
RESTAURATION
La restauration du patrimoine ancien se concentre sur le matériau et sa reconstitution. Les entreprises de VINCI spécialisées dans ce domaine sont animées par le souci de respecter l’authenticité de l’ouvrage. Restaurer n’est pas refaire à neuf ; elles s’attachent à conserver le maximum d’éléments anciens et à les embellir.
Chaque intervention relève d’un cas particulier que seule une étude approfondie, menée en amont par des historiens, archéologues, architectes et autres experts, permet d’appréhender.
Réservant souvent des surprises, ces chantiers demandent réactivité, souplesse et travail de précision qui ne peut généralement être réalisé que manuellement.
Les entreprises de VINCI travaillent la pierre dans le respect des différentes techniques de taille. Ce savoir-faire ancestral porte sur tous les aspects de la taille - la gravure manuelle, la marbrerie et la sculpture - et sur tous les matériaux : calcaire, grès, granit, lave, marbre...

Restauration de la cathédrale de Strasbourg (France ) par Chanzy-Pardoux.
Chanzy-Pardoux, agréée par les Monuments historiques, a restauré le flanc nord de la cathédrale de Strasbourg. Les travaux ont consisté à remplacer les pierres trop altérées des fonds de travée, des arcs-boutants et des contreforts. Les blocs de grès, prélevés dans une carrière du Palatinat, en Allemagne, ont été débités en tranches puis sciés aux bonnes dimensions. La plus extrême rigueur s’impose quant à leurs dimensions, un écart de quelques millimètres pouvant être catastrophique pour l’équilibre de tout l’édifice.
Les compagnons donnent aux nouvelles pierres un aspect de surface identique aux pierres d’origine. Il faut compter 3 mois pour une pièce exceptionnelle.

Restauration de la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille (Frace) par Girard.
Girard, spécialiste de la restauration des Monuments historiques, a restauré le clocher et les façades. Symbole de la cité phocéenne, la « Bonne Mère » s’élève à 45 mètres au-dessus du parvis : 14 mois de travail ont été nécessaires pour la rénovation du clocher, dont 2 pour le seul montage de l’échafaudage. Au total, ce sont 25 000 heures de travail qui ont été assurées par les équipes de Girard.
Les entreprises de VINCI veillent à la qualité du bois, à la précision dans le façonnage des éléments et à la qualité des assemblages. Affirmant leurs talents dans le dessin des flèches, beffrois et voûtes, elles réalisent également les planchers et tous travaux de menuiserie et ébénisterie.
Pour chaque restauration de couverture, les entreprises de VINCI s’appliquent à rechercher et à utiliser des matériaux anciens : tuiles canal, plates ou vernies, ardoise naturelle, cuivre, plomb ou zinc.

Réfection de la toiture de l’église de la Madeleine à Béziers (France) par Cavalier.
Cavalier a exécuté en trois ans la réfection complète de l’ensemble des couvertures de l’église de la Madeleine à Béziers. Ces travaux comprenaient notamment le remplacement de 2 fermes (pièces de la charpente portant le faîtage) au-dessus de la nef et la réfection de la couverture en tuile creuse crochetée.

Restauration des couvertures des deux chapelles du Calvaire de Megève (France) par Bourgeois.
Bourgeois a réalisé la restauration à l’identique des clochers et couverture des chapelles Notre-Dame des Vertus et Scala Santa du Calvaire de Megève. Ces travaux ont été effectués dans la plus pure tradition des clochers à bulbe avec confection d’écailles en cuivre, de feuilles d’acanthe, de lucarnons et de boules. Seuls des matériaux nobles ont été utilisés : cuivre étamé et ardoise de Morzine.
Le travail du métal nécessite une grande connaissance des styles et de l’histoire de l’architecture. Sa restauration oblige à rechercher continuellement les méthodes utilisées par les anciens.
Les peintures murales, polychromies, fresques et dorures sont des arts séculaires. Le stuc et le staff, matériaux d’exception, sont utilisés pour reconstituer des décors disparus ou endommagés et réaliser des plafonds ou des plâtres décoratifs.
Les compagnons des entreprises spécialistes de VINCI (ferronniers, artistes sculpteurs, peintres fresquistes, doreurs ou stucateurs) s’attachent à exécuter ces métiers d’art dans le plus grand respect des traditions, alliant connaissances historiques, artistiques et technicité.

Restauration des Quadriges du Grand Palais à Paris par Socra.
Socra a achevé la restauration des 2 sculptures qui gardent les portes du Grand Palais à Paris. Réalisées en bronze par Recipon, elles ont été présentées in situ lors de l’Exposition universelle de 1900. Les Quadriges ont été restaurés en atelier avant d’être replacés sur leur massif maçonné : changement des armatures en fer défaillantes, traitement de chaque pièce par une peinture protectrice, remplacement des pièces manquantes. Ce projet, dont la maîtrise
d’oeuvre a été confiée à l’architecte en chef des Monuments historiques, Alain-Charles Perrot, a été réalisé en 24 mois dans le respect des délais.

Restauration des 2 fontaines de la place de la Concorde à Paris par Socra.
Ces 2 fontaines, œuvres de l’architecte Hittorf (1840), ont nécessité un an de travaux, échelonnés en de multiples et minutieuses étapes : dépose de tous les éléments ; recherches documentaires et analyse du cuivrage en laboratoire pour retrouver la composition et l’aspect d’origine ; moulage en élastomère des pièces qui, sont refondues ; sablage, séchage au four puis traitement anticorrosion des fontes ; reprise de l’épiderme érodé par ragréages époxy ; peintures avec effets de patine ; mise en place des feuilles d’or et repose.

Restauration du décor pictural de l’église de la Résurrection à Abu Gosh (Israël) par Socra.
L’église de la Résurrection à Abu Gosh présentait un décor pictural de la seconde moitié du XIe siècle, sur les 3 absides et les 2 premières travées de l’église haute ainsi que sur les voûtes de la crypte très endommagées. Les relevés aquarellés réalisés par le Comte de Piellat ont renseigné sur l’iconographie aujourd’hui disparue de certaines peintures.
Socra a minutieusement réalisé l’ensemble des travaux de restauration : relevés graphiques, consolidation des couches picturales par injection de chaux hydraulique ou de résine acrylique, colmatages par microabrasion, nettoyage par application de compresses et enfin traitement « a trattegio » à l’aquarelle des zones lacunaires.