La restauration de la galerie des Glaces
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La galerie des Glaces en travaux

PORTRAITS

Cinzia Pasquali

Cinzia Pasquali

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis mandataire de l’équipe des Restaurateurs associés en charge des peintures, sculptures et dorures de la voûte de la galerie des Glaces.

Quelle est votre mission ?
En tant que mandataire d’un groupement, je dois assurer la coordination des opérations de restauration. Je veille également à ce que les soixante personnes qui le compose travaillent toutes dans la même direction.
En parallèle, je mets en places les zones tests de nettoyage et de réintégration picturale qui vont servir de témoin pour le travail de l’équipe. Le reste du temps, je travaille à leur côté tout en contrôlant l’avancement des opérations.

Quelle est votre formation ?
J’ai démarré ma formation par l’Institut central de restauration de Rome en Italie. C’est l’une des deux écoles publiques spécialisées dans la restauration. J’ai également une maîtrise de Sciences et Techniques – conservation des biens culturels, en équivalence française ; sans oublier de mentionner tous les stages de formation continue. Je viens de terminer un cycle sur le nettoyage de peintures à partir d’enzymes.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
La restauration de peintures sur cuivre de la chapelle de Saint-Janvier dans le dôme de Naples. Cette chapelle où a lieu le miracle de la liquéfaction du sang deux fois par an lui confère une atmosphère particulière. Et puis, restaurer des peintures immenses de 12m2 - sur un support aussi lourd reste une expérience extraordinaire.


Pétronille Eynaud de Faÿ

Pétronille Eynaud de Faÿ

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je m’occupe de la coordination technique et administrative du projet pour VINCI. Je suis l’adjointe du directeur de projet, avec lui je représente la maîtrise d’ouvrage de l'opération. Car ce mécénat est innovant au sens où c’est le mécène, VINCI, qui assure la maîtrise d’ouvrage du projet avec une Autorisation d’Occupation Temporaire, délivrée par le Ministère de la Culture et de la Communication. Cela implique que nous sommes responsables du bon déroulement et de la sécurité du chantier, et de la gestion administrative et financière de l’opération. Nous participons à toutes les réunions liées au projet (comité de pilotage, de suivi, conseil scientifique et réunions de chantier).

Quelle est votre mission ?
Mettre en valeur tous les savoir-faire de chacun et faire travailler ensemble tous les intervenants du chantier dans les meilleures conditions possibles tout en veillant à respecter les règles de sécurité et les délais.

Quelle est votre formation ?
Je suis architecte. J’ai fait mes études à l’école d’architecture de Paris Val de Seine, au sein de l'atelier Bataille. Pour mon diplôme j'ai choisi de travailler sur un projet d’urbanisme autour de la perspective de Chalais à Meudon, dessinée par Le Nôtre. J’ai ensuite travaillé sur la mise aux normes hôtelières d’un château datant du XIIIème siècle à Villiers-le-Mahieu.


Franck Lebreuil

Franck Lebreuil

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis le coordonnateur Sécurité et protection de la santé (SPS). Je suis en charge de l’organisation de la prévention des interfaces entre les intervenants afin de maîtriser les risques des interventions des différents corps de métier.

Quel est votre objectif ?
Mon objectif est de prévenir les risques liés aux travaux réalisés dans le cadre de cette restauration. Pour cela, j’identifie les situations potentiellement dangereuses, j’évalue les risques et je propose des dispositifs qui permettent d’adapter les méthodes de travail en intégrant la prévention. Je propose en conséquence une organisation du travail qui permet de maîtriser les risques.

Quelle est votre formation ?
J’ai un DUT en sécurité, environnement et conditions de travail. J’ai travaillé quinze ans dans le BTP avant de suivre une formation pour devenir coordonnateur SPS;. J’ai l’obligation de me recycler tous les cinq ans pour conserver mon agrément.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
Le plus frappant dans mon métier est la responsabilité liée à la fonction. Chaque accident est une prise de conscience individuelle, une remise en question qui permet d’affiner nos méthodes et nos mesures en matière de prévention des accidents du travail.


Véronique Sorano-Stedman

Véronique Sorano-Stedman

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je partage avec Cinzia Pasquali la direction technique du travail de restauration des peintures.

Quelle est votre mission ?
Définir et élaborer les protocoles de mise en œuvre des différentes phases de la restauration. A partir des tests de nettoyage et des essais de réintégration, nous donnons une orientation esthétique et technique à l’ensemble du travail, à l’ensemble des choix qui sont faits. Je contrôle le résultat final et travaille à l’harmonisation générale.

