l’innovation sociale permet la mise en place de nouvelles formes de dialogue favorisant les échanges et la transparence. Le Groupe et le comité d’entreprise européen (CEE) ont travaillé en concertation à la mise en place d’une plateforme destinée aux membres du CEE, dont l’objectif était double :
Cet outil déployé en 2021 permet de faciliter la communication entre les membres du comité et l’information des collaborateurs des filiales européennes de VINCI quant à leurs travaux.
Des sessions annuelles de formation d’une durée de trois jours sont par ailleurs proposées aux membres du CEE. En 2021, les sujets de formation ont notamment porté sur l’innovation en matière environnementale, l’intelligence collective au sein du comité, le droit syndical allemand, la négociation d’accords CEE. Le Groupe a également organisé durant cette formation une réunion dite « hybride », c’est-à-dire une réunion d’échanges portant sur un thème du Manifeste. En 2021, cette réunion a porté sur les réalisations et ambitions du Groupe en matière d’environnement, d’inclusion et de diversité, ainsi que sur la responsabilité sociale et les droits humains. Les membres du comité de groupe bénéficient également d’une formation annuelle. Le Groupe a maintenu l’effort de formation de ses représentants du personnel malgré la crise sanitaire, en reportant la formation des membres du comité de groupe, initialement prévue en 2020, à 2021.
S’agissant du périmètre français, une commission de concertation découlant du comité de groupe avait été créée en 2019 pour échanger sur le projet de déménagement à l’archipel (nouveau siège de VINCI). Cette commission rassemble des représentants du personnel des différentes entités et traite de sujets transverses et communs à toutes celles concernées par le déménagement. Elle s’est réunie en 2021 pour évoquer notamment les points suivants : l’avancement des travaux, les impacts de la crise sanitaire sur le projet, la présentation des différents espaces, la sûreté et la sécurité du site, etc. Les groupes de travail issus de cette commission, mis en place afin d’associer les représentants du personnel à la définition des besoins dans les espaces communs que sont le restaurant interentreprises (RIE), la salle de sport ainsi que la médiathèque, ont continué de se réunir en 2021.
Les accords collectifs négociés et signés au sein des entités qui composent le Groupe sont la traduction concrète d’une politique de ressources humaines décentralisée, prenant en compte les réalités locales et visant notamment à améliorer les conditions de travail, d’hygiène, de santé et de sécurité, ainsi que l’organisation du temps de travail. En 2021, les négociations collectives ont permis de concrétiser des actions concernant la qualité de vie au travail et ont conduit à la signature de 89 accords en 2021 (hausse de 53 % par rapport à 2020). Parmi les autres thèmes, plus de 48 % des accords portent sur la rémunération.
Dans les pays où les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les libertés syndicales n’ont pas été ratifiées, les filiales de VINCI s’efforcent de construire des dispositifs permettant aux salariés de s’exprimer et d’être associés, comme c’est notamment le cas au Qatar (voir chapitre 4.4 : La vigilance en matière de droits humains, page 242).