VINCI obtient le label Diversité

Le 14 mai dernier, VINCI s’est vu remettre par Éric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, le label Diversité. VINCI est le seul groupe de son secteur à l’avoir obtenu à ce jour. L’attribution de ce label, qui répond à la démarche volontariste impulsée en 2006 par Xavier Huillard, administrateur-directeur général de VINCI, avec la publication du Manifeste, témoigne de l’engagement du Groupe en matière de prévention des discriminations, d’égalité des chances et de promotion de la diversité dans le cadre de la gestion des ressources humaines. Le label Diversité a été obtenu par VINCI SA et par les filiales qui ont été spécifiquement auditées par Afnor Certification : ASF et Cofiroute (VINCI Concessions), Citéos Île-de-France (VINCI Energies), Eurovia (agences de Tours et de Lorient), EMCC (agence Île-de-France) et GTM Bâtiment (VINCI Construction France). Contribuant à l’effort d’amélioration continu de VINCI pour promouvoir la diversité et garantir l’égalité des chances au sein de l’entreprise, la démarche sera reconduite dans 18 mois.
La ville durable décryptée par la Fabrique de la Cité

Comment limiter les impacts sociaux et environnementaux de la ville et de ses activités ? Dans quelle mesure de nouveaux usages et comportements collectifs pourraient-ils contribuer à réduire l’empreinte écologique de nos villes ? Quelles solutions – et à quel coût ? – pour adapter le patrimoine construit ? Telles sont, parmi beaucoup d’autres, quelques-unes des questions marquantes posées à l’occasion du deuxième séminaire de la Fabrique de la Cité. Du 1er au 3 avril dernier, quarante experts (urbanistes, architectes, chercheurs, responsables politiques, représentants d’entreprises, etc.) et vingt responsables de VINCI se sont réunis, à Copenhague (Danemark), à l’initiative du groupe de réflexion créé par VINCI, pour traiter du thème : « Villes durables : de la vision à l’action ». Leurs échanges ont contribué à esquisser ce que pourrait être une conversion de nos villes en cités écologiques, sans négliger les problématiques de gouvernance, d’insertion sociale et d’organisation des espaces. À l’occasion de cette rencontre, les participants ont pu assister, en avant-première, à la présentation d’une étude critique réalisée par Yamina Saheb, ingénieur spécialiste des questions énergétiques, sur les expérimentations de quartiers durables. Basant son enquête sur différents exemples d’éco-quartiers tels que Vesterbro à Copenhague, Bed-Zed à Londres ou Vauban à Fribourg, l’auteur a proposé un portrait type du quartier durable – contribution concrète à l’invention de la ville de demain. Après un premier séminaire traitant de la mobilité et une matinée consacrée au Grand Paris en 2008, la Fabrique de la Cité confirme ainsi son ambition de contribuer utilement aux débats sur l’évolution de nos villes. Le prochain rendez-vous est fixé en octobre, à Lyon, pour une nouvelle matinée régionale. Pour en savoir plus et consulter les présentations : www.lafabriquedelacite.com
Doublé gagnant pour SKE

La signature de deux nouveaux contrats confirme le savoir-faire de SKE (VINCI Construction Filiales Internationales) dans la construction et la maintenance d’établissements scolaires. Le premier projet, attribué par le Gouvernement américain, porte sur la maintenance de 54 écoles du réseau DoDDS (Department of Defense Dependents Schools) Europe, situées en Allemagne et en Belgique. Il a été signé pour un an, reconductible quatre fois et représente un montant total de 86 M€. SKE s’est par ailleurs vu confier par la ville de Nuremberg (Allemagne) un contrat de partenariat public-privé de 81,4 M€ portant sur le financement, la construction, la gestion et la maintenance, pour 25 ans, de quatre établissements scolaires. Les travaux relatifs à ces deux contrats ont débuté en mars 2009.
Visite de chantier sur la LGV Rhin-Rhône

