Histoire

Événement

VINCI désigné opérateur du Stade du Queen Elizabeth Olympic Park de Londres

2015

VINCI Stadium, filiale de VINCI Concessions, a été désignée par E20 Stadium LLP1 titulaire du contrat de concession de services du Stade du Queen Elizabeth Olympic Park de Londres au Royaume-Uni (1ère concession de stade à l’international). Le contrat, d’une durée de 25 ans, inclut l’exploitation, l’entretien et la maintenance du stade ainsi que l’animation d’une partie du parc aux alentours du stade lors des différents événements.
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Événement

Inauguration de la Fondation Louis Vuitton

2014

Lundi 20 octobre 2014, la Fondation Louis Vuitton a été inaugurée à Paris, en présence de Bernard Arnault, président du groupe LVMH, de François Hollande, président de la République, de l’architecte Frank Gehry, de Xavier Huillard, président-directeur général de VINCI, et de très nombreux invités. Le bâtiment, d’une surface nette hors œuvre de 13 700 m2 se signale par ses 12 verrières monumentales, enveloppant un ouvrage d'une grande complexité associant 19 « icebergs » habillés de panneaux blancs de béton fibré à ultra-haute performance et 47 enveloppes vitrées.
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Entreprise

Imtech ICT - Electrix

2014

VINCI finalise les acquisitions d'Imtech ICT et d'Electrix
VINCI Energies a finalisé l’acquisition d’Imtech ICT, la branche technologies de l’information et communication d’Imtech, ainsi que celle de la société Electrix, auprès de Mc Connell Dowell, filiale du groupe sud-africain Aveng.
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Management

Pierre Coppey est nommé Directeur général délégué de VINCI

2014

Le Conseil d’administration a nommé M. Pierre Coppey Directeur général délégué de VINCI. Il se consacrera à la branche Concessions du Groupe. Pierre Coppey, diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Strasbourg et de l'École Nationale Supérieure des PTT, a commencé sa carrière à la Direction de la communication de La Poste. Entré dans le groupe VINCI (SGE) en 1992, il a occupé différentes fonctions avant de devenir Directeur puis Directeur général adjoint en charge de la communication, des ressources humaines et des synergies. Fin 2007, Pierre Coppey devient Président-directeur général de Cofiroute. En juillet 2009, il est nommé Président de VINCI Autoroutes qui regroupe ASF, Cofiroute, Escota et Arcour. Il est également Président de l'Association des Sociétés Françaises d'Autoroutes depuis 2012 et Président de l'association Aurore depuis 2000.
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Événement

Acquisition d'ANA, concessionnaire des aéroports portugais

2013

VINCI a finalisé ce jour l’acquisition des titres d’ANA, société concessionnaire pour une durée de 50 ans des 10 aéroports du Portugal. Il s’agit de la dernière étape du processus de privatisation engagé par le gouvernement portugais et approuvé par la Commission européenne en juin 2013. La transaction valorise ANA, en valeur d’entreprise, à 3,08 milliards d’euros.
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Événement

Nouvelle Route du Littoral de l’île de la Réunion

2013

Jean-Luc Marx, Préfet de La Réunion et Didier Robert, Président de la Région Réunion ont officiellement lancé la construction du viaduc de la Nouvelle Route du Littoral, réalisé en groupement par VINCI Construction Grands Projets (mandataire) et Dodin Campenon Bernard, filiales de VINCI Construction, Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction, et Demathieu Bard. Ce viaduc en mer de 5 400 mètres, le plus long de France, qui longe le littoral, reliera Saint-Denis (chef-lieu de La Réunion) à La Grande Chaloupe.
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Entreprise

ETF

2013

Eurovia fusionne ses activités ferroviaires : ETF
À compter du 1er janvier 2013, les activités de construction et de maintenance ferroviaires d’Eurovia ont été rapprochées au sein d’une entreprise unique, ETF. En France, sept agences régionales couvriront l’ensemble des travaux de maintenance, tant sur le réseau ferré national que sur les embranchements ferroviaires privés. À l’international, ETF propose désormais une offre de solutions intégrées issue des qualifications, références et savoir-faire acquis par les précédentes sociétés depuis près de 150 ans, pour poursuivre ses activités en Thaïlande, en Égypte, au Bénin, au Venezuela et prochainement en Inde.

Événement

VINCI livre la Cité du Cinéma

2012

VINCI Immobilier livre la Cité du Cinéma, nouveau pôle dédié au septième art imaginé par Luc Besson, regroupant l’ensemble des métiers de la filière cinématographique en France. Cet ensemble de 62 000 m2 offrira notamment 9 plateaux de tournage, des ateliers pour la fabrication des décors, des locaux de formation pour l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière, une salle de projection, une rue couverte, des espaces tertiaires ainsi que des services communs, des boutiques et un restaurant.
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Événement

VINCI Autoroutes - Duplex A86

2011

VINCI inaugure le Duplex A86, bouclant le super périphérique parisien à l’ouest
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Événement

VINCI et RFF signent le contrat pour la LGV Tours-Bordeaux

2011

Longue de 302 kilomètres avec 38 km de raccordements vers le réseau ferré classique, le projet de ligne à grande vitesse représente un investissement total de 7,8 milliards d’euros courants, et constitue le plus important partenariat public-privé (PPP) jamais signé dans le domaine ferroviaire en France et l’un plus importants projets d’infrastructure lancés dans le monde au cours de la dernière décennie.
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Événement

Aquisition de Cegelec et entrée de Qatari Diar au capital de VINCI

2010

VINCI annonce aujourd’hui la réalisation du transfert du groupe Cegelec (« Cegelec ») à VINCI par le groupe Qatari Diar Real Estate Investment Company (« Qatari Diar ») auquel il a été attribué dans le cadre de cette opération 5,78 % du capital et des droits de vote théoriques de VINCI. Intégrateur de solutions et services technologiques, Cegelec conçoit, installe et maintient des systèmes ou sous-systèmes dans l'industrie, les infrastructures et le tertiaire.
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Événement

Construction de 45 km de pipelines en Papouasie

2010

Le 9 décembre, dans le cadre de son projet de construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) en Papouasie-Nouvelle- Guinée, Esso Highlands Limited, filiale d’Exxon Mobil Cor- poration, a confié à Spiecapag, filiale d’Entrepose Contracting (VINCI Construction), la construction de 450 km de pipelines terrestres. Spiecapag est chargée de l’ingénierie, de la fourniture d’équipements, de la construction et de la mise en service de l’infrastructure.
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Événement

VINCI acquiert Faceo et crée VINCI Facilities

2010

VINCI annonce la signature, le 29 avril 2010, d’un protocole d’exclusivité avec Apax Partners SA pour acquérir Faceo. Faceo est un acteur majeur européen du facility management, véritable ensemblier de la maintenance tertiaire développant des activités d’ingénierie, d’intégrateur et de prestataire de services et de maintenance multitechnique dans le cadre de contrats pluriannuels. Faceo emploie 2 500 collaborateurs et a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 430 millions d’euros, dont 30% à l'international.
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Management

Xavier Huillard (Président-directeur général depuis mai 2010)

2010

Xavier HUILLARD, né le 27 juin 1954, est diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées. Il a fait l’essentiel de sa carrière dans les métiers de la construction en France et à l’étranger. Il rejoint Sogea en décembre 1996, en tant que directeur général adjoint chargé de l’international et des travaux spécifiques, puis en devient président-directeur général en 1998. Nommé directeur général adjoint de VINCI en mars 1998, il est président de VINCI Construction de 2000 à 2002. Il est nommé directeur général délégué de VINCI et exerce les fonctions de président-directeur général de VINCI Energies de 2002 à 2004, puis de président de cette société de 2004 à 2005. Il devient administrateur-directeur général de VINCI en 2006 et président-directeur général de VINCI le 6 mai 2010. Il est nommé président de l’Institut de l’entreprise le 18 janvier 2011.
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Événement

Inauguration de l'autoroute A19 Artenay-Courtenay

2009

VINCI inaugure sur l’A19, la première éco-autoroute de France. Construit par les entreprises du Groupe et exploité par Cofiroute, cet axe de 101 km entre Artenay et Courtenay achève le grand contournement de l’Île-de-France.
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Événement

Eurovia devient un acteur de premier plan dans les infrastructures ferroviaires

2008

VINCI renforce son offre dans le secteur ferroviaire en acquérant Vossloh Infrastructure Services, renommé ETF-Eurovia Travaux Ferroviaires. Le Groupe répond à l’appel d’offres pour la construction et l’exploitation de 303 km de ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Fin mars 2010, VINCI est désigné concessionnaire pressenti.
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Événement

VINCI se porte acquéreur de Entrepose Contracting

2007

VINCI élargit son panel d’expertises techniques et se renforce à l’international en acquérant Entrepose Contracting (infrastructures parapétrolières).
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Événement

VINCI se porte acquéreur de Soletanche Bachy

2007

VINCI se porte acquéreur de Soletanche Bachy, leader mondial des fondations spéciales et du traitement de sol. Soletanche Bachy bénéficie d’une expertise technique mondialement reconnue. En 2009, Soletanche Bachy fusionne avec le groupe Freyssinet pour créer Soletanche Freyssinet, un ensemble de marques et de technologies sans équivalent dans l’univers du génie civil spécialisé.
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Événement

VINCI Energies signe avec la ville de Thiers son premier partenariat public-privé en éclairage public

2006

VINCI Energies vient de se voir confier par la Municipalité de Thiers (63) le contrat de gestion d’éclairage public de la ville dans le cadre d’un partenariat public privé d’une durée de 15 ans. Quelques mois plus tard, VINCI Energies et VINCI Concessions remportent le contrat de PPP pour la gestion de l’éclairage public de la ville de Rouen.
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Management

Yves-Thibault de Silguy (Président de juin 2006 à mai 2010)

2006

M. de Silguy est licencié en droit de l’université de Rennes, il est diplômé d’études supérieures de droit public, de l’IEP de Paris section service public et de l’École nationale d’administration. De 1976 à 1981, il travaille au ministère des Affaires étrangères, puis de 1981 à 1985 pour la commission des Communautés européennes. Il travaille ensuite à l’ambassade de France à Washington en qualité de conseiller chargé des affaires économiques de 1985 à 1986. De 1986 à 1988, il est conseiller technique chargé des affaires européennes et des affaires économiques et financières internationales au cabinet du Premier ministre. De 1988 à 1993, il est nommé directeur à la direction des affaires internationales puis directeur des affaires internationales du groupe Usinor Sacilor. De 1993 à 1995, il est secrétaire général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne et, simultanément, conseiller pour les affaires européennes et vice-sherpa (préparation des sommets des pays industrialisés) au cabinet du Premier ministre. De 1995 à 1999, il est membre de la commission européenne en charge des affaires économiques, monétaires et financières. De 2000 à 2005, il est président du comité Politique européenne du Medef. En janvier 2000, M. de Silguy devient membre du directoire de Suez Lyonnaise des Eaux puis est nommé directeur général de Suez de 2001 à 2003. Ensuite, il exerce les fonctions de délégué général de Suez de 2003 à juin 2006. Il est nommé président du Conseil d’administration de VINCI le 1er juin 2006 et démissionne de ses fonctions chez Suez. Depuis le 6 mai 2010, il est vice-président administrateur référent du Conseil d’administration de VINCI.

Événement

Avec ASF, VINCI devient le premier groupe mondial intégré de concessions/construction

2005

VINCI est choisi par le gouvernement français comme acquéreur d’ASF et d’Escota dans le cadre de la privatisation des sociétés d’autoroutes.

Événement

VINCI met en service le pont Charilaos Trikoupis (Rion-Antirion) reliant le Péloponnèse à la Grèce continentale.

2004

Long de 2 252 m, l’ouvrage a été construit par VINCI Construction Grands Projets et est exploité par VINCI Concessions dans le cadre d’une concession de 35 ans.

Événement

La galerie des Glaces du château de Versailles restaurée par VINCI

2003

VINCI devient Grand Mécène du ministère de la Culture et entame la restauration de la galerie des Glaces du château de Versailles, plus importante opération de mécénat culturel et de compétences jamais réalisée en France.

Événement

VINCI crée la Fondation d’entreprise VINCI pour la Cité.

2002

Trait d’union entre les compétences des collaborateurs du Groupe et les acteurs à vocation sociale, son objectif est de favoriser l’accès à l’emploi et la restauration de lien social.
Pour en savoir plus : www.fondation-vinci.com

Événement

VINCI crée VINCI Park

2001

VINCI crée VINCI Park et donne naissance au leader mondial du stationnement et des services associés. Avec 900 parcs de stationnement répartis sur 12 pays et 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, VINCI Park se hisse au premier rang européen des opérateurs de stationnement et devient le leader mondial de son secteur pour les parcs concédés.

Chantier

Barrage de Yaciretá

2001

Dumez
Yaciretá, "le berceau de la lune" en langue indienne guarani est situé sur le fleuve Paraná, à l’extrême nord de l’Argentine et du Paraguay. L’aménagement hydroélectrique réalisé en partie par Dumez permet de produire de l’énergie, mais aussi d’assurer le transit fluvial jusqu’au Brésil par surélévation du plan d’eau à l’amont du barrage. L’ouvrage se présente comme un barrage de terre de près de 70 km de côté qui incorpore quatre ouvrages principaux en béton : une écluse de navigation, deux déversoirs, ainsi qu’une centrale hydroélectrique.

