La restauration de la galerie des Glaces
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histoire de la galerie

restaurations passées

Des causes de dégradations multiples et précoces

La galerie des Glaces compte 357 glaces au mercure
La galerie des Glaces compte 357 glaces au mercure.

La faible pente des toits, le gel, les intempéries, les différences de température et d’humidité entre l’intrados et l’extrados de la voûte, la condensation à l’intérieur même de la galerie, due à la foule nombreuse des courtisans, l’encrassement dû à l’utilisation continuelle et intense des bougies : telles sont quelques-unes des causes qui entraînèrent, tôt, la fragilité et la dégradation de cette pièce : les restaurations partielles commencent dès 1698, quinze ans seulement après l’achèvement de la galerie !

Par trois fois en deux siècles - de 1750 à 1950 - de profondes restaurations de l’ensemble ont été effectuées.
Entre 1752 et 1768, le Sieur Colin et la Veuve Godefroy doivent refixer plusieurs toiles qui se sont détachées de la voûte, à cause de leur lourdeur, de leur taille, du vieillissement de la colle, des infiltrations, etc.
Si les projets de Napoléon Ier, pour Versailles, se concrétisent essentiellement dans la restauration des bâtiments et des opérations de gros œuvre à travers le domaine, il revient à Louis XVIII de poursuivre cette tâche à l’intérieur. Une équipe de peintres la prend en charge dès 1814 (Ducis, Blondel, Heim, Paulin-Guérin).
Mais c’est en 1821-1822 qu’est établi un rapport intégral sur l’état de l’ensemble. La campagne de travaux dure jusqu’à la fin du règne de Charles X et consiste en une série d’opérations lourdes : dépose des toiles, consolidation, remplacement des manques, etc.
Pour la suite du XIXe siècle et le début du XXe siècle, seules des interventions ponctuelles d’urgence sont effectuées. Les sommes apportées par la Fondation Rockefeller permettant de mettre le château hors d’eau, une troisième grande campagne de remise en état est engagée après la Seconde Guerre mondiale : renforcement de la structure de la voûte, reprise partielle des peintures fissurées, fendues, clouées, décollées, pulvérulentes,couvertes par endroit de chancis, etc.

Une nouvelle restauration devenue indispensable

Nocturne
La cour de Marbre.

Un demi-siècle a passé, les techniques de la restauration et les exigences scientifiques de ses responsables, soucieux de conservation et de réversibilité des opérations effectuées, permettent de penser à entreprendre au plus tôt une restauration de ce chef-d’œuvre monumental inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.
Les millions de visiteurs qui parcourent Versailles sont en droit d’attendre la remise en état de l’une des pièces fondamentales de l’art européen. Il y va même de la santé d’un ensemble qui vieillit mal, devient méconnaissable : qui devinerait aujourd’hui la main de Charles Le Brun dans ce qui fut admiré de l’Europe entière jusqu’à devenir, en soi, le symbole du pouvoir ? On retrouve à l’heure actuelle les mêmes dégradations que celles rencontrées au XIXe siècle.
Une restauration complète des décors peints et sculptés ainsi que des décors d’architecture s’impose.