Le 15 janvier, Yves-Thibault de Silguy, président du conseil d’administration de VINCI, et Hubert du Mesnil, président de Réseau Ferré de France (RFF), se sont rendus sur le chantier de la ligne grande vitesse (LGV) Rhin-Rhône. Cette ligne, futur maillon de la liaison ferroviaire nord-sud de l’Europe, est constituée de trois branches centrées sur la région de Dijon : la branche Est, entre Dijon et Mulhouse ; la branche Ouest entre Dijon et la LGV Paris-Lyon ; la branche Sud, qui reliera les deux premières à Lyon. La visite s’est déroulée sur un tronçon de la branche Est, première étape de la construction, avec un tracé de 190 km, dont 140 km en travaux. Le pôle ferroviaire d’Eurovia est chargé de la construction de 280 km de voies (deux voies sur 140 km de plate-forme) et de la pose de caténaires en double voie. Les filiales de VINCI Construction (VINCI Construction Terrassement, GTM, Ménard et Weiler) réalisent les travaux de génie civil (terrassement, assainissement, ouvrages d’art, rétablissement de circulation) sur une section de 71 km. Ce chantier, débuté en 2006 et qui s’achèvera fin 2010, associe savoir-faire technique, développement économique, insertion par l’emploi et protection de l’environnement.
VINCI Airports arrive à Quimper et reste à Grenoble

Le 18 décembre 2008, le conseil régional de Bretagne a attribué au groupement composé de VINCI Airports (VINCI Concessions), mandataire, et de Keolis le contrat d’exploitation de l’aéroport Quimper Cornouaille. Créée en 1932, cette plate-forme était jusqu’alors concédée à la CCI. Elle a traité un trafic de 120 000 passagers en 2008 et offre des vols réguliers vers Paris, ainsi que des vols touristiques saisonniers, notamment vers la Corse. Le contrat entrera en vigueur le 1er mars 2009, pour une durée de six ans et dix mois. Il prendra la forme d’une délégation de service public (DSP) pour l’exploitation, l’entretien (y compris gros entretien et renouvellement) et la maintenance de l’aérogare, des pistes, des équipements et des implantations commerciales. Les 25 salariés de la plate-forme intégreront la Société d’exploitation de l’aéroport Quimper Cornouaille, filiale de VINCI Airports et de Keolis. Ce succès survient quelques jours seulement après que le conseil général de l’Isère a renouvelé le contrat de DSP de la gestion de l’aéroport international Grenoble-Isère (photo), confiée au groupement VINCI Airports-Keolis depuis 2004. Premier exemple de renouvellement de DSP de gestion d’un aéroport à une entreprise privée depuis la promulgation des lois de décentralisation, ce contrat a été signé le 28 novembre ; il entrera en vigueur le 1er janvier 2009 pour une durée de 14,5 ans. Au cours des cinq premières années de gestion, le groupement VINCI Airports-Keolis a triplé le trafic de l’aéroport ; dans l’avenir il devra assurer le développement de la plate-forme au bénéfice économique et touristique du département de l’Isère. Le contrat inclut un investissement de 6 M€ correspondant à l’achèvement de la mise en conformité des infrastructures aéroportuaires et au renforcement de la qualité et de la fiabilité de la plate-forme ; il comprend aussi la mise en place d’un service de desserte en transports collectifs entre l’aéroport et le centre-ville de Grenoble. Rappelons que les aéroports Chambéry-Savoie et Clermont-Ferrand – Auvergne sont également gérés dans le cadre de DSP remportées par VINCI Airports et Keolis.
Inauguration du Clackmannanshire Bridge