Événement

La SGE devient VINCI

2000

Fusion de VINCI et de Groupe GTM

Management

Antoine Zacharias (Président de VINCI de 2000 à 2006)

2000

Diplômé de l'ENSEEIHT, Antoine Zacharias a occupé différents postes de responsabilité au sein de la Compagnie Générale des Eaux, où il a effectué l'essentiel de sa carrière. Il a notamment été Directeur régional à Lyon et chargé du développement et du suivi des activités allemandes du Groupe. Il a été nommé Directeur général adjoint de la Compagnie Générale des Eaux en 1994 et membre du Comité exécutif de Vivendi en 1995. Administrateur-directeur général de SGE depuis 1991, il en est devenu Président en juin 1997. Il a démissionné de Vivendi en avril 2000, au moment où Vivendi a ramené sa participation dans SGE à 17%. Il est l'artisan du rapprochement de VINCI avec Groupe GTM, qui a hissé VINCI en 2000 au rang de numero un mondial de la construction, des concessions et des services associés.

Chantier

L'hôpital européen Georges Pompidou

1999

Sogea
L'hôpital européen Georges Pompidou à Paris (architecte Aymeric Zublena) dont le gros oeuvre a été réalisé par Sogea est installé dans le XVe arrondissement. Il a une capacité de 687 lits et s'étend sur 29 000 m2.

Chantier

Pont de Ting Kau

1998

Freyssinet
Avec ses 1117 m, le pont de Ting Kau à Hong Kong se classe parmi les plus longs ponts haubanés du monde. Freyssinet y a installé plus de 3000 tonnes de câbles, pour 384 haubans (64 de stabilisation des pylônes, 8 de stabilisation longitudinale et 500 de longueur).

Chantier

Pont Vasco de Gama à Lisbonne sur le Tage

1998

Campenon Bernard
Inauguré en 1998, le pont Vasco de Gama est un ouvrage de 17 km de long qui comprend un pont principal à haubans de 824 m de long, quatre viaducs de 488 m, 672 m, 6 531 m et 3 825 m de long, un échangeur, une aire de service et de péage. L’ensemble est calculé pour subir sans dommage un tremblement de terre d’une amplitude plus de quatre fois supérieure à celui qui détruisit Lisbonne en 1755. Placé lors des travaux sous la direction de Campenon Bernard, l'ouvrage est à présent exploité en concession par le groupe VINCI.

Chantier

Stade de France

1998

SGE
La construction du Stade de France débute en 1995, soit trois ans simplement avant l’ouverture de la Coupe du Monde de football. Les conditions géologiques, la présence urbaine limitrophe ainsi que l’étroitesse des délais transforment ce chantier en celui de tous les défis. Trois entreprises françaises se partagent équitablement les travaux, dont Dumez et la SGE. La réussite de ce stade, riche d’un passé déjà si éloquent, est saluée par tous. Le Stade de France est à présent exploité en concession par VINCI.

Chantier

Tour Jin Mao

1998

Campenon Bernard
Du haut de ses 420,50 m , la Tour Jin Mao surplombe Shanghai. Construite pour être la plus haute tour du monde dans sa catégorie (noyau en béton et charpente métallique), elle comprend 88 étages, 88 000 mètres carrés de murs-rideaux, 8 mégacolmes ceinturant son noyau en béton armé et une flèche de 38 m.

Entreprise

Eurovia

1997

Eurovia est créée en 1997 par la réunion des deux entreprises routières majeures du groupe SGE : Viafrance et Cochery Bourdin Chaussé (issue de la fusion en 1984 des sociétés Cochery et Bourdin Chaussé). Dès 1999, Eurovia acquiert Teerbau, la première entreprise routière allemande. Parallèlement, elle mène une importante politique d’expansion en Europe centrale et en Europe de l’Est. En 2000, la fusion de VINCI avec le Groupe GTM entraîne le rapprochement d’Eurovia et d’Entreprise Jean Lefebvre, désormais le premier pôle routier européen.

Entreprise

Soletanche Bachy

1997

L'art des fondations est vieux comme le monde mais son expression scientifique, la géotechnique, date seulement des années 1920. Soletanche et Bachy ont été les pionnières industrielles de cette nouvelle discipline et ont mis au point la plupart des innovations ayant révolutionné les technologies du sol. Leur fusion en 1997 a consolidé leur leadership du secteur.

Citons, parmi quelque 60 000 chantiers tous menés à bonne fin, l'étanchéité et la réparation de grands barrages, les parois de protection de centrales nucléaires, les tunnels de la plupart des métros des grandes agglomérations, les fondations les plus profondes pour les tours les plus hautes en Asie, en Europe, au Moyen-Orient, la réhabilitation de monuments historiques comme l'Arc de Triomphe ou le Grand Palais à Paris, le théatre Bolchoï à Moscou, la gare Saint-Pancras à Londres ; les ouvrages maritimes les plus ambitieux, comme Port 2000 au Havre, les Palm de Dubaï ou Al Raha Beach à Abu Dhabi ; mais aussi une multitude de petits chantiers où se démontre l'aptitude de nos opérateurs, techniciens et ingénieurs.

Management

Antoine Zacharias (Président de SGE de 1997 à 2000)

1997

Diplômé de l'ENSEEIHT, Antoine Zacharias a occupé différents postes de responsabilité au sein de la Compagnie Générale des Eaux, où il a effectué l'essentiel de sa carrière. Il a notamment été Directeur régional à Lyon et chargé du développement et du suivi des activités allemandes du Groupe. Il a été nommé Directeur général adjoint de la Compagnie Générale des Eaux en 1994 et membre du Comité exécutif de Vivendi en 1995. Administrateur-directeur général de SGE depuis 1991, il en est devenu Président en juin 1997. Il a démissionné de Vivendi en avril 2000, au moment où Vivendi a ramené sa participation dans SGE à 17%. Il est l'artisan du rapprochement de VINCI avec Groupe GTM, qui a hissé VINCI en 2000 au rang de numero un mondial de la construction, des concessions et des services associés.

Management

Jean-Marie Messier (Président de SGE de 1996 à 1997)

1996

Diplômé de l'Ecole Polytechnique et de l'ecole Nationale d'Administration, Jean-Marie Messier a débuté sa carrière comme inspecteur des finances en 1982. Il a été successivement directeur de cabinet du Ministre en charge des privatisations, conseiller technique du Ministre de l'Economie et des Finances de 1986 à 1988, associé-gérant de la banque Lazard Frères et Cie de 1989 à 1994. Entré comme administrateur-directeur général en 1994 dans le Groupe Générale des Eaux (devenue Vivendi en 1996) il en est devenu Président-directeur général jusqu'en 2002. Il a été Président-directeur général de la SGE de 1996 à 1997 (à l'époque filiale de Vivendi).

Chantier

Pont de Normandie

1995

Freyssinet
Le pont de Normandie, le deuxième plus long pont à haubans du monde avec une travée principale de 856 m, relie le Havre à Honfleur en franchissant l’estuaire de la Seine. D’une longueur totale de 1966 m, le pont comprend deux pylônes en béton culminant à 215 m.
D’une portée plus modeste que les grands ponts suspendus, le pont de Normandie constitue cependant un progrès considérable dans le domaine des ponts à haubans. Il peut notamment résister à des vents supérieurs à 300 Km/h.

Chantier

Tour Société Générale

1995

CBC
Réalisée par CBC, la construction du siège social de la Société Générale à la Défense reste l’un des grands projets de la décennie en immobilier de bureau. Bateg, la filiale parisienne de CBC achève l’une des tours en 1995 : un ouvrage de plus de 70 000 mètres carrés

Chantier

Tunnel sous la Manche

1994

SGE
L’inauguration du tunnel sous la Manche en 1994 met un terme à une aventure technique et humaine exceptionnelle. L’idée de ce projet remonte à 1802, lorsque l’ingénieur Albert Mathieu propose de creuser un tunnel pour relier la France à l’Angleterre. Il faut cependant attendre la signature d’un traité franco-britannique en 1986 pour que ce projet prenne corps.
Le tunnel, divisé en trois galeries, atteint une longueur totale de 50,5 km dont 37 km sous une mer profonde d’une cinquantaine de mètres. En outre, les installations terminales s’étendent en France sur 520 hectares, soit la superficie d’un aéroport international. Sur les cinq entreprises françaises confrontées à ce défi technique hors norme, l’actuel groupe VINCI est représenté par deux entités : Dumez et la SGE.

Chantier

Siège social de Canal +

1992

CBC
Livré en 1992 et dessiné par Richard Meier, le siège social de Canal + incarne une nouvelle architecture de bureaux. Le bâtiment retrouve un gabarit de taille plus traditionnelle, tout en conservant la flexibilité de l’organisation intérieure. CBC a su exploiter toute sa maîtrise technique pour mener à bien la construction de cet ouvrage.

Management

Guy Dejouany (Président de 1990 à 1996)

1990

Diplômé de l'Ecole Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées, Guy Dejouany a effectué l'essentiel de sa carrière à la Compagnie générale des Eaux (devenue Vivendi) dont il a été successivement directeur général adjoint en 1965, directeur général en 1972, administrateur-directeur général en 1973 et président-directeur général de 1976 à 1996. Il a été président-directeur général de SGE de 1990 à 1996 (à l'époque filiale de la Compagnie Générale des Eaux) et est actuellement administrateur de VINCI.

Chantier

Basilique Notre Dame de la Paix à Yamoussoukro

1990

Dumez
Construite et financée par le président de la Côte d'Ivoire Houphouët-Boigny (pour plus d'un milliard de francs) la cathédrale de Yamoussoukro, Notre-Dame de la Paix, se veut la réplique de Saint-Pierre de Rome. D'une superficie intérieure de près de 30 000 mètres carrés, elle peut accueillir 7000 personnes assises et 11 000 debout.

Management

Guy Dejouany (Président du Conseil de Surveillance) et Serge Michel (Président du Directoire) : 1988 - 1990

1988

Chantier

Aménagement du Grand Louvre

1988

Dumez
Conçu par l’architecte Ieoh Ming Pei, l’aménagement du Grand Louvre donne naissance à l’un des plus grands complexes museaux du monde. Dumez réalise l’accès enterré au musée, avec les restaurants, l’auditorium, les salles d’exposition, les entrepôts, la librairie, ainsi que le soubassement de la Pyramide.

Chantier

Centrale nucléaire de Golfech

1987

GTM
Au cœur des années 1950, le Groupe GTM participe à la politique énergétique souhaitée par le gouvernement français. Entre 1985 et 1987, il met à son actif l’érection de deux tours réfrigérantes de la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn, record du monde de hauteur, avec 178,5 m.

Chantier

Logements à Singapour

1987

GTM
Pour lutter contre d’importantes carences en logement, Singapour se lance dans une politique interventionniste de grande ampleur. Le Groupe GTM participe activement à ce programme en réalisant 15 000 logements entre 1981 et 1987. Pour honorer son contrat, le Groupe GTM a dû préalablement construire une usine de préfabrication de dimension exceptionnelle.

Management

Pierre Léon-Dufour (1937-2001)

1986

Pierre Léon-Dufour est né en 1937 à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Diplômé de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, il travaille déjà au sein du groupe GTM, lorsque celui-ci se lance dans l’aventure des parcs de stationnement. Pierre Léon-Dufour joue un rôle déterminant dans le développement des parcs GTM qu’il préside pendant dix ans entre 1986 et 1996. Il s’implique aussi dans le syndicalisme professionnel en fondant SYNCOPARC (Syndicat National des Concessionnaires de Parcs Publics de Stationnement).

Chantier

Ville nouvelle de Khashm-Al-Aan

1986

Dumez
En 1981, Khashm-Al-Aam n’est qu’une zone désertique dans la banlieue de Riyad en Arabie Saoudite, lorsque la Garde Nationale décide d’y implanter sa plus grande base militaire. Dès lors, l’Etat saoudien lance un gigantesque programme de construction de logements pour abriter les familles des officiers et les soldats. En moins de cinq ans, Dumez bâtit une ville nouvelle de près de 50 000 habitants, comprenant 5200 logements, 143 bâtiments publics, le tout sur une surface de 1 640 000 mètres carrés.

Chantier

Parc de la Villette à Paris

1985

GTM
Après le centre Georges Pompidou, le Groupe GTM devient une seconde fois contractant général d’une réalisation qui symbolise la modernisation architecturale de Paris. Il s’agit cette fois du musée des Sciences et Techniques et de l’Industrie du Parc de la Villette. Quelques années après la mort du dernier bœuf dans les abattoirs de la Villette, en 1974, le Groupe GTM se lance dans l’aménagement des 55 hectares de friches industrielles.

Management

Serge Michel (Président de 1984 à 1988)

1984

Serge Michel a passé la totalité de sa vie professionnelle dans le monde du bâtiment et des travaux publics. Dès 1951, il entre comme directeur chez SEAS, puis devient en 1955 directeur des Etablissements Houdry. Des 1967, il intègre le groupe Saint-Gobain en tant que directeur commercial de Socea puis en devient président. Il occupe ensuite successivement à la Compagnie de Saint-Gobain les postes de directeur général adjoint et de directeur de la branche entreprises de services. Il accède ensuite à la SGE en tant que président de 1984 à 1988 puis président du Directoire de 1988 à 1990. Directeur général adjoint de la Compagnie générale des Eaux de 1991 à 1992, il est actuellement président de Soficot, et continue a exercer des fonctions dans le BTP notamment chez VINCI comme administrateur.

