Par ailleurs, depuis 2013, en France, VINCI a mis en place REVERSO, un régime de retraite supplémentaire à cotisations définies, pour les salariés cadres et assimilés. Ce dispositif, lui aussi modifié pour prendre en compte les évolutions de la loi Pacte, complète le PERCOL-G ARCHIMÈDE. Financé pour moitié par le collaborateur et pour moitié par l’entreprise, il est ouvert à l’ensemble des filiales du Groupe en France, et combine les avantages techniques, financiers, sociaux et fiscaux d’un régime collectif avec ceux d’un dispositif individuel. À fin 2021, il couvre plus de 700 entités qui ont souhaité y adhérer et 30 900 salariés adhérents. La contribution de VINCI au financement de ce régime est de 10 millions d’euros en 2021.
Performance du Groupe en termes de partage des fruits de la performance
Le Groupe s’est toujours inscrit dans le cadre d’un mode d’organisation et de gestion décentralisé, y compris pour le dialogue social. L’une des priorités de VINCI en matière sociale est en effet d’assurer la mise en place d’un dialogue de proximité, pertinent et adapté à chaque métier, donnant ainsi aux partenaires sociaux un vrai rôle à jouer au sein de chaque entité. Afin de promouvoir un dialogue connecté avec les réalités de l’activité économique et sociale spécifique à chaque pôle, les partenaires sociaux et le Groupe, dans l’accord en faveur du dialogue social au sein du groupe VINCI, ont conçu un mode de représentation du personnel adapté à la structure décentralisée de l’entreprise en incitant à la mise en place d’instances de dialogue au sein des pôles. Ainsi, en 2021, trois instances de pôle/division existent (VINCI Energies, VINCI Construction France et Eurovia France).
S’il s’opère au quotidien au plus près du terrain, au sein des filiales de VINCI, le dialogue social est également présent au niveau du Groupe, via deux instances que sont le comité de groupe et le comité d’entreprise européen :
Des moyens financiers sont mis à la disposition des organisations syndicales pour remplir les missions qui sont confiées à leurs représentants au sein des différentes entités. Une aide annuelle est ainsi versée aux organisations syndicales disposant de représentants au comité de groupe ; le montant de cette aide est de 230 000 euros au titre de l’année 2021.
En accord avec le bureau du comité de groupe, le budget alloué annuellement aux experts de l’instance a été revalorisé de 15 % en 2021. Ce budget supplémentaire permettra, à compter de l’année 2022, de financer un élargissement de leur expertise sur des thématiques orientées telle que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Le comité d’entreprise européen est une instance privilégiée d’information et de dialogue des représentants du personnel au niveau européen et a pour principal objectif d’améliorer le droit à l’information et à la consultation des travailleurs ; il est le relais indispensable de la politique de dialogue social déployée dans toutes les filiales européennes du Groupe. Afin de développer l’information et la formation de ses membres en matière de RSE et de les associer à la mise en œuvre des actions du Groupe dans ce domaine, une commission RSE a été créée en 2018. Cette commission se réunit plusieurs fois par an. Ces réunions de commission permettent de développer puis de débattre des enjeux liés à la sécurité, à l’ambition environnementale et à la responsabilité sociale et sociétale du Groupe. À titre d’illustration, ces travaux ont permis d’aboutir à la signature des lignes directrices environnementales le 6 novembre 2020 par M. Xavier Huillard, président-directeur général du groupe VINCI, et M. Roberto Migliardi, secrétaire du comité d’entreprise européen. Un suivi des actions associées est réalisé régulièrement auprès des élus avec l’intervention de la directrice de l’environnement du Groupe.
(1) Périmètre Espace économique européen et Suisse, soit 70 % de l’effectif du Groupe au 31 décembre 2021.