En Écosse, le pont sur la rivière Forth à Kincardine, officiellement baptisé Clackmannanshire Bridge en référence à un district voisin, a été inauguré par le Premier ministre écosssais le 19 novembre et ouvert au trafic. Cet ouvrage, un pont poussé de 1 200 m, a nécessité 29 mois de travaux ; il établit la liaison de deux axes majeurs, au nord et au sud de la rivière Forth, et permet de désenclaver la ville de Kincardine, située à 40 km au nord-ouest d’Édimbourg. Il a été réalisé dans le cadre d’un contrat de conception et de construction d’un montant de 145 millions d’euros attribué par le Scottish Executive, organe exécutif écossais, à VINCI Construction Grands Projets, en joint-venture avec Morgan Est (50/50). Outre VINCI Construction Grands Projets, plusieurs autres entreprises du Groupe ont participé à cette réalisation, qui englobait également les routes d’accès de 2 km de part et d’autre de l’ouvrage : Freyssinet (VINCI Construction) et sa filiale Ménard, Bachy Soletanche, filiale de Solétanche Bachy (VINCI Construction) et Bear Scotland, filiale de Ringway (Eurovia).
Métro du Caire Baptême du tunnelier «Cleopatra»
À 700 m de la future station d’Abassya, le tunnelier Cleopatra a été baptisé le 3 septembre dernier, en présence du Premier ministre égyptien, Ahmed Nasif, du ministre des Transports, Mohamed Mansour, des représentants de la National Authority for Tunnels (NAT) et du groupement des constructeurs, mené par VINCI Construction Grands Projets. Les travaux d’excavation vont pouvoir commencer. En cours actuellement, la première des quatre phases de construction de la ligne 3 du métro du Caire porte sur la réalisation d’ici à 2010 de 4,5 km de galerie et de cinq stations souterraines entre, Abassya et Attaba. À terme, cette nouvelle ligne, longue de plus de 30 km, traversera la capitale d’est en ouest pour relier l’aéroport, voisin d’Héliopolis, au quartier de Mohandessin, à Gizeh, sur la rive gauche du Nil.
Achèvement de l’A87

Henri Stouf, président d’ASF et Pierre Anjolras, directeur général d’ASF (VINCI Concessions), ont inauguré le 3 juillet, en présence de Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des transports, et de Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée, le contournement sud de La Roche-sur-Yon. Livrée avec six mois d’avance, cette section de 16 km assure la continuité des 128,5 km de l’autoroute Angers – La Roche-sur-Yon. Elle a représenté deux ans et demi de travaux et un investissement de 120 M€ entièrement à la charge d’ASF, concessionnaire de l’ouvrage. Il s’agit par ailleurs du plus important chantier d’enrobés tièdes à l’Aspha-min® (55 000 t) réalisé par Eurovia. Après l’achèvement de ce tronçon, Les Sables-d’Olonne et les plages de Vendée ne sont désormais qu’à quatre heures de route de Paris. Au total, la réalisation de l’A87 Angers – La Roche-sur-Yon a représenté 10 ans de travaux.
VINCI a construit en trois mois le pavillon d’accueil du Château de Versailles

«Le schéma contractuel que nous avons inventé pour la galerie des Glaces était un prototype, mais la construction de ce pavillon démontre qu’il est tout à fait reconductible », déclarait Xavier Huillard, directeur général de VINCI, lors de la signature de la convention de mécénat entre VINCI et l’Établissement public de Versailles, le 1er avril 2008. Le challenge est aujourd’hui réussi, avec l’ouverture du pavillon au public le 1er juillet. Bénéficiant d’une autorisation d’occupation temporaire (AOT), VINCI a assuré la maîtrise d’ouvrage du chantier et le pilotage des travaux, principalement réalisés par les entreprises du Groupe, pour un montant d’engagement financier de près de deux millions d’euros. Le pavillon, situé dans la cour d’Honneur du Château, et construit pour une durée de trois ans (le temps nécessaire au réaménagement définitif des espaces d’accueil), est doté de toutes les installations techniques nécessaires à un établissement recevant du public mais il est aussi un projet architectural original et ambitieux. Ses concepteurs, Yves Pagès et Benoît Le Thierry d’Ennequin, de l’agence Explorations Architecture, ont – expliquent-ils – « fait le choix d’un objet abstrait, sculptural, harmonieux, mais respectueux et modeste ». Grâce à sa large entrée prolongée d’un espace intérieur qui va rétrécissant, il permettra de gérer le flux très important des visiteurs (près de 5 millions par an).Si le caractère provisoire de la construction a dicté le choix de matériaux légers, l’exigence de qualité imposait qu’ils s’harmonisent. Le pavillon est donc fait d’acier, de verre et de bois. Les fondations en béton ont été coulées sur un film plastique afin de protéger les pavés de la cour, qu’il n’était pas question de déposer, sauf ponctuellement. CBC Service (VINCI Construction), était en charge des lots clos-couvert et menuiserie, et a assuré en trois semaines, avec la collaboration d’Eiffel, la mise en place de la structure métallique et des vitrages. Les équipes de Satob, autre filiale de VINCI Construction, ont ensuite habillé le bâtiment de lames de bois qui protégeront les visiteurs d’un ensoleillement direct. Sdel ITT (VINCI Energies) était, pour sa part, en charge des lots électricité et ventilation-chauffage. Au total, une cinquantaine de personnes ont pris part au chantier avec l’objectif partagé de livrer en un temps record un ouvrage de haute qualité. Une conférence de presse s’est déroulée le 30 juin, la veille de l’ouverture au public. À cette occasion, Jean-Jacques Aillagon, président de l’Établissement public de Versailles, a déclaré : « je me réjouis de la générosité et de l’engagement exemplaire du groupe VINCI, qui a mobilisé ses compétences pour relever le défi de la réalisation d’une construction contemporaine dans un délai record. »
Du Qatar à Bahreïn : Le plus long pont du monde