Entreprise

CBC

1982

CBC (Campenon Bernard Construction) a été fondée en 1982 par deux anciens dirigeants du groupe Bouygues : Henri Becq et Gilbert Simonet, sous l’égide de sa maison mère Campenon Bernard qui souhaite développer son pôle bâtiment. Dans un premier temps, elle regroupe les filiales bâtiment de Campenon Bernard, puis elle s’oriente vers le marché immobilier et part à la conquête des marchés internationaux. Les résultats sont éloquents et immédiats : dès la fin des années 1980, CBC se situe parmi les cinq premiers intervenants français du secteur.
CBC possède trois caractéristiques essentielles : les cadres et les techniciens sont aussi nombreux que les ouvriers, grâce à la recherche et à l’immobilier ; l’entreprise fait figure de pionnier en Europe, notamment en Tchécoslovaquie où elle s’implante dès 1986 (hôtel forum à Bratislava) et enfin, CBC collabore souvent avec des architectes de renom : Richard Meier pour le siège social de Canal + ou encore Ricardo Bofill pour le siège social de Swift en Belgique. En 1997, les activités de CBC sont regroupées avec celles des autres sociétés bâtiment de la SGE, au sein de Campenon Bernard.

Management

Gilbert Simonet (1932-1998)

1982

Diplômé de l’Ecole Spéciale des Travaux Publics, Gilbert Simonet entre en 1960 dans le groupe Bouygues où il reste jusqu’à la création de CBC en 1982. Engagé chez Bouygues en tant que conducteur de travaux, il prend ensuite en charge l’immobilier puis le bâtiment. Personnalité influente de la construction, tout comme son associé Henri Becq, il entend démontrer à travers l’aventure de CBC que la construction « c’est avant tout de la matière grise ».

Management

Paul Naudo (Président de 1981 à 1984)

1981

Chantier

Barrage d'Al Massira au Maroc

1980

Campenon Bernard
Destiné à irriguer le bassin de l'Oum Er-Rbiâ dont dépend notamment la ville de Casablanca, le barrage d’Al Massira vient compléter les importants ouvrages hydrauliques préexistants (Bine El Ouidane, Daourat). Il s’agit cette fois-ci d’un barrage en contreforts béton de 80 m de haut.

Chantier

Route de l'uranium

1980

Bourdin et Chaussé
Bien implantée en Afrique depuis le début des années 1950, Bourdin et Chaussé prend part au Niger à la réalisation de la route de l’uranium entre les villes de Tahoua et d’Arlit. Menés aux côtés de l’entreprise française Fougerolle, ces travaux s’avèrent bénéfiques tant pour Bourdin et Chaussé que pour le Niger qui relie ainsi ses deux pôles urbains du sud-ouest et du nord-ouest.

Management

Raymond Soulas (Président décembre 1979 - juillet 1980)

1979

Raymond Soulas, né à Paris le 18 octobre 1918, y fait ses études au lycée Saint-Louis, avant d’entrer à Polytechnique. Durant l’occupation, il est déporté à Buchenwald. Il entre en 1943 à la SGE comme ingénieur en chef et, en 1960, il se voit confier la direction générale de la société Tramarance, chargée du génie civil de l’usine marémotrice de la Rance (1960-1967). En 1971, il devient directeur général adjoint et, en 1977, administrateur-directeur général puis PDG de la SGE de décembre 1979 à juillet 1980. PDG de Sea Tank Co dès sa création, il occupe les mêmes fonctions à SGE-TPI. Acteur du rapprochement avec Sainrapt et Brice, il en devient vice-PDG en 1979. Après le rachat par Saint-Gobain, il demeure administrateur, mais abandonne toutes ses autres fonctions en 1988.

Chantier

Pont de Brotonne

1977

Freyssinet
Construit en 1977 le pont de Brotonne, marque une étape décisive dans la construction des ponts à haubans et à tablier en béton précontraint.
L'ouvrage, d'une longueur totale de 1278,4 m, comporte un pont à haubans à trois travées de 143,5 m, 320 m et 143,5 m. Le tablier, d'une hauteur constante de 3,8 m, supporte deux chaussées de 6,5 m séparées par une bande centrale de 3,2 m et deux trottoirs de 1,5 m.

Chantier

Barrage de Cabora Bassa

1976

GTM
La construction du barrage de Cabora Bassa sur le Zambèze donne naissance à l’un des chantiers les plus délicats de l’histoire du groupe GTM. Les obstacles extérieurs s’accumulent : violence du fleuve, actes de sabotage, guérilla. 10000 personnes participent à l’édification de cet ouvrage de 165 m de haut pour 320 de long.

Chantier

Centre Beaubourg à Paris

1976

GTM
Imaginé par Renzo Piano et Richard Rogers, et construit par les GTM, le centre Georges-Pompidou est sans nul doute l’un des bâtiments parisiens les plus marquants de la seconde moitié du 20ème siècle, même si l'intégration de ce "paquebot de la culture" dans le quartier a été difficilement acceptée. Son architecture "high-tech" abrite aujourd’hui une bibliothèque ainsi que le Musée National d'Art Moderne.

Chantier

Complexe olympique de Montréal

1976

Freyssinet
Freyssinet participe activement à la réalisation du complexe olympique de Montréal au Canada qui accueille les Jeux de 1976. Le groupe construit notamment le vélodrome pour lequel a été mis au point un système particulier de décentrement de la couverture par vérinage sur les 4 culées. Ce système utilise plus de 200 vérins plats de 920 mm de diamètre capables chacun de développer une poussée de l'ordre de 1000 tonnes.

Chantier

Travaux d'assainissement à Lagos

1976

Sogea
Connaissant une croissance démographique exponentielle depuis le début des années 1970, la ville de Lagos au Nigeria se lance dans de vastes travaux d’assainissement.
Incontournable sur les marchés africains, la future Sogea y fait preuve de tout son savoir-faire.

Management

Pierre-Donatien Cot (Président de 1975 à 1981)

1975

Président de la SGE de 1975 à 1981

Chantier

Tour Montparnasse

1973

Campenon Bernard
Dessinée par les architectes Eugène Beaudouin, Urbain Cassan et Louis Hoym de Marien, la Tour Montparnasse défie du haut de ses 210 m l’architecture du centre de Paris. Décriée lors de la construction, souvent jugée incongrue, cette tour témoigne de l’évolution qui touche les immeubles de bureaux. Derrière les façades en verre fumé, l’heure des gigantesques bureaux paysagers s’annonce.

Événement

Création de GTIE sous le nom de l'Union des Entreprises Electriques Régionales (UEER)

1972

Entrée de la Grande-Bretagne et de l'Irlande dans la CEE (Union Européenne)

Entreprise

GTIE

1972

Le groupe GTIE, pôle Energies de VINCI naît en 1972, sous le nom d’Union des Entreprises Electriques Régionales (UEER). Il s’agit d’un regroupement de trois sociétés anciennes et réputées dans le secteur électrique : MJB (fusion de Mors et de Jean Bouchon) Garczynski Traploir et Fournié Grospaud. En 1984, la Compagnie Générale des Eaux (actuel Vivendi) devient l’unique actionnaire de l’UEER qui prend le nom de GTIE. Le groupe GTIE accomplit un important parcours de croissance externe et comporte rapidement plus d’une centaine de sociétés. Dans le même temps, il devient le premier groupe national d’entreprises électriques.
En 1996, GTIE est rattaché directement à la SGE et s’élargit à SDEL et à Santerne. Fort d’un réseau de plus de 700 entreprises, le Groupe GTIE, devenu VINCI Energies en janvier 2003, occupe aujourd'hui une position de premier plan en Europe dans les métiers d'ingénierie, d'ensemblier et de maintenance appliqués aux technologies de l'information et des énergies.

Chantier

Barrage Hendrik Verwoerd

1972

Dumez
Réputé pour ses barrages, Dumez édifie en Afrique du sud, un barrage capable de contenir 6 millions de mètres cubes. Confronté à de nombreux obstacles géographiques, techniques ou humains, Dumez vient pourtant à bout en 1972 de ce chantier record.

Entreprise

EMCC

1971

La société des Entreprises Morillon-Corvol et Courbot naît en 1971 de la réunion de deux anciennes entreprises réputées dans le domaine des travaux maritimes et portuaires. La société Morillon-Courvol est créée en 1885, en vue de l’exploitation de sablières en région parisienne. Elle joue un rôle déterminant dans l’aménagement du port de Gennevilliers, ainsi que dans la mise au grand gabarit de la Seine.
L’entreprise Courbot qui remonte à 1925 s’illustre elle aussi en région parisienne même si l’Empire puis les DOM-TOM restent son terrain de prédilection.
Ces deux entités fusionnent en 1971 sous le nom de EMCC qui devient filiale de la SGE en 1983 et évolue rapidement dans l’orbite de Campenon Bernard.

Entreprise

Viafrance

1971

Née en 1971, Viafrance hérite des savoir-faire et des cultures de deux entreprises routières : la société française du Vialit et Viasphalte.
Vialit est créée en 1925 à l’initiative de Georges Courtois qui cherche à promouvoir les enduits superficiels et les émulsions de bitume. Jusqu’en 1970, l’homme clef de cette société reste Lionel Ignace, cofondateur en 1936 de l’Union de l’Industrie Routière de France (USIRF).
De son côté, Viasphalte voit le jour en 1933, sous l’impulsion des Entreprises Léon Ballot. Après la seconde guerre mondiale, devenue filiale de Campenon Bernard, elle fonde son succès sur une parfaite maîtrise des techniques et du matériel américains. Bien implantée en France comme à l’étranger, elle réalise à la fin des années 1960, la route Safi-Aqaba en Jordanie, longue de 187 km.
Les deux entreprises Vialit et Viasphalte possèdent des activités complémentaires, ce qui permet de les regrouper en 1971. En 1997, Viafrance fusionne avec Cochery Bourdin Chaussé et donne naissance à Eurovia.

Management

Roger Schulz (Président de 1971 à 1974)

1971

Président de la SGE de 1971 à 1974

Chantier

Tunnel de Fourvières à Lyon

1971

Dumez
Commencée en 1967, la construction du tunnel de Fourvières à Lyon s’achève en 1971. D’une longueur de 1853 m, le tunnel est composé de deux tubes dotés chacun de deux voies de circulation. Depuis son entrée en service, cet ouvrage est devenu un axe routier essentiel pour l’agglomération lyonnaise. 81 000 véhicules l’empruntent quotidiennement.

Événement

Création

1970

Décès du général de Gaulle

Entreprise

Cofiroute

1970

En 1970, la France ne compte que 1 000 km d’autoroutes. Afin d’accélérer la construction du réseau français, sans peser sur les deniers publics, l’Etat décide de faire appel au financement privé par le biais des concessions. Cinq groupes de travaux publics, dont la SGE, les GTM et Jean Lefebvre participent à la création de Cofiroute en compagnie de la Société Générale et de Parisbas. Ces entreprises supportent d’importants risques financiers et attendent les retours bénéficiaires pendant plus de 15 ans. Depuis 1970, Cofiroute a construit plus de 800 km d’autoroutes dans le Grand Ouest français : Paris-Poitiers (A10), Paris-Le Mans et Angers-Nantes (A11). Elle a aussi lancé en 1988, la première radio d’autoroute (107.7). Filiale à 65 % de VINCI, son activité s’étend désormais en Europe, en Amérique du Nord et du Sud et un peu en Asie.

Management

André Chaufour (1903-1999)

1970

Appelé par son frère Pierre, qu’il complète admirablement, il rejoint la direction de Dumez. Très attentif aux innovations technologiques, il est l’artisan du rayonnement international de Dumez.

Entreprise

Norwest Holst

1969

Norwest Holst est issue de deux entreprises distinctes qui ont fusionné en 1969.
Holst & Co., fondée en 1918 par un ingénieur danois s’oriente vers la réalisation de structure en béton armé, alors que Norwest Construction, établie à Liverpool à partir de 1923, est spécialisée dans la pose de câbles souterrains.
La réunion de ces deux entités donne naissance en 1969, à l’une des plus importantes entreprises de bâtiment et de génie civil présentes en Angleterre. En 1991, la SGE prend le contrôle de Norwest Holst et renforce ainsi son implantation européenne.

Entreprise

SOGEPARC

1968

La société financière SOGEPARC naît en 1968, probablement sous l’influence du Spie Batignolles qui, à la suite des GTM, comprend l’intérêt offert par les concessions de parcs stationnement. Dès 1974, la société gère 23 parcs de stationnement. En 1987, alors qu’elle compte désormais 37 parcs elle est introduite en bourse. SOGEPARC bénéficie alors d’une bonne croissance qui lui permet de devenir en 1997 le premier opérateur de stationnement sous voirie en France. À la tête de 78 parcs, elle accentue sa percée à l’étranger.
En 1998, après la réussite de l’OPA lancée par la SGE, SOGEPARC rejoint le groupe SGE. La fusion de VINCI et de Groupe GTM favorise le rapprochement de SOGEPARC et des Parcs GTM. En 2001, le leader mondial des parcs de stationnement en concession voit le jour : VINCI Park.