Quelle est votre formation ?
Après un DEUG d’Arts plastiques et l’école du Louvre, j’ai d’abord suivi une filière universitaire, celle de la Maîtrise de Sciences et Techniques pour la Conservation des Biens Culturels de Paris 1, dans le cadre de laquelle je suis partie un an à Rome à l’Istituto Centrale del Restauro. A mon retour j’ai passé le concours de l’IFROA (Institut Français de Restauration des Œuvres d’Art), section peinture, œuvres anciennes et contemporaines. J’ai donc une formation en peinture, en histoire de l’art et en restauration. Ma première spécialisation est en art contemporain. J’ai ainsi travaillé plusieurs années au Centre Pompidou. J’ai fait le choix de la diversité dans ma démarche, d’élargir mes domaines de compétences pour avoir une vision plus large des différentes techniques et approches de la restauration.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
La restauration du bocal au poisson rouge de Matisse au Centre Pompidou, parce qu’il est particulièrement émouvant de restaurer un chef d’œuvre aussi emblématique. Mais aussi le premier chantier Le Brun à Sceaux. J’y ai fait la découverte de Le Brun, une véritable rencontre. Pour la première fois j’étais confrontée à la poésie de sa peinture, sa palette, son dessin irréprochable.


Vincent Guerre

Vincent Guerre

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis miroitier, spécialiste des glaces anciennes au mercure en charge de la restauration des miroirs de la galerie des Glaces. Je suis également expert en bois doré, ce qui ajoute une dimension d’étude historique à ma fonction. Le but étant de reproduire le savoir-faire des artisans de l’époque dans les gestes et dans les matériaux.

Quelle est votre mission ?
Ma mission consiste à observer la bonne réalisation de toutes les interventions autour de la partie miroiterie de la galerie et de conserver au maximum les glaces existantes. Cela concerne d’une part la sécurité des miroirs lors des diverses manipulations, d’autre part leur démontage et leur remontage en fonction des opérations, et enfin le remplacement des miroirs cassés, inadéquats ou qui ont mal vieilli. Le tout en respectant les miroirs en place, leurs teintes, leurs scintillements, puisque je ne travaille qu’avec des miroirs anciens, ce qui implique une technique très spécifique. Nous proposons des solutions techniques à l’architecte en Chef des monuments historiques.

Quelle est votre formation ?
J’ai fait l’Ecole du Louvre, puis une faculté d’Histoire de l’art avant de me former « sur le tas ». J’ai travaillé dans divers ateliers de dorure puis dans des ateliers d’ébénisterie. J’ai ensuite commencé à travailler sur le verre en me formant tout seul. J’ai aujourd’hui plus d’une dizaine d’années d’expérience en la matière et fais partie de la Chambre Nationale des Experts spécialisés (CNES).

Quel est votre meilleur souvenir professionnel ?
Le côté magique d’avoir eu l’occasion de sabrer le champagne dans la galerie des Glaces.


Alain Roche

Alain Roche

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis chef de chantier et j’anime une équipe d’une dizaine de restaurateurs spécialisés en « support/structure ». Je suis donc chargé de résoudre les problèmes de restauration structurelle de la voûte sur laquelle reposent les peintures sur enduit et les peintures sur toile marouflée.

Quelle est votre mission ?
Elle a un double aspect. Nous avons commencé par faire un bilan de l’état de dégradation des œuvres à partir des différentes techniques d’évaluation : altérations structurelles des peintures, décollement des peintures sur toile de l’enduit, pulvérulence et fissuration de l’enduit, soulèvements de la matière picturale, sont soigneusement consignés sur des relevés graphiques. Nous archivons également toutes les informations susceptibles d’améliorer les connaissances techniques et historiques de ces peintures. Du point de vue de la restauration, nous procédons ensuite à la consolidation des enduits, au recollage des toiles et à des opérations de refixage de la peinture en utilisant les techniques les plus adaptées.

Quelle est votre formation ?
J’ai une double formation. J’ai suivi l’enseignement de l’INP (Institut national du Patrimoine). Je suis également ingénieur diplômé du CNAM (Conservation national des Arts & Métiers). Cette double compétence me permet d’analyser les problèmes de structure avec un regard scientifique et de mettre au point les solutions les plus efficaces pour les résoudre. En dehors de la restauration de la galerie des Glaces, j’enseigne à l’INP et à l’Université de Paris la Physique et la Physico-chimie appliquées à la conservation-restauration. J’assure également une activité de recherche scientifique qui s’exprime par des publications et des colloques à un niveau international. Je viens de publier en 2003 un ouvrage sur le « Comportement mécanique des peintures sur toile » aux éditions du CNRS.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
C’est mon séjour à la Villa Médicis à Rome comme pensionnaire restaurateur en 1980-1982. Pendant ces deux années j’ai pu développer des projets de recherche passionnants.


Nicolas Mariotti

Nicolas Mariotti

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis responsable de l’équipe chargée de la restauration des dorures.

Quelle est votre mission ?
Notre travail consiste à effectuer un nettoyage global, et à consoliderdes éléments de surface fragilisés dans le but de conserver au maximum les dorures anciennes. Nous ne redorons pas tout ! Nous retouchons ponctuellement, exclusivement les éléments lacunaires qui pourraient poser un problème de lecture de l’ensemble. De mon côté, je centralise l’ensemble des informations comme les résultats des analyses, les recherches des historiens, les avis des membres des différents comités. Je propose des solutions techniques qui sont soumises à l’approbation du Conseil scientifique international. Il faut allier les aspects historiques, techniques, conservatifs et esthétiques.