VINCI Construction Grands Projets, leader d’un groupement de constructeurs, et Middle East Dredging Company (MEDCO, filiale de DEME) viennent de signer, avec Qatar- Bahrain Causeway Foundation, le contrat en conceptionconstruction de la liaison axe maritime entre le Qatar et Bahreïn, pour un montant de 3 milliards de dollars. La signature s’est déroulée le 6 mai au palais royal de Bahreïn, en présence des princes héritiers, du président de VINCI, Yves-Thibault de Silguy, et du président de VINCI Construction Grands Projets, Pierre Berger. Le projet de la Qatar-Bahrain Causeway Foundation, société intergouvernementale montée pour l’occasion, porte sur la conception et la construction d’une liaison axe autoroutière à 2 x 2 voies de 40 km entre le Qatar et Bahreïn. Elle comprend une succession de digues arti!cielles sur les sections les moins profondes, et de ponts sur les autres, avec au total 18 km de digues et 22 km de viaducs et ponts, dont deux ponts à haubans de 400 m autorisant la navigation. L’ouvrage sera constitué de 500 piles. « Le pont de l’amitié » créera un lien direct entre le Qatar et Bahreïn, destiné à favoriser les échanges commerciaux et les déplacements des habitants des deux pays. Il permettra de les relier en une trentaine de minutes, au lieu de 5 heures actuellement par la route. Le projet devra répondre à d’exigeantes contraintes environnementales et écologiques. Le groupement de constructeurs est composé de VINCI Construction Grands Projets (leader), QDVC (filiale qatarie à 51 % de Qatari Diar et à 49 % de VINCI Construction Grands Projets), Hochtief et CCC. Les travaux de dragage seront réalisés par MEDCO. Après 9 mois d’études et plus de quatre ans de travaux, le pont entrera en service en 2013. 12 000 véhicules y sont attendus quotidiennement.
Cofiroute achève son réseau interurbain