Chantier

Construction de l'A35

1968

Entreprise Jean Lefebvre
Dès les années 1960, Entreprise Jean Lefebvre profite de l’effort consenti par l’Etat pour améliorer les infrastructures autoroutières. La société de jean Lefebvre se positionne déjà comme un acteur essentiel de ce secteur. Ce dynamisme est consacré en 1970 par la participation d’Entreprise Jean Lefebvre à la création de Cofiroute, société privée concessionnaire d’autoroutes.

Chantier

Sauvetage du temple d'Abou Simbel en Egypte

1968

GTM
En 1954, Nasser décide la construction du barrage d’Assouan qui doit engloutir les grands temples de Nubie. Sous l’égide de l’UNESCO, on met en place une collaboration internationale pour sauver le temple d’Abou Simbel, sanctuaire de Ramsès II. Les GTM participent à cette opération qui consiste à démanteler le temple rupestre, le transporter bloc par bloc et le reconstruire 65 m au-dessus du lac Nasser, avant l’inondation définitive.

Chantier

Usine marémotrice de la Rance

1966

SGE
La vielle idée d’installer une usine marémotrice sur l’estuaire de la Rance prend définitivement forme en 1955. Les ingénieurs de la SGE jouent un rôle actif dans ce projet qui suppose la coupure de l’estuaire. Tout au long des travaux, les difficultés s’accumulent : érosion, houle… Le génie civil est cependant achevé lorsque le général de Gaulle inaugure l’usine le 26 novembre 1966.

Chantier

Viaduc d’Oléron

1966

Campenon Bernard
En 1966, les ingénieurs de Campenon Bernard livrent à la circulation le plus long viaduc de France, qui relie l’île d’Oléron en Charente-Maritime, au continent. D’une longueur totale de 2862 m, son tablier se divise en 46 travées dont 26 de 79 m de portée et 16 de près de 40 m.

Management

André Balency-Béarn (1900-1978)

1965

Centralien d’origine béarnaise, André Balency-Béarn reste l’un des symboles de la préfabrication lourde en France. Hanté par l’archaïsme des pratiques françaises, il est parti chercher aux Etats-Unis de nouvelles techniques : il rêve de calquer les méthodes du bâtiment sur celles de l’automobile. Malgré des résultats contestables, le procédé de préfabrication Balency s’impose rapidement en Europe et aux Etats-Unis, mais dès la fin des années 1960, le mythe de la construction standardisée s’évanouit.

Chantier

Autoroute du Nord

1964

Viafrance
Chantier important dans l’aménagement du territoire français, la construction de l’autoroute du Nord, offre à Viafrance l’occasion d’exploiter tout son savoir-faire. L’entreprise fait aussi preuve d’une très grande productivité.

Chantier

Pont de Choisy-le-Roi

1964

Campenon Bernard
Le pont de Choisy-le-Roi met en œuvre l’une des innovations les plus importantes de Campenon Bernard. L’ouvrage comporte un tablier en béton précontraint encadré par deux piles en rivière. Pour la première fois on décide d’utiliser une résine synthétique et d’assembler les voussoirs par simple collage : idée, ingénieuse, rapidement imitée par les concurrents. Le chantier se termine en 1964.

Chantier

Pont de Gladesville

1964

Freyssinet
Entamant une forte percée internationale, Freyssinet obtient en 1964, le contrat d’étude du pont de Gladesville à Sydney, en Australie. Même si cet ouvrage ne possède plus actuellement, grâce à ses 305 m de portée, le record du monde de portée, ce pont demeure un ouvrage majeur et emblématique de Sydney.

Entreprise

Parcs GTM

1963

Au début des années 1960, Paris est la première ville française confrontée à la croissance exponentielle du nombre d’automobiles et à l’épineux problème de leur stationnement. L’administration parisienne décide donc de favoriser la construction de parcs de stationnement sous voirie par le biais de la concession. En 1963, les Grands Travaux de Marseille (GTM) gagnent le premier concours proposé pour réaliser et exploiter un parc sous l’esplanade des Invalides : c’est le début des Parcs GTM. L’année suivante, le groupe remporte un nouveau contrat sous l’avenue George V.
Jusqu’en 1970, l’activité est strictement parisienne. Puis, à partir de 1970, les concessions de parkings se multiplient en Province : à Toulon, à Nancy… Au cours des années 1980, sous l’impulsion de Pierre Léon-Dufour, les Parcs GTM obtiennent de nouvelles concessions à Paris, avant de se tourner vers les marchés internationaux. La fusion de VINCI et de Groupe GTM favorise le rapprochement des Parcs GTM et de Sogeparc, l’autre grande marque historique de stationnement. En 2001, le leader mondial des parcs de stationnement en concession voit le jour : VINCI Park.

Chantier

Oléoduc Shell Lavéra-Berre

1963

Sogea
En 1963, Sogea Participe à la construction de l'oléoduc Lavéra-Berre-St-Auban, qui atteint 124 km en 1968, lorsque les travaux sont achevés. La portion effectuée par Sogea représente 22,5 km de long.

Chantier

Travaux routiers en Côte-d'Ivoire

1963

Entreprise Jean Lefebvre
L’indépendance des anciennes colonies d’Afrique Noire n’entraîne pas de pertes de marchés pour l’Entreprise Jean Lefebvre. Au contraire, les sociétés du groupe se montrent très actives, dans la Guinée de Sékou Touré, mais aussi dans la Côte d’Ivoire de Félix Houphouët-Boigny. Jean Lefebvre sait parfaitement s’adapter aux réalités géographiques et politiques de ces deux pays.

Chantier

Barrage de Menjil

1962

Campenon Bernard
Au début des années 1950, Campenon Bernard est à la recherche de nouveaux marchés internationaux plus porteurs. La société s’implante en Iran où elle réalise le barrage de Menjil sur le Sefid-Rud (au Nord du pays). Il s’agit d’un ouvrage à contreforts indépendants (on dit aussi à têtes massives), l’un des plus grands de ce type à l’époque : 106 m de haut, 430 m de longueur de crête.

Chantier

Barrage de Dokan

1958

Dumez
La réalisation du barrage irakien de Dokan, entre 1953 et 1958, se déroule dans un contexte désastreux : crue du Tigre, crise de Suez, révolution irakienne. Dumez surmonte pourtant tous ces obstacles et livre en 1958 ce grand ouvrage de 116 m de haut sur 360 m de longueur de crête. La société dirigée par les frères Chaufour en tire un prestige indéniable.

Chantier

Pont de Savines

1958

GTM
Construit en vingt mois seulement entre 1958 et 1960, le pont de Savines franchit la retenue du barrage de Serre-Ponçon dans les Hautes-Alpes. Long de 924 m au total, il a nécessité la mise en place de douze éléments constitués chacun d’une pile de hauteur variable réalisée à l’aide de coffrages glissants (sans échafaudage fixe) ainsi que de deux consoles confectionnées par encorbellement, voussoir par voussoir.

Chantier

Tunnels de La Havane

1958

GTM
Afin de désengorger la capitale cubaine et lui permettre de conquérir de nouveaux espaces urbains, le groupe GTM propose la construction d’un tunnel qui se révèle très compétitif par rapport à la solution du pont préconisée par les concurrents américains. L’ouvrage, d’une longueur de 1 600 mètres est réalisé au moyen de cinq caissons de béton précontraint, plus résistant que les caissons métalliques lestés utilisés aux Etats-Unis. Pour preuve : le raz-de-marée survenu dans les premiers jours de l’année 1958 n’affecte guère ce projet. Fier de ce succès, GTM signe un autre contrat du même type avec l’agglomération cubaine.

Management

René Gonon (1906-2001)

1957

Né en 1906, René Gonon effectue sa scolarité au Lycée Ampère de Lyon, puis à l’école Polytechnique et aux Ponts et Chaussées. Il commence sa carrière professionnelle à la SNCF où il s’occupe de la région Nord. Ce n’est donc qu’en 1951 qu’il entre aux GTM et six ans plus tard, en 1957, il en devient président. Il conserve ce poste jusqu’en 1972, mais son influence s’étend bien au-delà de cette simple date. Doté de véritables talents d’innovateurs, son action est régie par trois principes : esprit d’équipe, confiance et franc-parler.

Chantier

Pont du lac de Pontchartrain

1956

Freyssinet
En 1956, la STUP (future Freyssinet) a déjà acquis une très solide réputation dans le domaine des ouvrages d’art. L’Etat de Louisiane, aux Etats-Unis, retient la société d’Eugène Freyssinet comme ingénieur-conseil pour construire le pont le plus long du monde. Long de 38 km et construit en éléments de travées préfabriqués sur la rive, il traverse la réserve naturelle du lac Pontchartrain.

Chantier

Barrage de Nebeur

1955

Dumez
Situé sur l’oued Mellègue en Tunisie, le barrage de Nebeur atteint 71 m de haut pour 470 m de largeur. Lors de sa construction entre 1949 et 1955, la société Dumez y a expérimenté un système de coffrages auto-glissants qui lui a permis d’acquérir définitivement ses lettres de noblesse.

Chantier

Aménagement de Bin-el-Ouidane

1954

SGE

Chantier

Canal d'Alsace

1954

Deschiron
A partir de 1945, l’entreprise Deschiron participe aux grands travaux hydrauliques et thermiques commandités par EDF. Dès le début des années 1950, elle joue un rôle important dans l'aménagement de la chute de Gerstheim dans le Bas-Rhin. Le chantier comprend en outre un mur de quai ainsi qu’une usine occupée par la suite par Rhône Poulenc.

Chantier

Viaducs de Caracas

1952

Campenon Bernard
Au cours des années 1950, Campenon Bernard remportent de nombreux contrats en Amérique latine et tout particulièrement au Venezuela. L’une des réalisations les plus spectaculaires dans ce pays reste la construction des viaducs reliant la capitale Caracas à son port, La Guaira. Les voûtes de ces ouvrages sont à cette époque les plus grandes de l’Amérique de Sud.

Entreprise

SATOM

1951

En 1951, Sainrapt et Brice prend le contrôle de la société Travaux Afrique qui se développe d’abord au Sénégal puis rapidement en Mauritanie, en Guinée, au Togo, au Bénin et au Niger. Elle réalise des travaux de bâtiment, de forage et de génie civil. En 1967, Travaux Afrique absorbe Sofratom, implantée en Afrique depuis 1949 et forme SATOM. Dès les années 1970, la nouvelle société met à son actif de prestigieuses réalisations : complexe minier d’Arlit, pont ferroviaire de Japoma au Cameroun, ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite à N’Djamena au Tchad. Contrôlée par Sainrapt et Brice, elle réalise en 1979, un chiffre d’affaires égal à 70 % de celui de sa maison-mère. Elle constitue l’un des apports les plus importants de Sainrapt et Brice à la SGE lors de la fusion en 1981. Très liée à la Sogea depuis 1984, Satom joue un rôle majeur en Afrique, spécialement dans le domaine routier.

Chantier

Barrage de Couesque

1951

SGE

Chantier

Barrage sur la rivière N'Zilo

1951

CFE
L’entreprise belge CFE se montre particulièrement active dans la mise en valeur du Congo belge jusqu’à son indépendance en 1960. Entre 1945 et 1955, l’activité bat son plein dans ce pays. Le barrage situé près de Kolwezi fait partie des importants chantiers destinés à moderniser les infrastructures du Congo belge et à faciliter l’exploitation des richesses minières.

Chantier

Immeuble à Alger

1950

Dumez
Installée depuis 1941 en Algérie, la filiale locale de Dumez bénéficie d’une forte demande dans le secteur du bâtiment. Elle édifie de nombreux immeubles pour le compte de Shell de l’office public d’HLM d’Oran ainsi que pour Electricité et Gaz d’Algérie.

Chantier

Barrage de Génissiat

1949

SGE
Commencé en 1939, le chantier de Génissiat est sensiblement ralenti par le déroulement du second conflit mondial. Lorsqu’il s’achève en 1949, Génissiat offre le plus important ensemble hydroélectrique d’Europe. Il associe un barrage-poids de 103,7 m de hauteur, une retenue de 53 millions de mètres cubes de capacité totale à une usine produisant dès 1949 1,55 milliards de kWh. Génissiat reste un chantier de référence, où coexistent forte productivité et politique sociale avancée : construction de trois cités ouvrières, développement de services sanitaires, soutien des activités culturelles et sportives.

Chantier

Pont du Galion à Rio de Janeiro

1949

Freyssinet
Le chantier du Galion à Rio de Janeiro appartient aux premières réalisations de ponts sous forme de poutres qui consacrent le béton précontraint. Par rapport au béton armé classique, le béton précontraint comporte un ajout de câbles qui permettent de réaliser des structures bien plus légères donc de très grande portée, là où le béton armé se serait écroulé sous son propre poids.

Management

Jean Matheron (Président 1947-1971)

1947

Diplômé de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées, Jean Matheron épouse la fille aînée d'Alexandre Giros, cofondateur de la SGE, et dès 1931, entre au conseil d'administration. Après la seconde guerre mondiale, il succède à Henri Laborde-Milaa, président de la SGE. Attaché à ce poste pendant près d'un quart de siècle, il s'efforce de promouvoir la réputation de la société, tout en entretenant l'esprit familial qu'il incarne. Sa politique est guidée par une très grande prudence financière dont témoigne sa volonté de n'inscrire au bilan que les travaux réellement exécutés.

Chantier

Port de Dunkerque

1947

Sainrapt et Brice
Très gravement endommagé pendant le second conflit mondial, le port de Dunkerque doit être reconstruit à la Libération. Avant de s’engager dans la modernisation du pays, la France songe à panser ses plaies.