Quelle est votre formation ?
Mon parcours est un peu atypique puisque j’ai essentiellement travaillé avec mon père (Lucien Mariotti, doreur). De plus, il n’existe pas d’autres formations en France que le CAP doreur. J’ai donc suivi une formation de restauration-conservation à l’IFROA (Institut Français de Restauration des Œuvres d’Art). Bien que plutôt appliquée à la peinture, cette formation m’a permis d’acquérir une réflexion sur la restauration, et d’avoir une démarche nouvelle. Aujourd’hui, j’adapte des techniques appliquées habituellement à la restauration de peintures à la dorure.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
La restauration du cabinet doré de Marie-Antoinette à Versailles. Cette petite pièce toute en boiseries dorées n’est pas visible par le public. C’est la plus belle pièce sur laquelle j’ai travaillé jusqu’ici.


Maria-Gabriella De Monte

Maria-Gabriella De Monte

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis responsable de l’équipe en charge de la restauration des sculptures. Nous nous occupons des stucs dorés : nettoyage, consolidation, reconstitution et redorure des parties manquantes.

Quelle est votre mission ?
Outre la restauration, mon équipe doit assurer la documentation graphique et photographique étape par étape de son intervention. De plus nous faisons le moulage des décorations les plus anciennes de l’entablement. Mon rôle est de coordonner l’équipe et bien sûr de travailler avec eux. Un restaurateur doit toujours avoir une vue complète de l’œuvre sur laquelle il est en train de travailler et du résultat auquel il souhaite parvenir : dans ce but, la collaboration directe avec différents acteurs de la restauration, tels que les historiens d’art, les chimistes, les architectes, etc. est très importante. Un Comité de Suivi, dont je fais partie, est chargé de vérifier la validité de l’ensemble des travaux du chantier.

Quelle est votre formation ?
J‘ai commencé ma formation par un diplôme en Histoire de l’art à l’université La Sapienza à Rome, j’ai ensuite suivi une spécialisation post-universitaire. Je suis également diplômée de l’Instituto Centrale per il Restauro (ICR) à Rome, l’une des deux seules écoles publiques de restauration en Italie, avec une spécialisation en restauration de la pierre.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
Sans doute, le premier chantier monumental auquel j’ai participé : la restauration de la colonne Antonine, c’était en 1983 ! Mais aussi beaucoup d’autres : le chantier de restauration de la Basilique Saint François à Assise, dont la coupole s’était effondrée après un tremblement de terre ; le Temple Rond, l’église Saint Louis des Français à Rome, le Palais Farnese, la Villa Medicis … Le temps passe très vite et plus l’on travaille, plus l’on engrange de beaux souvenirs!


Valérie Fortis

Valérie Fortis

Quelle est votre fonction sur le chantier ?
Je suis en charge des opérations de restauration et de conservation des marbres. C’est un travail en plusieurs phases définies dans le cadre d’un protocole : nettoyage en surface et en profondeur, puis consolidation et ragréage des marbres fissurés et fragilisés. La dernière phase consiste à poser une cire microcristalline qui redonne leur éclat aux marbres.

Quelle est votre mission ?
J’organise le travail de l’équipe responsable de la restauration des marbres. J’ai mis au point les méthodes d’intervention et de conservation qui ont été proposées et acceptées par l’architecte en chef des Monuments historiques. Nous avons une équipe composite de quatre personnes avec des parcours professionnels différents où l’on échange nos savoir-faire et nos expériences.

Quelle est votre formation ?
J’ai fait mes études en Italie, à Venise en conservation et restauration de fresques. J’ai également suivi une formation en muséologie. J’ai poursuivi en intégrant le GRETA-Vitrail de Chartres en Eure et Loire pour apprendre la technique et l’histoire des vitraux.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
Sans aucun doute travailler en restauration et conservation sur les vitraux de la cathédrale de Chartres. Passer des heures en atelier à étudier la lumière et les couleurs des vitraux exposés sur des panneaux lumineux reste des moments inoubliables.


François Poche

François Poche

Quelle est votre fonction sur le chantier?
Je suis le photographe du projet mandaté par Vinci. Je suis la progression et les moments forts du chantier. J’essaie de mettre en évidence le travail effectué et la qualité du décor sur lequel ces interventions se font.

Quelle est votre mission ?
Ma mission est d'être un observateur attentif, fidèle au chantier, par le biais de la photo.

Quelle est votre formation ?
Je fais de la photo depuis trente ans, dont dix-huit années dans les monuments historiques, dix ans sur Notre-Dame de Paris et cinq ans aux Invalides.

Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
Etre enfermé une nuit par erreur dans les Invalides avec pour seul témoin la statue de Napoléon !