Cofiroute a mis en service le 24 avril, avec quatre mois d’avance sur ses engagements contractuels, le contournement nord d’Angers, sur l’autoroute A11. La mise en service de cette section périurbaine de 18 km, incluant un viaduc courbe de 530 m et un tunnel en - tranchée couverte de 1,7 km, - marque l’achèvement d’un chantier de 4 ans, qui a mobilisé - jusqu’à 450 personnes – dont les équipes de VINCI Construction intervenant dans le cadre du groupement SCAO/Socaso, maître d’œuvre-constructeur. Pour Cofiroute, le maître d’ouvrage, l’A11 Angers représente un investissement de 426 millions d’euros, soit 95 % du financement du projet – le péage assurant la rémunération du concessionnaire. Outre les bénéfices pour les habitants de l’agglomération (l’autoroute absorbera l’essentiel du trafic de transit qui encombrait auparavant les berges de la Maine), l’inauguration de ce dernier maillon de l’A11 permet de boucler l’axe Nantes-Paris, dont la continuité autoroutière est désormais assurée de bout en bout. Cofiroute célèbre aussi à cette occasion la mise en service du 1 100e et dernier kilomètre de son réseau interurbain. Sur la durée de son contrat de plan 2004-2008, -Cofiroute aura investi 3 milliards d’euros dans son programme de construction. Selon Pierre Coppey, PDG de Cofiroute, l’A11 Angers représente une nouvelle génération d’ « éco-autoroutes », en phase avec les attentes exprimées lors du Grenelle de l’environnement. Exemplaire dans ce domaine (intégration paysagère, ouvrages hydrauliques, respect de la biodiversité, restitution aux riverains d’un espace vert de 10 hectares grâce à la couverture du tunnel…), l’A11 Angers incarne « une haute qualité environnementale » amenée à « devenir la norme pour l’ensemble de notre -réseau ». Dans cette perspective, Cofiroute va proposer à l’État, dans le cadre de son prochain contrat de plan, d’engager toute une série d’investissements qui amélioreront le bilan -environnemental de l’ensemble du réseau en service. L’A11 Angers préfigure aussi de nouveaux standards en -matière de sécurité, avec son tunnel de 1,7 km qui multiplie les équipements dans ce -domaine. « Comme l’A11 Angers, l’autoroute dans son ensemble doit être l’incarnation de la sécurité maximum, à la fois pour nos clients et pour nos collaborateurs. Voilà pourquoi j’ai décidé de reporter à juin 2009 la mise en service de la première section du -Duplex A86 en Île-de-France », a annoncé Pierre Coppey. Ce tunnel de 10 km, le premier de cette ampleur appliquant la nouvelle réglementation européenne sur la sécurité dans les tunnels routiers, répond à un niveau d’exigence inédit ; la mise au point des - systèmes d’exploitation - nécessite ainsi de tester 70 000 points de contrôle et 250 scénarios d’exploitation. « Par précaution, par souci de sécurité et par respect de nos clients, nous n’avons pas l’intention de lancer le Duplex A86 en acceptant le moindre risque ou le moindre dysfonctionnement », a conclu le PDG de Cofiroute en résumant sa vision de l’éco-autoroute de demain : « Une autoroute alliée de l’environnement, conviviale et sûre, au service de la mobilité durable. »
VINCI Concessions emporte le tunnel marseillais Prado Sud

La communauté urbaine Marseille Provence Métropole a attribué début février au groupement formé par VINCI Concessions (58,5 %) et Eiffage (41,5 %) le contrat de concession du tunnel Prado Sud. Cet ouvrage long d’environ 1 500 m prolongera le tunnel du Prado-Carénage, construit au début des années 1990, et reliera l’autoroute A50 et la voirie locale à l’avenue du Prado 2 et au boulevard Michelet. Le projet consiste à assurer, dans le cadre d’une convention de délégation de service public de 46 ans, la conception, le financement, la réalisation, l’entretien et l’exploitation du tunnel Prado Sud. Le montant total de l’investissement s’élève à 193 M€, dont 146 M€ pour les études et travaux. Le financement sera assuré au moyen d’un péage perçu auprès des clients par la société Prado Sud, concessionnaire de l’ouvrage. Les travaux, d’une durée de cinq ans, seront réalisés par un groupement d’entreprises composé d’Eiffage Travaux Publics (41,5 %), mandataire du groupement, et de VINCI Construction France (58,5 %). La mise en service de la nouvelle liaison est prévue au printemps 2013. L’exploitation de cet ouvrage à péage sera confiée à la Société marseillaise du tunnel Prado-Carénage, dont, VINCI et Eiffage sont actionnaires.
A85 et A89 : L’achèvement de grandes transversales