Entreprise

Chantiers Modernes

1946

Depuis leur création en 1946, par un ancien résistant, Hubert Touya, les Chantiers Modernes ont connu un développement important. Spécialisés dans les activités de terrassement, ils s’orientent rapidement vers l’ensemble des métiers du génie civil. Ils prennent part à de nombreux travaux soumissionnés par EDF, à la construction des autoroutes, à différents chantiers en Afrique. Dumez prend une participation dans cette société en 1988 et recentre son activité sur la métropole. À présent, les Chantiers Modernes sont une filiale de GTM Construction, essentiellement active en Ile de France.

Management

Hubert Touya (1907-1983)

1946

Originaire du Béarn et fondateur des Chantiers Modernes, Hubert Touya, est un ancien élève de l’école des Mines. Après la défaite de l’armée française en 1940, il s’engage dans la Résistance. Arrêté en février 1944, violenté, il est ensuite envoyé aux camps de Neuengamme et de Ravensbrück, dont il n’est libéré qu’à la fin de la guerre.
En 1946, il fonde les Chantiers Modernes appelés à participer au redressement du pays ainsi qu’à sa modernisation.

Entreprise

SICRA

1944

En 1944, deux architectes lyonnais, Raimond et Metrich anticipent les besoins de la Libération et fondent la Société Industrielle de Constructions Rapides (SICRA). Après les premiers travaux d’urgence, la société se lance dans la construction de logements standardisés. Incapable de se développer seule, SICRA rentre dans le groupe SGE en 1954 pour devenir le fer de lance du secteur bâtiment de la SGE, en recentrant progressivement son activité sur la région parisienne.
Comme le vante une publicité des années 1960 « en 90 jours, SICRA construit le bâtiment dont vous avez besoin. Vous n’avez qu’à choisir, le bâtiment est déjà en stock à l’usine de préfabrication ». Partenaire privilégié de l’Education Nationale en région parisienne, SICRA est rattachée en 1986 à la Sogea, filiale de la SGE. C’est désormais au sein de la Sogea que SICRA, leader sur le marché parisien poursuit son développement dans les secteurs de la rénovation, du logement et du tertiaire.

Événement

La Société Technique pour l’Utilisation de la Précontrainte (STUP), future Freyssinet est fondée par Edmé Campenon et Eugène Freyssinet

1943

Alain Turing établit le principe théorique de l'ordinateur

Entreprise

Freyssinet

1943

Exploiter la précontrainte (1943-1962)
La société Freyssinet est issue de la création, en 1943, de la Société Technique pour l’Utilisation de la Précontrainte (STUP). Edme Campenon, fondateur des entreprises Campenon Bernard, souhaite exploiter les brevets déposés dès 1928 par Eugène Freyssinet, inventeur de la précontrainte. La précontrainte est un béton armé dont les performances sont largement améliorées, par l’introduction de contraintes internes permanentes qui compensent les contraintes externes auxquelles le béton est soumis. Ce nouveau procédé s’avère très utile dans la France de la Reconstruction car il permet de réaliser d’importantes économies d’acier mais aussi de béton. En quelques années, la STUP se hisse au rang des spécialistes de la construction de ponts et de pistes. Son dynamisme est fortement lié à l’inventivité exceptionnelle d’Eugène Freyssinet.

La percée internationale (1963-1981)
Au début des années 1960, la STUP doit faire face à la mort de son fondateur, ainsi qu’à une concurrence grandissante dans l’utilisation de la précontrainte. Elle y parvient en accentuant son internationalisation, consacrée par sa nouvelle raison sociale : en 1976, la STUP devient Freyssinet International. Le goût de l’innovation cultivé par les ingénieurs de Freyssinet International reste l’atout majeur de la société: en témoignent le pont de Rio-Niterio au Brésil, le complexe Olympique de Montréal.

Le leadership mondial (1982-2000)
La société Freyssinet doit affronter une période délicate au début des années 1980 où elle se voit contrainte de céder une partie de ses filiales étrangères. Rapidement, elle retrouve son dynamisme habituel, car sa maîtrise technique fait encore merveille : pont de Normandie, en France, pont Vasco de Gama au Portugal, stade de Cardiff au Royaume-Uni, plate-forme Hibernia au large de Terre-Neuve. De nombreuses réalisations souvent spectaculaires qui font de Freyssinet numéro un mondial du génie civil spécialisé.

Management

Jean Lefebvre (né en 1913)

1940

Fils de Charles Lefebvre, fondateur d’une entreprise routière, il entre dans les affaires paternelles en 1938, tout en préparant une thèse de droit qu’il soutient en 1941. À la mort de son père, en 1940, il prend la tête de la Compagnie industrielle des fillers, qu’il rebaptise Entreprise Jean Lefebvre, puis, il se voit aussi confier la direction de Salviam. Il demeure président de ces deux sociétés jusqu’en 1971. Il occupe aussi de nombreux postes honorifiques : à la chambre de commerce de Paris, à l’association nationale des docteurs en droit.

Entreprise

CAPAG CETRA

1938

Fondée en 1938, par Louis Ducatel sous la dénomination d’Entreprise Moderne de Canalisation, CAPAG CETRA offre un exemple privilégié d’une entreprise qui a su diversifier ses activités de la canalisation à la construction de grands ouvrages. A la libération, elle se voit rapidement confier de grands projets de canalisation, en région parisienne, dans le Nord. En 1953, elle participe à la réalisation d’un pipe-line Paris-Le Havre, chantier essentiel pour le développement de la capitale. CAPAG CETRA se spécialise aussi dans les traversées sous-fluviales en France comme en Algérie. Enfin, à partir des années 1960, elle développe son pôle bâtiment et génie civil : centrales thermiques de Montereau, de Porcheville. En 1975, après le départ à la retraite de son fondateur, Louis Ducatel, CAPAG CETRA fusionne avec Campenon Bernard.

Management

Ernest Weyl (Président mars 1937-juillet 1937)

1937

Polytechnicien d’origine alsacienne, Ernest Weyl débute aux manufactures de l’Etat avant d’entrer à la Régie Générale des Tabacs de l’Empire Ottoman. Remarqué par Loucheur, il devient l’un de ses principaux collaborateurs au ministère de l’Armement. Dès 1922, il est promu administrateur délégué de la SGE. Après la disparition d’Alexandre Giros, en mars 1937, Ernest Weyl prend la présidence de la SGE, mais il ne lui survit que très peu puisqu’il décède le 1er juillet de la même année.

Management

Henry Laborde Milaa (Président 1937-1947)

1937

Né en 1886, il entre à Polytechnique dans le corps des Ponts. Mobilisé comme ingénieur du génie, il combat à Verdun où il est gravement bléssé. Il entre à la SGE en août 1919 comme directeur des travaux et est remarqué par Alexandre Giros qui l'appelle en 1925 au poste de directeur général. Il joue un rôle déterminant dans le redressement de la société. Devenu administrateur délégué en 1933, il manifeste un intérêt particulier pour l'électricité et s'impose comme successeur d'Alexandre Giros. La présidence de la SGE lui est confiée le 29 septembre 1937 et il doit faire face avec prudence et perspicacité aux difficultés de la période de guerre. Il cède ses fonction en 1947 à Jean Matheron.

Chantier

Chantier routier à Etaples Pas de Calais

1935

Cochery
Implantées depuis leur création dans le Nord de la France, les Entreprises Albert Cochery s’associent à la modernisation de la voirie locale. Cette tâche est facilitée par la proximité géographique des usines produisant le tarmacadam. Celui-ci est obtenu à partir des laitiers de hauts-fourneaux provenant des usines sidérurgiques situées traditionnellement dans le Nord et l’Est de la France.

Management

Pierre Chaufour (1901-1970)

1932

Centralien, il se marie avec l’unique fille d’Alexandre Dumez et se voit peu de temps après engagé par son beau-père en qualité de conducteur de travaux. À la mort de ce dernier, il prend les rênes de la société et se révèle un grand meneur d’hommes. Bloqué en Algérie en 1942, il prend part au combat de la France Libre et devient à la Libération, président d’honneur des anciens combattants de sa division. A sa mort, en 1970, c’est son frère André qui lui succède à la tête de Dumez.

Chantier

Barrage de l'Oued Fodda

1932

Campenon Bernard
Construit entre 1926 et 1932 pour le compte du Service Centrale des Irrigations en Algérie, le barrage de l’Oued-Fodda est un barrage-poids en béton, mesurant 100 m de hauteur, 65 m d’épaisseur à la base et 182 m de longueur de crête. Sa construction et celle des ouvrages annexes ont nécessité l’exécution de 320.000 m3 de béton.

Chantier

Kembs

1932

GTM
Les travaux de Kembs dans le Haut-Rhin sont entrepris afin d’aménager une section du Rhin, ce qui doit permettre de produire et de distribuer de l’électricité en Alsace. En août 1932, l’usine hydroélectrique est terminée. Avec une production annuelle moyenne de 850 millions de kWh, Kembs est la plus importante centrale à basse chute de France.

Chantier

La Truyère

1932

SGE
Le chantier de la Truyère reste l’un des épisodes majeurs des premières années de la SGE. Commencés en 1910, les travaux se poursuivent jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. La SGE réalise l’usine et le grand barrage-poids de Sarrans (105 m de haut pour 220 m de longueur en crête), le complexe hydroélectrique de Brommat d’une puissance de 68000 KW. Rarement un chantier n’aura engendré de si grandes difficultés financières et il faut toute l’habileté d’Alexandre Giros et de ses successeurs pour sortir la SGE de cette impasse.

Management

Gaston Traploir (1889-1968)

1930

Fils d’un inspecteur des chemins de fer, lui-même ingénieur formé à la pratique du béton armé et de l’électricité, Gaston Traploir trouve en André Garczynski un associé idéal. Au cours d’un voyage aux Etats-Unis, dans les années 1930, il découvre les vertus du taylorisme qu’il décide d’appliquer à son entreprise. Inventeur talentueux et gestionnaire avisé, il s’efforce de donner une organisation moderne à la société qu’il préside jusqu’au milieu des années 1960.

Management

Eugène Freyssinet (1879-1962)

1929

Né en Corrèze, Eugène Freyssinet effectue sa scolarité à Paris, au lycée Chaptal, puis à Polytechnique et aux Ponts et Chaussées. Après avoir passé près de dix ans dans l’administration, il participe activement au développement des Entreprises Limousin, dont il devient l’un des associés. Freyssinet y réalise des prouesses techniques, grâce à un goût prononcé pour l’innovation.
En 1929, il rompt avec les Entreprises Limousin : cette société n’envisage pas de développer le procédé de la précontrainte, dont il a déposé le brevet un an auparavant. Il faut attendre l’appui d’Edme Campenon et la création de la société technique pour l’utilisation de la précontrainte (STUP) pour que cette invention soit exploitée et que le talent d’Eugène Freyssinet puisse réellement s’exprimer.

Entreprise

Bourdin et Chaussé

1928

En 1928, Sylvain Bourdin et Louis Chaussé s’associent afin de créer une entreprise routière principalement orientée vers les marchés de l’Ouest de la France. À partir de 1945, leur société, Bourdin et Chaussé, quitte ce cadre régional et s’implante avec succès en Afrique. Elle y réalise entre autres « la route des sables », au Sahara, participe à la construction de « la route de l’uranium » au Niger. Ces chantiers souvent à risque entretiennent la bonne réputation de l’entreprise qui entre dans le groupe SGE en 1977 et fusionne avec Cochery en 1985. La nouvelle entité, Cochery Bourdin Chaussé s’associe à Viafrance en 1997 pour donner naissance à Eurovia.

Management

Louis Chaussé (1897-1980)

1928

Fils d’un ouvrier travaillant dans les mines d’ardoises d’Anjou, il est engagé après la première guerre mondiale dans l’entreprise routière Gaétan Brun. Puis, il s’associe en 1928 avec Sylvain Bourdin. À la mort de ce dernier, Louis Chaussé devient le seul responsable de la routière qu’ils ont créée ensemble : Bourdin Chaussé. Proche de son personnel et visitant fréquemment les chantiers, il réussit à imposer son entreprise parmi les premières de France.

Management

Louis Loucheur (Fondateur)

1928

Né en 1872, issu d'une famille protestante installée à Roubaix et passé comme son associé Alexandre Giros, par l'école Polytechnique, il exerce en plus de sa vie professionnelle, une intense activité politique. Remarqué pour ses talents d'organisateur ainsi que pour sa connaissance du secteur de l'armement, il est promu en 1916, sous-secrétaire d'Etat à l'artillerie et aux munitions, poste essentiel en temps de guerre. En 1917, il devient même ministre de l'Armement, en remplacement d'Albert Thomas et il s'acquitte de sa tâche en donnant la priorité à une production intensive.
A l'armistice, il occupe le poste de ministre de la Reconstruction industrielle, puis celui de ministre des Régions libérées ; il joue aussi un rôle important dans le règlement des réparations allemandes. Ce contentieux entraîne d'ailleurs sa démission en 1922. Pourtant, en 1928, le cofondateur de la SGE, un homme de gauche, parvient à faire voter la loi dite Loucheur qui prévoit la construction de 200 000 habitations bon marché en cinq ans. Les bases de l'interventionnisme croissant de l'Etat dans ce secteur sont désormais posées. Il consacre la fin de sa vie à soutenir l'idée européenne, en vain. Il décède en 1931.

Management

Sylvain Bourdin (1884-1950)

1928

D’origine angevine, Sylvain Bourdin fait des études de droit avant de reprendre une entreprise de cylindrage basée à Angers. Gestionnaire avisé, il ne s’intéresse guère à la technique ; en revanche, son habileté et ses relations suivies avec de nombreux ingénieurs des Ponts et Chaussées lui suffisent pour asseoir la réputation de sa société. En 1928, il s’associe avec Louis Chaussé, plus technicien et pragmatique que lui : de leur collaboration naît Bourdin et Chaussé, une entreprise routière qui se hisse peu à peu au rang des plus importantes de France.

Événement

Charles Lefebvre crée la société Salviam à l'origine de l'Entreprise Jean Lefebvre

1927

Premier film parlant, le Jazz Singer, par Alan Crossland

Entreprise

Entreprise Jean Lefebvre

1927

Firme routière familiale, l’Entreprise Jean Lefebvre tire ses origines de la création en 1927 par Charles Lefebvre de la société Salviam (sauver la voie). Charles Lefebvre est l’un des premiers à employer comme ballast le laitier issu des hauts-fourneaux. Sept ans plus tard, il met au point un nouveau type de liant et constitue une nouvelle entreprise : la compagnie industrielle des fillers et revêtements spéciaux.
En 1941, Jean Lefebvre, qui a déjà manifesté un goût prononcé pour l’innovation au sein de la société de son père, prend la direction des deux entreprises. L’année suivante, la compagnie industrielle des fillers prend le nom d’Entreprise Jean Lefebvre (EJL). Sollicité en 1944 par les alliés pour réparer les pistes de l’aérodrome d’Orly, Jean Lefebvre y découvre l’efficacité du matériel américain.
Conformément à son slogan « Jean Lefebvre travaille pour vous », l’entreprise participe à la construction de la France moderne et prend pied en Afrique : route Dakar-Kaolak au Sénégal, « boucle du Cacao » en Côte-d’Ivoire. Elle complète son implantation en rachetant deux entreprises : la société Revêto, puis l’entreprise veuve Gaétan Brun.
Au début des années 1970, Jean Lefebvre prend part à la création de Cofiroute et réaffirme ses qualités de grand constructeur autoroutier. Parallèlement, le groupe connaît une forte expansion à l’international, toujours en Afrique, mais aussi au Moyen-Orient.
Restructurée en 1981 et contrôlée dès 1986 par les Grands Travaux de Marseille, l’Entreprise Jean Lefebvre poursuit sa croissance en France tout en étendant son action internationale aux Etats-Unis, au Canada ou au Chili. Par l’intermédiaire de Groupe GTM, elle intègre le groupe VINCI en 2000 où elle se trouve associée à Eurovia.

Entreprise

Cochery

1926

C’est en 1926 qu’Albert Cochery fonde les entreprises du même nom, spécialisées dans l’industrie de liants hydrocarbonés destinés à l’entretien des routes. Il développe la fabrication ainsi que l’exploitation du tarmacadam, un mélange de laitiers de haut-fourneaux et de goudron, peu exploité en France.
A partir de 1945, la découverte de gisement de gaz naturels ainsi que la crise de la sidérurgie conduisent au déclin des usines de distillation. Les entreprises Albert Cochery rachètent la société Rol Lister & Cie et infléchissent leur stratégie : elles deviennent une entreprise routière moderne, fabriquant de nouveaux revêtements.
Malgré le retrait du fondateur en 1969, les successeurs poursuivent le développement de l’entreprise et prennent des participations dans diverses sociétés routières.
En 1985, après la prise de participation majoritaire de la SGE, Cochery fusionne avec Bourdin et Chaussé. La nouvelle entité, Cochery Bourdin Chaussé s’associe à Viafrance en 1997 pour donner naissance à Eurovia.

Entreprise

Santerne

1926

En 1926, Louis Santerne ouvre un modeste atelier d’électricité à Arras. Son activité ne devient significative qu’à partir de 1949, lorsque son fils se retrouve associé à l’affaire. Au cours de la reconstruction, Santerne se développe grâce aux travaux ferroviaires, à la reconstruction des châteaux d’eau, ainsi qu’au marché des lignes de transport pour EDF. Santerne, spécialiste des travaux d'installation électrique en France est rattaché directement à la SGE en 1996. La société dépend actuellement de GTIE.

Entreprise

Travaux du Midi

1926

L’histoire des Travaux du Midi débute à Marseille en 1926, avec la création de l’entreprise Bertagnol et Compagnie qui prend peu après le nom de Travaux du Midi. En 1934, les Travaux du Midi rentrent dans le groupe des Grands Travaux de Marseille (GTM), tout en conservant leur structure familiale. Ce n’est qu’à partir de 1961 et de la fin de la guerre d’Algérie que l’entreprise prend un nouvel essor : le rapatriement des Européens d’Algérie entraîne la construction de nombreux logements et d’infrastructures nouvelles. Pour répondre à cette très forte demande, les Travaux du Midi entreprennent un effort d’industrialisation de leurs procédés de fabrication. Fiers de leur succès, ils conquièrent l’ensemble des régions méridionales françaises et s’étendent dès le début des années 1980, de Bordeaux à Nice. Entreprise innovante et dynamique, les Travaux du Midi sont rattachés au sein de VINCI à GTM-Construction.

Management

Albert Cochery (1898-1981)

1926

Né dans le Nord et très tôt orphelin, il se distingue lors de la première guerre mondiale, en apportant de précieux renseignements à l’Etat-major. En 1926, il fonde une société qui porte son nom et qui exploite des sous-produits de la sidérurgie : le laitier des hauts-fourneaux sert de base au tarmacadam. Idée simple mais géniale qui assure le développement de l’entreprise et qui fait d’Albert Cochery un représentant et un symbole de la profession.

Entreprise

Caroni

1925

La fondation de l’entreprise Caroni est l’œuvre de Jean Caroni, ancien ingénieur des Grands Travaux de Marseille qui décide en 1925 de s’installer à son compte dans le Nord de la France. Sous son impulsion, l’entreprise Caroni s’impose rapidement comme un spécialiste du battage de pieux et de palplanches ainsi que des travaux de terrassement. Lors de la reconstruction suivant le second conflit mondial, elle exécute l’écluse de Don-Sainghin, l’une des plus grandes de France à l’époque. En 1950, elle reconstruit l’écluse de Denain. Par la suite, elle développe son activité bâtiment au point d’en faire une spécialité. Elle est rachetée en 1983 par CBC.

Entreprise

Fournié Grospaud

1925

En 1925, Raymond Fournié et Henri Grospaud s’associent au sein de la société Fournié Grospaud et s’installent à Tarbes. Jusqu’en 1945, la société n’intervient presque exclusivement que sur les réseaux de chemin de fer du Sud-Ouest dont elle assure l’électrification. À la Libération, la nationalisation de l’électricité oblige l’entreprise à diversifier ses activités. Ses deux principaux clients restent EDF et la SNCF, mais elle multiplie aussi les contrats de maintenance. En 1970, elle s’associe à Garczynski Traploir et à Mors Jean Bouchon, au sein de la holding UEER, qui préfigure GTIE (Générale de Travaux et d’Installation Electrique). C’est par le biais de GTIE que Fournié Grospaud entre à la SGE en 1996.

Chantier

Adduction des eaux de l'Oued Bou Redine à Bône

1925

Sogea
Dans les années 1930, les colonies françaises d’Afrique du Nord sont le théâtre de nombreux travaux de canalisations. Eau et Assainissement (parent de Sogea) participe à un important chantier sur l'Oued Bou Redine à Bône en Algérie.

Management

Lionel Ignace (1900-1997)

1924

Lionel Ignace participe aux côtés de Georges Courtois à la création de la Société Française du Vialit en 1924. En 1955, il en devient le véritable patron.
Mais Lionel Ignace est aussi une grande figure de la route en raison de son activité syndicale : cofondateur de l’Union des Syndicats de l’Industrie Routière de France, il accède en 1953 à la présidence du syndicat des Entrepreneurs des Travaux routiers de France, avant d’être nommé vice-président honoraire de la Fédération Nationale des Travaux Publics.

Chantier

Eaux de la Voulzie

1923

Sogea
Chantier emblématique de l’assainissement de la région parisienne, les travaux de la Voulzie ont été menés dans les années 1920 et 1930. La société Eau et Assainissement, future Sogea et filiale à l’époque de Pont-à-Mousson a pu par cette réussite technique, s’imposer comme l’un des grands spécialistes français du secteur.

Entreprise

Froment Clavier

1922

A sa création en 1922, l’entreprise Froment Clavier est spécialisée dans la construction de silos à grain en béton armé. À l’époque, la société des Grands Moulins de Paris constitue l’un de ses principaux clients. Pour assurer son développement, Froment Clavier cherche à exploiter son procédé dans l’Empire colonial. Elle participe aussi à la réalisation des logements sociaux souhaités par Louis Loucheur. Puis, pour répondre aux besoins de la Libération, elle diversifie son activité : logements, bâtiments industriels, équipements collectifs, tout en restant un partenaire privilégié des minoteries. Mais au début des années 1960, la société Froment Clavier peine à se moderniser et à trouver de nouveaux clients. Cantonnée à de petites affaires, elle est rachetée par Campenon Bernard en 1964. La marque Froment Clavier disparaît.

Événement

Création de Campenon Bernard

1920

Naissance du Parti communiste français

Entreprise

Campenon Bernard

1920

1920-1945
L’entreprise Campenon Bernard est née en 1920, de l’association d’un jeune ingénieur, Edme Campenon et d’un entrepreneur, André Bernard. Les deux hommes orientent la société vers la construction du chemin de fer, de bâtiments industriels, de routes et d’aménagements hydrauliques. Dès 1927, Campenon Bernard obtient son premier grand succès : la construction du barrage du Chambon. Après des débuts délicats, ce chantier se transforme rapidement en un véritable champ d’expérimentation où l’on élabore de nouveaux bétons plus résistants. Les rendements se trouvent aussi améliorés et atteignent mille mètres cubes par jour, record pour l’époque.
Puis, anticipant les futures orientations techniques, l’entreprise s’associe à Eugène Freyssinet en lui offrant l’occasion d’appliquer la précontrainte à de très grands ouvrages. À la veille du second conflit mondial, Campenon Bernard règne sur le monde des travaux publics. Pendant la guerre, la société maintient une activité honorable et participe à la création de la société technique pour l’utilisation de la précontrainte (STUP) chargée de développer les procédés d’Eugène Freyssinet.
1945-1984
L’après-guerre voit la multiplication des chantiers, en métropole, dans l’Empire, mais aussi à l’international. Partout, la société met en œuvre de judicieuses innovations techniques, utilisées par exemple lors de la construction de la centrale nucléaire de Marcoule, du pont de Choisy-le-Roi. Pourtant, le cercle vertueux est brisé en 1962, car la société doit affronter la même année la disparition d’Edme Campenon et d’Eugène Freyssinet.
Les ingénieurs de Campenon Bernard assurent cependant le renouveau de l’entreprise grâce au génie civil et militaire ainsi qu’à la construction des ponts ou du viaduc d’Oléron. Entre 1962 et 1970, plus de la moitié des ponts français est réalisée par Campenon Bernard. La Tour Montparnasse, le métro de Montréal apportent aussi une grande notoriété à cette entreprise, confrontée à une concurrence grandissante.
1984-2000
En 1984, la Compagnie Générale des Eaux prend le contrôle de Campenon Bernard qui se distingue lors de la réalisation du Viaduc Jules Verne à Amiens, en battant le record du monde de poids poussé (15300 tonnes). Campenon Bernard rejoint la SGE en 1988 et sous le nom de Campenon Bernard-SGE, signe de prestigieuses réalisations : stade de France, pont Vasco de Gama à Lisbonne.

Entreprise

Garczynski Traploir

1919

André Garczynski et Gaston Traploir, deux ingénieurs-constructeurs qui se sont rencontrés dans les tranchées de la guerre 1914-1919 s’associent pour créer au Mans, une société destinée à la construction des réseaux électriques. La société conquiert rapidement les marchés de l’Ouest français et se lance dès les années 1930 dans l’adduction d’eau.
Après la seconde guerre mondiale, Garczynski Traploir entre dans l’orbite de la Compagnie Générale des Eaux. Elle connaît un dynamisme industriel spectaculaire, grâce à la multiplication des lignes à haute tension, des châteaux d’eau, des centrales électriques.
En 1970, les activités de Garczynski Traploir sont associées à celles de Mors Jean Bouchon et Fournié-Grospaud au sein de la holding UEER, qui préfigure GTIE (Générale de Travaux et d’Installation Electrique). Garczynski Traploir, spécialisé dans les domaines de l’énergie électrique, des technologies de l'information et de la communication, poursuit son développement au sein de GTIE, pôle Énergies-Information de VINCI.

Management

André Garczynski (1888-1944)

1919

Issu d’une famille polonaise installée dans la Sarthe depuis les guerres napoléoniennes, André Garczynski effectue ses études à l’Institut d’électricité de Grenoble, avant de s’associer en 1919 avec Gaston Traploir. Passionné d’automobile, il manifeste un grand intérêt pour les questions sociales et participe activement à la création des Caisses d’Assurances Sociales, ancêtre de la sécurité sociale. Resté au Mans en 1940 pour protéger son entreprise, il est arrêté par la gestapo en 1943, puis déporté au camp de Buchenwald où il meurt un an plus tard.