À un mois d’intervalle, Henri Stouff, président de VINCI Autoroutes France, a inauguré la dernière section de l’A85, Saint-Aignan-sur-Cher – Druye (réseau Cofiroute) puis le « chaînon manquant » de l’A89 entre Thenon et Terrasson (réseau ASF). Le 18 décembre 2007, les premiers automobilistes ont pu emprunter l’autoroute A85 entre Saint-Aignan-sur-Cher et Druye. L’ouverture de ce tronçon de 63 km, construit par Cofiroute (VINCI Concessions), marque l’achèvement de l’axe reliant Angers et Vierzon en contournant Tours par le sud (206 km). Il complète la transversale Est-Ouest (Lyon-Nantes) qui relie la façade atlantique à l’est de la France et à la région Rhône-Alpes. À cheval sur les départements de l’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher, la section Saint-Aignan-sur-Cher – Druye se distingue par ses trois ouvrages de franchissement du Cher, situés entre Saint-Aignan et Mareuil, dont les travaux ont été précédés de dix années d études et de concertation avec les élus et les riverains : le viaduc du Cher (500 m), qui enjambe la rivière, le viaduc intermédiaire (450 m) et le viaduc du Coteau (250 m) – des ouvrages conçus pour améliorer l’écoulement des eaux lors des crues du Cher. Ouverture du « chaînon manquant » Un mois après cette inauguration, le 16 janvier, l’ouverture du « chaînon manquant » Thenon-Terrasson, long de 18 km, a mis un point final à la réalisation de l’A89 (axe Bordeaux – Clermont-Ferrand), construite et exploitée par ASF (VINCI Concessions). Plus de trois ans de travaux et 285 M€ d’investissement, financés par ASF, ont été nécessaires à la réalisation de cette section. Environ 10 000 véhicules par jour, dont 24 % de poids lourds, y sont attendus à l’horizon de 2010, allégeant la circulation sur la RN89. La réalisation de l’A89 entre Bordeaux et Clermont-Ferrand (324 km), qui s’achève après 12 ans de travaux (soit environ 2,5 km d’autoroute construits par mois), représente un investissement total de 4 Md€ à la charge d’ASF. En bordure des sections déjà ouvertes, cet axe a permis le développement économique des territoires : le nombre de zones d’activité a doublé en 12 ans, et un pôle de logistique routière s’est créé autour du nœud autoroutier A89-A20 à Brive. Chaînes hôtelières et grandes enseignes de magasins sont aussi venues s’installer aux abords du tracé. Axe majeur pour l’aménagement du territoire, l’A89 permet de relier les régions Aquitaine et Limousin, et de rapprocher la façade atlantique du centre de la France. Désormais, Bordeaux se trouve à moins de 4 heures de Clermont-Ferrand et à moins de 5 heures de Lyon. Au-delà de leurs caractéristiques techniques, l’A85 et l’A89 se veulent avant tout des infrastructures respectueuses de l’environnement (un soin particulier est apporté à la conservation du milieu naturel, aux nuisances sonores…) et utiles au développement socio-économique.
Enceinte de confinement pour Tchernobyl

Le groupement Novarka, composé à 50/50 de VINCI Construction Grands Projets (leader) et Bouygues Travaux Publics, a remporté le marché pour la conception-construction du « New safe confinement » de Tchernobyl. Le contrat, d’un montant de plus de 430 millions d’euros, sera signé le 17 septembre à Tchernobyl. Réalisé pour le compte de la société ukrainienne d’État ChNPP, et financé par un fonds international géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ce marché comprend la conception et la construction d’une enceinte de confinement métallique, en forme d’arche, de 20 000 tonnes, 105 m de hauteur, 150 m de longueur et 257 m de portée. Cette enceinte de confinement est destinée à recouvrir le sarcophage en béton existant, construit à la hâte afin d’isoler le réacteur n°4 qui a explosé le 26 avril 1986. Conçue sur la base de la solution proposée par VINCI dès 1992, elle permet d’assurer le démantèlement de l’ancien sarcophage et des ruines du réacteur accidenté. Cette nouvelle structure métallique sera assemblée à l’ouest du site, dans une zone spécialement aménagée à l’abri des radiations, puis équipée des systèmes nécessaires aux futures opérations de démantèlement. Après contrôle du bon fonctionnement, l’ensemble sera glissé sur deux méga-longrines en béton armé fondées sur pieux, pour venir coiffer le sarcophage existant.