Management

Charles Rebuffel (1861-1942)

1917

Descendant d’une famille de négociants marseillais, Charles Rebuffel entre aux GTM en qualité de polytechnicien et d’ingénieur des Ponts et Chaussées. Il y mène à bien les travaux d’assainissement prévus dans la cité phocéenne. Le succès de ce chantier lui permet de devenir rapidement un homme clé des GTM et d’en assurer la présidence, de façon continue, entre 1917 et 1940.
Très influent dans le milieu de l’électricité, il siège dans de très nombreux conseils d’administration et préside cinq sociétés du secteur. Néanmoins, les GTM restent sa préoccupation première : grâce à l’aide de ses managers, il structure le groupe en un puissant réseau de filiales et de participations.

Entreprise

CEGELEC

1913

L'histoire de Cegelec est intimement liée aux développements qu'ont connu les secteurs de l'énergie et de l'électricité. Ses racines plongent jusqu'en 1913, date de la création de la CGEE (Compagnie générale d'entreprises électriques). De succès en expansion, la compagnie est devenue un groupe international de services technologiques aux entreprises et aux collectivités.  
 
 
1913 
Création de la CGEE, holding d'entreprises électriques, pour installer les réseaux, lignes, postes et centrales électriques nécessaires à l'électrification de la France. 
 
1971 
Naissance de la CGEE Alsthom, qui ayant englobé la SGE (Génie civil, bâtiment, travaux industriels, services électriques), devient l'entreprise électrique la plus importante d'Europe, avec 13 000 employés et un chiffre d'affaires de près d'un milliard de francs. 
 
1989 
Entrée de GEC (General Electric Company) dans le capital de CGEE Alsthom avec transfert de ses activités de contrôle industriel. CGEE Alsthom prend le nom de Cegelec. 
 
1998/2000 
Cegelec est racheté par Alstom et devient Alstom Contracting. 
 
2001
Le secteur Contracting d'Alstom, racheté en LMBO par ses dirigeants et salariés avec le soutien d'investisseurs, reprend le nom de Cegelec. Une opération similaire interviendra en 2006. 
 
2008 
Rachat de Cegelec par Qatari Diar, groupe international de projets urbanistiques et immobiliers, filiale du fonds souverain Qatar Investment Authority. 
 
14 avril 2010 
Entrée en vigueur du partenariat stratégique entre Qatari Diar et VINCI. Cegelec devient filiale à 100 % de VINCI.

Management

Edmé Campenon (1872-1962)

1910

Issu d’une famille de vielle noblesse et destiné à intégrer l’école Polytechnique, il choisit de s’enrôler en tant que simple soldat puis de parcourir le monde. En 1910, il accède à l’univers des travaux publics et fonde dix ans plus tard, la société Campenon Bernard en compagnie d’André Bernard, jeune ingénieur des Arts et métiers. Le succès de cette association s’explique par la qualité des collaborateurs de Campenon Bernard, le talent d’Eugène Freyssinet, ainsi que la richesse des relations entretenues par Edmé Campenon. Il demeure PDG de la société Campenon Bernard jusqu’en 1958.

Entreprise

Balency et Schuhl

1909

La société Balency et Schuhl a été fondée en 1909 par deux pionniers de la construction en béton armé, Canal et Schulh. Ils se rendent célèbres par l’importance des ossatures qu’ils mettent en place, à l’hôtel Georges V à Paris par exemple. Dirigée à partir de 1935 par André Balency-Béarn, Balency et Schuhl prend part à l’édification du CNIT à la Défense. Parallèlement, la société s’oriente vers la préfabrication lourde et développe un procédé de maisons individuelles préfabriquées. Rachetée par Pont-à-Mousson en 1965, elle participe aux côtés des GTBA, à la création de la SOBEA, future Sogea.

Management

Amédée Alby ( Président de 1908 à 1932)

1908

Chantier

Eclairage du Salon de l'Automobile

1908

SDEL
En ce début de 20ème siècle, La France toute entière est émerveillé par la fée électricité. Toutes les expositions ou les manifestations populaires l’utilisent comme un outil de leur décor. Saunier Duval (futur SDEL) est déjà l’un des spécialistes les plus innovants du secteur.

Entreprise

GTBA

1907

Fondés en 1907 par l’un des pionniers de la construction en béton armé, Maurice Tricon, les GTBA (Grands Travaux en Béton Armé) ont fréquemment collaboré avec Auguste Perret : musée des travaux publics (actuel Conseil Economique et Social), reconstruction du Havre. Le second président, le fils du fondateur, le général Paul-Maurice Tricon-Dunois demeure une personnalité atypique : un général d’armée, entrepreneur de travaux publics. La société est rachetée en 1965 par Pont-à-Mousson pour apporter une activité bâtiment à la SOBEA, future Sogea.

Entreprise

SDEL

1907

En 1907, Charles Saunier, ancien élève de l’Ecole Polytechnique et Maurice Duval créent la société Saunier Duval et Compagnie, nom qu’elle conserve jusqu’en 1990. Charles Saunier était auparavant directeur de la maison Bengel Frères, spécialisée dans la fabrication d’appareils de chauffage et d’éclairages public, notamment au gaz. La nouvelle société reprend exactement les mêmes spécialités et remporte de prestigieux contrats : elle éclaire les salons organisés au Grand Palais (Automobile, Aviation) ou bien l’exposition coloniale de 1931.
Elle diversifie aussi ses activités dans la fabrication d’appareils de production d’eau chaude et de chauffage au gaz. Après la seconde guerre mondiale, Saunier Duval ouvre de nombreuses agences et rachète des entreprises réputées dans les métiers du gaz ou de l’électricité.
La société se réorganise peu à peu autour de plusieurs pôles industriels : gaz, sanitaires, éclairage public, entreprises électriques et automatisme industriel. Après avoir évoluée dans l’orbite de Saint-Gobain, Saunier Duval intègre la SGE en 1985 et dépend actuellement de GTIE.

Management

Général Tricon-Dunois (1896-1996)

1907

Fils du fondateur de la société des Grands Travaux en Béton Armé, le général Tricon-Dunois possède l’originalité d’avoir été à la fois général d’armée et chef d’entreprise. Parti en 1940 rejoindre le général de Gaulle à Londres, il s’engage dans les Forces Françaises Libres. Détaché auprès du général Leclerc, il participe activement au ralliement de l’Empire africain, avant de prendre part aux opérations italiennes, à la libération de Marseille, de Strasbourg. Son action s’interrompt en Allemagne, après la chute du Reich.

Entreprise

Tunzini

1906

C’est en 1906 qu’Ernest Tunzini fonde l’entreprise du même nom, spécialisée dans les équipements de chauffage. Tunzini met ainsi au point le chauffage des grands magasins du Printemps à Paris. Puis il cherche à promouvoir les bienfaits de la ventilation, avant de devenir l’un des pionniers de la climatisation. Dans les années 1950, l’entreprise familiale s’internationalise et se lance dans le conditionnement d’air industriel.
En 1966, après soixante années de présidence, Ernest Tunzini se retire et vend sa société à Pont-à-Mousson. À partir de cette époque, la société Tunzini connaît deux rapprochements importants : le premier en 1968 avec Améliorair, une société d’aérothermique fondée en 1935 ; le second en 1976 avec Nessi, spécialisée dans le génie climatique elle aussi. Tunzini devenue Tunzini Nessi Entreprises d’Equipements (TNEE) entre dans le groupe SGE en 1985, peu après le rachat de la SGE par Saint-Gobain Pont-à-Mousson.
Au sein de la SGE, dans les années 1990, TNEE, rebaptisée Tunzini, renforce ses positions dans les équipements thermiques : génie climatique, protection incendie. En mars 2000, la division thermique mécanique qui comprend en outre G+H Montage, un grand nom de l’isolation en Allemagne, est intégrée au groupe GTIE, pôle Energies-Information de VINCI.

Entreprise

Thinet

1905

L’entreprise Thinet a été fondée en 1905 à Saint-Romain-le–Puy, une petite ville du Forez dans la Loire. Le créateur, Antoine Thinet, réussit à lui donner une bonne implantation régionale. Il pose ainsi les bases du succès national que son fils Marcel Thinet offre à l’entreprise à partir de 1936. L’action de Marcel Thinet est guidée par deux idées modernes : planification des chantiers, industrialisation du travail. Sous sa présidence, l’entreprise Thinet s’installe à Paris et réalise de nombreux logements sociaux à Saint-Denis, Suresnes. Elle travaille aussi à la station d’épuration d’Achères, avant d’ouvrir une agence à Abidjan.
En 1965, pour disposer d’un appui financier plus important, Thinet devient une filiale de la SGE. Elle connaît alors de très bons résultats jusqu’au début des années 1980. Par la suite, face aux déboires financiers de sa filiale, la SGE décide de ne conserver que les activités du Sud de la France, intégrées à celles de Sogea.

Événement

Création de SGE

1899

Marconi invente la TSF (Télégraphie Sans Fil) ancêtre de la radio

Entreprise

Brüggemann

1899

En 1899, Franz Brüggemann, ingénieur en bâtiment fonde à Duisburg en Allemagne, l’entreprise de construction qui porte son nom. Après des débuts honorables, l’entreprise connaît un regain d’activité très significatif dans les années suivant la seconde guerre mondiale. Elle participe à la reconstruction des grands équipements de l’Allemagne, comme en témoigne le chantier de l’hôtel Breidenbacher Hof à Düsseldorf. Brüggemann acquiert une solide réputation de partenaire compétent dans les domaines des travaux publics, maritimes et fluviaux, du préfabriqué industriel. Elle renforce aussi son implantation internationale, notamment dans les pays arabes. Au cours des années 1970-1980, Brüggemann élargit encore ses compétences dans le BTP, les ouvrages d’art, les projets clé en main. En 1992, Campenon Bernard Construction (CBC) entre dans le capital de Brüggemann. Cinq ans plus tard, CBC réintègre le giron de la SGE : désormais, les destinées de Brüggemann sont directement liées à celles de la SGE, future VINCI.

Entreprise

SGE

1899

La naissance de la SGE
En 1899, deux ingénieurs polytechniciens Alexandre Giros et Louis Loucheur fondent une société de travaux publics qui devient rapidement la société générale d’entreprises (SGE). Profitant de l’importance des travaux d’électrification et de construction ferroviaire, leur succès est immédiat et considérable. Dès 1910, la SGE devient la seconde firme du secteur. Pendant le premier conflit mondial, la société se consacre à l’effort de défense national. Puis, malgré un environnement parfois délicat, elle poursuit son développement, en prenant part à des chantiers majeurs, à l’image de celui de la Truyère ou de l'aménagement du Drac. Le second conflit mondial frappe à nouveau la société, contrainte d’abandonner ses positions coloniales. En outre, dès 1946, elle est forcée de réagir face à la nationalisation de l’électricité.

Le leader du génie civil
Dirigée par Jean Matheron et Paul Huvelin, deux gendres d’Alexandre Giros, la société opère un redéploiement considérable au profit du génie civil. De nombreuses prouesses techniques : barrages de Génissiat et de Bin-el-Ouidane, usine marémotrice de la Rance, en font le leader incontestable de la profession. Passée sous le contrôle de la Compagnie Générale d’Electricité (actuel Alcatel), en 1966, la SGE participe à la création de Cofiroute, avant de fusionner en 1982 avec Sainrapt et Brice. Entre 1984 et 1988, la société évolue dans l’orbite de Saint-Gobain puis dans celui de la Compagnie Générale des Eaux (devenue Vivendi). Elle fusionne alors avec Campenon Bernard, elle même société holding, tout en conservant son nom et sa personnalité juridique. Ces opérations transforment la physionomie de la SGE qui est devenue une société holding à la tête de très nombreuses filiales.

De la SGE à VINCI
Au début des années 1990, la société effectue de nombreuses opérations de croissance externe qui traduisent son ouverture européenne. En 1997, elle cède à la Compagnie Générale des Eaux (Vivendi) ses activités de traitement des ordures ménagères, de distribution de l’eau et reçoit en retour des travaux électriques (GTIE). La SGE peut donc se réorganiser en quatre pôles : Construction, Energies-Information, Routes et Concessions. L’année 2000 est celle de tous les changements : à l’occasion du désengagement de Vivendi, la SGE prend pour dénomination VINCI et affirme son identité de groupe indépendant. Enfin, la réussite de l’OPE sur le groupe GTM, au cours du deuxième semestre 2000 permet à VINCI de devenir le numéro un mondial du secteur, devant le suédois Skanska et le français Bouygues.

Management

Alexandre Giros (Fondateur et Président 1932-1937)

1899

Né en 1870, formé à l'école Polytechnique, Alexandre Giros s'associe en 1899 avec l'un de ses camarades de promotion Louis Loucheur pour fonder la SGE. Il participe à la promotion du béton armé, en devenant l'un des fondateurs de la Chambre syndicale des constructeurs en ciment armé, en 1903.
Il reste aussi l'un des grands de l'électricité au 20ème siècle, puisqu'il exerce des fonctions dans pas moins de treize sociétés du secteur, ce qui était possible à l'époque. Là, comme à la SGE, il cherche à mettre en œuvre une politique sociale audacieuse, sans pour autant accepter de jouer un rôle politique, à l'instar de Louis Loucheur.
Promu commandeur de la Légion d'Honneur en 1934, il demeure très attaché aux valeurs du travail et au devoir familial. Par l'intermédiaire de ses filles, la famille Giros règne longtemps encore sur la SGE : Denise et Madeleine se marient respectivement avec Jean Matheron et Paul Huvelin, deux futurs dirigeants de la SGE. Il décède en 1937.

Événement

Création de GTM

1891

Michelin dépose le brevet du pneu démontable

Entreprise

GTM

1891

La naissance d’un leader
La société des Grands Travaux de Marseille (GTM) est créée en 1891 par les milieux d’affaires marseillais afin de réaliser la construction d’un réseau moderne d’égouts dans la cité phocéenne. Ces travaux sont dirigés par Charles Rebuffel qui hisse rapidement les GTM au premier rang de l’industrie française de travaux publics. Jusqu’en 1914, la société connaît une croissance continue, fondée sur une importante diversification technique dans les travaux électriques, portuaires et souterrains, ainsi que sur la conquête des marchés étrangers. La guerre ébranle les positions des GTM contraints de recentrer leur activité sur le bâtiment industriel et les travaux électriques. Cet effort se poursuit pendant les années folles où la société se montre très prospère dans l’Empire. C’est grâce à cette forte activité à l’étranger que la société souffre moins du second conflit mondial pendant lequel elle effectue de nombreux travaux électriques (barrage de Génissiat) et réalise d’importants chantiers pour le compte de l’occupant.

Les trente glorieuses
Les premiers chantiers de la reconstruction permettent aux GTM de se redresser rapidement. Mais, très vite, la société doit affronter le défi de la décolonisation. Pour continuer de se développer, les GTM s’appuient sur de fortes innovations techniques, dont témoignent les tunnels de la Havane ou le pont de Savines. La société, dirigée à partir de 1957 par René Gonon, trouve de nouveaux marchés en Afrique, où elle participe au sauvetage du temple d’Abou Simbel, à l’aménagement du Nil, en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient. Enfin, le groupe cherche à diversifier ses activités dans les travaux pétroliers maritimes et le nucléaire, dans le domaine des concessions (parkings, Cofiroute). Les GTM parviennent donc à maintenir leurs activités historiques, tout en brillant dans de nouvelles spécialités.

Le temps des alliances
En 1982, le groupe GTM fusionne avec la firme Entrepose créée en 1935 par des sociétés métallurgiques et avec laquelle il entretient un partenariat ancien. Entrepose apporte des métiers et des marchés complémentaires : canalisations souterraines, travaux de forage, sondage. Grâce à Entrepose, le groupe s’étend davantage au Moyen-Orient et en Amérique latine. GTM-Entrepose est cependant rapidement contraint de se replier vers l’Europe pour fuir la baisse des commandes émanant des pays émergents. Heureusement, l’hexagone offre à lui seul des terrains privilégiés. Ainsi, après avoir été contractant général du Centre Georges Pompidou, GTM-Entrepose acquiert le même statut pour le parc de la Villette. En 1987, Dumez prend des participations dans GTM-Entrepose, ce qui permet d’envisager dès 1994, un regroupement des activités BTP des deux groupes. La fusion est effective deux ans plus tard : la nouvelle entité, baptisée Groupe GTM en 1997, rejoint alors le groupe VINCI en 2001.

Entreprise

Dumez

1890

Des charpentes métalliques au béton armé (1890-1944)

En 1890, alors que Gustave Eiffel vient d’achever la construction de la tour qui porte son nom, Alexandre Dumez crée une société spécialisée dans la réalisation de charpentes métalliques. Le premier conflit mondial contraint cependant l’entreprise Dumez à se réorienter dans la construction en béton armé. Cette stratégie est ensuite renforcée par l’arrivée à la tête de la société de Pierre Chaufour, rapidement rejoint par son frère André. Sous leur impulsion, l’entreprise Dumez s’établit durablement en Afrique.

La percée (1944-1972)
Profitant du boom de la reconstruction puis du logement, la société connaît un développement significatif en métropole. L’Afrique et bientôt les autres continents restent pourtant le cadre des exploits les plus louables de Dumez. En Tunisie, le barrage de Nebeur devient ainsi l’un des symboles de la fierté nationale, alors que celui de Dokan, en Irak, conforte la réputation internationale de Dumez. La société réalise même sur le chantier d’Hendrik Verwoerd, le barrage de tous les records.

Un groupe puissant (1972 -2000)
Le groupe, organisé autour de puissantes filiales échappe à la crise. Il se voit confier de prestigieux chantiers : la basilique de Yamoussoukro, le Ministère de finances de Bercy, l'aménagement du Grand Louvre. Il prend une participation au sein de Chantiers Modernes et reprend en 1989 CFE, le leader historique de la construction belge. Dumez fusionne ensuite avec la Lyonnaise des Eaux puis GTM, avant de rejoindre VINCI.

Management

Alexandre Dumez (1864-1932)

1890

Passé par l’école Centrale, Alexandre Dumez ne tarde pas à se mettre à son compte. Il souhaite devenir le nouveau Gustave Eiffel, un spécialiste de la charpente métallique. Contraint de se réorienter vers le béton armé, il se montre particulièrement habile dans ce métier. Il trouve alors dans son gendre Pierre Chaufour, centralien lui aussi, un héritier idéal.

Entreprise

Deschiron

1885

L’entreprise Deschiron naît en 1885, à l’initiative d’un creusois, Gaston Deschiron. Fortement marquée par sa structure familiale, elle développe à l’origine une activité assez diversifiée. Elle réalise de nombreux ponts, participe à la construction de la ligne Maginot. A la Libération, elle travaille beaucoup pour les industries sidérurgiques ainsi qu’EDF (chute de Gerstheim sur le canal d’Alsace, centrale d’Arrighi). Puis, à partir de l’entrée de la SGE dans son capital, en 1958, elle se spécialise dans les métiers de terrassement. Elle offre une contribution de tout premier ordre à la réalisation de l’ensemble des infrastructures de transport. En 1982, suite au retrait de la famille Deschiron, elle devient une filiale à part entière de la SGE. Rattachée dans un premier temps à la Sogea, elle passe en 1992 dans l’orbite de Campenon Bernard.

Management

Louis Mors (1855-1917)

1885

Diplômé de l’Ecole centrale de Paris et passionné par les nouvelles techniques, Louis Mors fonde un journal spécialisé dans l’électricité. Il participe aussi aux côtés de son frère à la mise au point d’une voiture de sport. Chimiste à ses heures, tout aussi bien que mécène, il favorise la création d’une chaire de musicologie au Collège de France.

Événement

Création de Dumez

1880

Tahiti devient une colonie française

Entreprise

CFE

1880

Créée en Belgique, la compagnie d’entreprise CFE voit le jour en 1880, sous l’impulsion de Victor Tercelin-Monjot et de Frédéric de la Hault, un entrepreneur belge spécialisé dans la construction de tramways.
Conformément à sa raison sociale initiale, Compagnie Générale de Chemins de Fer Secondaires, la société participe à la construction de chemins de fer régionaux et de tramways. Mais rapidement, les dirigeants mettent aussi l’accent sur le développement international et réalisent des ouvrages dans le cadre de la construction du Transiranien. Le Congo belge devient aussi l’un de ses marchés de prédilection, jusqu’à l’indépendance, en 1960. Seule l’expansion internationale et la diversification croissante des activités permettent à CFE de surmonter l’épreuve de la décolonisation.
En 1981, CFE acquiert les Entreprises Ed. François et fils, fondées en 1868 et devient la plus importante société de construction belge. Six ans plus tard, en 1987, Dumez prend une participation dans le capital de CFE qui reste très présente au Bénélux, en Afrique et au Proche-Orient et qui s’appuie entre autres sur une puissante filiale de dragage, connue à partir de 1991 sous le nom de DEME (Dredging, Environmental and Maritime Engineering). Filiale à 45,25% de VINCI, CFE demeure l’incontestable leader de la construction belge.

Événement

Création des Etablissements Gibault ancêtres directs de Sogea

1878

Edison met au point le phonographe

Entreprise

Sogea

1878

Une ancienne filiale de Pont-à-Mousson
L’histoire de la société Eau et Assainissement, (ancêtre de Sogea) débute en 1878, sous la dénomination des Etablissements Charles Gibaut. Ce n’est qu’en 1918 qu’elle devient Eau et Assainissement, lorsque Pont-à-Mousson décide d’utiliser les travaux d’assainissement comme un complément de son activité traditionnelle de fonderie. Dès le départ, la société Eau et Assainissement effectue des travaux partout en France, à Paris (adduction des eaux de la Voulzie), à Bordeaux, à Caen.
Elle bénéficie en outre d’une très forte implantation en Afrique. En 1925, elle se voit confier par exemple l’adduction des eaux de l’oued Bou Redine à Bône en Algérie. Cette diversité géographique lui permet de bien supporter le second conflit mondial. En revanche, en 1961, les accords d’Evian précipitent la fusion d’Eau et Assainissement avec Socoman, filiale elle aussi de Pont-à-Mousson et qui partage avec Eau et Assainissement, présidents et administrateurs.

La canalisation et le génie civil
La nouvelle société Socea, dirigée par Jacques Lesage, cherche à diversifier ses activités. Elle fusionne en 1979 avec des entreprises de construction du groupe Pont-à-Mousson, déjà regroupées sous le nom de Balency-Briard : Balency-et-Schuhl, la société des Grands Travaux en Béton Armé. En 1986, la nouvelle société Sobea fusionne avec le pôle BTP de la SGE et devient Sogea, filiale du groupe SGE, désormais VINCI. En France comme à l’étranger, grâce à ses filiales, ses réalisations sont nombreuses. L’aéroport de Nice ou bien encore les travaux hydrauliques et d’assainissement à Lagos en 1976 en sont de parfaits exemples.

Entreprise

Dodin

1865

Bien que l’histoire de Dodin remonte à 1865, il faut attendre les années 1920 pour que cette entreprise compte dans le monde des travaux maritimes et fluviaux. A partir de cette période, Abel Dodin, le fils du fondateur, décide de faire de la société l’un des spécialistes de ce domaine.
Fortement implantée dans le grand ouest français, la société profite des Trente Glorieuses pour conquérir la région parisienne (travaux sur la Seine et la Marne) puis le reste de la France et enfin les marchés internationaux. Au début des années 1970, elle obtient un gros marché à Bahreïn : le port de Mina Sulman.
En 1983, elle intègre le groupe Saint-Gobain et devient ensuite une filiale de Sogea.

Entreprise

Sainrapt et Brice

1852

La société Sainrapt et Brice naît en deux temps. En 1852, Michel Sainrapt crée une entreprise spécialisée dans les travaux de consolidation et de fondations spéciales. A sa mort, sa belle-fille lui succède et s’associe à un jeune ingénieur recruté par Michel Sainrapt, Alexis Brice, pour donner naissance à Sainrapt et Brice, en 1901. Tout en préservant son caractère familial, la société connaît une forte croissance, grâce notamment à une bonne utilisation du béton armé. La construction de la succursale de la Banque de France à Caen en 1922 en témoigne.
Pendant le second conflit mondial, la société Sainrapt et Brice fait le choix de la collaboration : Louis-Pierre Brice, héritier d’Alexis Brice et président pendant les faits est destitué de ses fonctions pour quelques années. L’entreprise, qui obtient cependant le droit de poursuivre son activité, effectue d’importants travaux sur le port de Dunkerque dès 1947. Au cœur des années 1950, elle aménage aussi la chute de Carla sur l’Agout non loin de Castre.
Sainrapt et Brice s’oriente avec succès vers l’outre-mer. Et c’est en Afrique qu’elle vit ses heures de gloire, grâce à une entreprise connue sous le nom de Satom. Cette filiale se développe considérablement, en Afrique et aux Antilles, alors que la maison-mère Sainrapt et Brice traverse une profonde récession. Reprise par le groupe Devars-Naudo, Sainrapt et Brice fusionne en 1981 avec la SGE.

Entreprise

Mors

1851

Fondée en 1851 par un artisan parisien, la société Mors a participé à toutes les aventures industrielles modernes. D’abord spécialisée dans le matériel électrique puis dans la signalisation ferroviaire, elle se distingue au début du 20ème siècle dans la construction automobile. Ses présidents s’appellent alors Louis Mors et Eugène Mors, un pionnier de l’automobile, aux côtés de Bollé, Clément, Michelin.
Par la suite, elle se lance dans l’électroménager, met au point un scooter et ce n’est qu’à partir des années 1960 qu’elle choisit définitivement de se concentrer sur le métier d’installateur électrique. La société Mors fusionne alors avec Jean et Bouchon, un installateur électrique de l’Est de la France et devient Mors Jean Bouchon (MJB).
En 1970, la holding UEER fédère les activités de Garczynski Traploir, MJB et Fournié-Grospaud. En 1984, après fusion avec MJB, l’UEER devient GTIE (Générale de Travaux et d’installations électriques). GTIE est à présent le pôle Énergies-Information de VINCI.

Événement

Création de la Maison Jean et Chabrié

1817

Installation de la banque Rothschild à Paris

Entreprise

Maison Jean et Chabrié

1817

La Maison Jean et Chabrié est la plus ancienne société du groupe VINCI. Elle dépend du groupe GTIE, pôle Energies-Information de VINCI. En 1817, alors que Louis XVIII règne sur la France, cette société obtient son premier contrat : il s’agit d’éclairer aux chandelles et de chauffer au bois l’Assemblée Nationale.